La création n'a jamais été celle de l'univers :

La création du livre de la Genèse, chapitre 1, n'a jamais été la création de l'univers, ni celle du système solaire, mais une intervention des anges (Elohim) sur la surface du globe terrestre après un cataclysme (chute d'une ancienne lune par exemple) dont nous retrouvons les traces en Argentine.

 

Les anges sont en relation avec le phénomène ovni, mais cela fut caché au peuple !

Au sujet de cette photo où l'on voit 4 ovnis :

Je vous suggère de penser aux anges car de nombreux ovnis sont en rapport avec eux. J'ai fait une rencontre du troisième type, et peut-être même du quatrième type, en ce mois d'août 1970, car j'ai eu un "temps perdu" de 1 à 2 heures environ. Regardez attentivement cette photo de la conférence de T.L. Osborn en 1970, en août où il y avait ces ovnis et la rencontre avec eux pendant une nuit de prière en petit groupe de chrétiens. Il y a 4 ovnis sur cette photo. Ce sont les anges qui venaient de ces ovnis qui sont descendus à notre rencontre. Un ovni s'est placé au-dessus de nous... J'ai vu au milieu de la nuit une lumière plus blanche que celle du soleil... Les anges ont déclaré que le lieu où nous nous tenions en prière pendant la nuit était saint. Nous étions des chrétiens venus de l'Assemblée de Dieu de Nice, il y avait une sœur en Christ qui venait de Paris, et mon oncle Charles DOLCIANI était présent. Cela arriva pendant la nuit qui suivit la conférence de T.L. Osborn...

 

Patrick DOLCIANI

 

Le saire de Turin est authentique. Voir vidéo sur le sujet.

Visage du Christ sur le suaire de Turin

Table des matières :

Qui dit-on que je suis ? (La vie de Jésus)

De Patrick DOLCIANI

 

A) Introduction.

 

1) Les deux généalogies de Jésus, « fils de David » et « fils de Dieu ».

2) Naissances annoncées par l’ange Gabriel de Jean-Baptiste et de Jésus-Christ.

3) La naissance de Jésus-Christ (né en 7 av. notre ère - mort et ressuscité en 27 de notre ère).

4) L’arrivée des Mages en Judée et l’enfance de Jésus.

5) Le mystère de Jean-Baptiste, Essénien.

6) Le début du ministère de Jésus, baptisé par Jean, mais aussi Fils de Dieu.

7) Premiers disciples de Jésus et mystère de l’Histoire de l’Église expliqué.

8) Notes concernant l’annonce du retour de Jésus.

9) Développement du ministère de Jésus.

a) Jésus révèle sa doctrine à Nicodème

b) Arrestation de Jean-Baptiste

c) Jésus se révèle aux Samaritains

d) Jésus guérit le fils d’un Seigneur de la cour

e) Jésus vint à Jérusalem et se rendit à la piscine miraculeuse de Béthesda

f) Jésus à Nazareth déclare « qu’aucun prophète n’est reçu dans son pays »

g) Jésus s’établit à Capernaüm qui devint « sa ville »

h) Jésus acquiert un groupe de disciples fidèles après la pêche miraculeuse

i) Jésus libère les possédés et guérit les malades

j) Jésus pardonne les péchés et guérit les malades

k) Jésus appelle Matthieu à le suivre

l) Jésus choisit les Douze apôtres

m) Le sermon de Jésus sur la montagne

n) Jésus ressuscite le fils de la veuve de Naïn

o) Jésus suivi et assisté par ses disciples p) Jésus calme la tempête

p) Jésus ressuscite la fille de Jaïrus

q) Mort de Jean-Baptiste

r) Jésus multiplie les pains

s) Jésus marche sur les eaux

t) Jésus guérit la fille d’une cananéenne

u) Jésus multiplie à nouveau les pains

v) Qui dit-on que je suis ?

 

B) Achèvement du ministère de Jésus.

 

a) Jésus annonce sa mort prochaine

b) La Transfiguration

c) Jésus guérit un lunatique

d) Qui est le plus grand ?

e) Jésus enseigne comment prier

f) Jésus condamne les Pharisiens et les Docteurs de la loi (théologiens)

g) Jésus met en garde ses disciples

h) Jésus guérit une femme infirme depuis 18 ans

i) Jésus ressuscite Lazare

j) Les Pharisiens décident de tuer Jésus

k) Une femme de Béthanie oint la tête de Jésus avec du parfum de grand prix

l) Entrée de Jésus à Jérusalem

m) Jésus maudit le figuier et chasse les vendeurs du Temple

n) Question sur le plus grand commandement

o) Jésus annonce sa mort publiquement

 

C) Derniers jours de Jésus, son arrestation, sa crucifixion et sa mort.

 

a) Complot contre Jésus

b) Préparation de la dernière Pâque

c) Jésus lave les pieds des disciples

d) Jésus désigne celui qui va le livrer

e) Jésus annonce son arrestation

f) Jésus institue la Sainte Cène

g) Jésus annonce l’arrivée du Consolateur

h) Jésus triste et angoissé à Gethsémané

i) Arrestation de Jésus

j) Pierre renie Jésus trois fois

k) Acte d’accusation contre Jésus

l) Jésus devant Pilate

m) Jésus devant Hérode

n) Pilate livre Jésus

o) Suicide de Judas

p) Jésus condamné porte sa croix, aidé par Simon le Cyrénéen

q) Crucifixion de Jésus

r) Jésus insulté par l’un des supplicié, répond favorablement à l ’autre

s) La mort de Jésus

t) Jésus descendu de la croix, son corps mis dans une sépulture

u) Sépulture de Jésus mise sous surveillance

 

D) Résurrection et apparitions de Jésus, le Fils de Dieu.

 

a) La résurrection de Jésus

b) Un ange annonce la résurrection de Jésus

c) Jésus apparaît en premier à Marie de Magdala

d) Les femmes qui virent l’ange rencontrèrent aussi Jésus

e) Pierre et Jean accourent au sépulcre

f) Mensonge répandu chez les Juifs

g) Jésus apparaît à deux disciples sur le chemin d’Emmaüs

h) Jésus apparaît à dix apôtres i) Jésus apparaît aux onze apôtres

i) Jésus apparaît aux disciples sur une montagne en Galilée

 

Conclusion

 

Introduction

Introduction : Jésus est né en 7 avant notre ère et il a vécu 33 ans (7 av. notre ère - 27 de notre ère).

 

Il est le Messie (l’Oint Fils de Dieu), celui dont les prophètes d’Israël avaient annoncé la venue. Esaïe (aux chapitres 52 v 13-15 et 53 v 1-12) avait annoncé la raison de sa venue : faire l’expiation des péchés pour le salut du peuple. Esaïe 53 v 4-6 : « Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous. »

 

Il s’agit du mystère de la rédemption : qui peut pardonner les péchés de l’homme, sinon Dieu lui-même ? Comment un homme peut-il être « Fils de Dieu », avoir l’autorité divine et être apte à offrir sa vie pour l’expiation des péchés du peuple ? Ce sont les Évangiles qui apportent la réponse à ces questions. Pourquoi ? Parce que nul homme dans l’histoire de l’humanité ne peut lui être comparé, personne n’a jamais fait les mêmes choses que lui ! Il a guéri les malades, chassé les démons, ressuscité des morts et sa Parole avait l’autorité divine. Il a changé l’eau en vin, multiplié les pains et les poissons pour nourrir la foule ; il a calmé les flots de la tempête. Il a annoncé le salut de Dieu pour les pécheurs, le pardon des péchés, la résurrection des corps et la vie éternelle. Pour acquérir le salut, il suffit d’accepter Sa Parole par la foi, de se repentir de ses péchés et de commencer, par lui et en lui, une nouvelle vie, venant de l’Esprit de Dieu. Il est mort en sacrifiant sa vie pour la purification des péchés des hommes et non parce qu’il aurait commis des fautes ; il est ressuscité car il a vaincu la mort. Enfin, il a regagné sa demeure céleste auprès des anges, en s’élevant jusqu’aux cieux, jusqu’au trône de Dieu lui-même.

 

Il y a des témoins de sa vie et de ses œuvres : ce sont ses disciples. Parmi eux, Matthieu, Marc, Luc et Jean ont écrit chacun l’histoire de sa vie : ce sont les quatre Évangiles. Le mot « Évangile » fait penser à la « religion » ou à l’Église. Mais il s’agit avant tout d’écrits qui racontent l’histoire de sa vie : ce sont des documents historiques. Lorsque les Évangiles sont lus, le lecteur entre dans la vie de Jésus comme s’il en devenait lui aussi un témoin, puis il est bouleversé au fil de la lecture, non seulement à cause des miracles et des paroles de Jésus, mais aussi et surtout parce qu’il a été crucifié et qu’il est ressuscité d’entre les morts.

En lisant les Évangiles, le lecteur comprend que l’histoire racontée est vraie car l’Esprit de Dieu anime miraculeusement son esprit, de telle sorte qu’il fait une rencontre personnelle avec Dieu ! Les Évangiles sont vivants et éternels ! L’histoire existe depuis l’invention de l’écriture car c’est grâce à elle que nous pouvons en conserver le souvenir. Quatre témoins de la vie de Jésus ont rédigé l’histoire de sa vie. La vie de Jésus est donc inscrite dans l’histoire et dire qu’il n’a jamais existé serait prétendre que ces témoins seraient des menteurs. Mais de quel droit ? Car ils n’ont pas été les seuls témoins : Jésus avait douze disciples choisis par lui, lesquels l’ont suivi et accompagné jusqu’à la fin de sa vie ; certes, Judas qui l’a trahi, s’est suicidé, mais il y avait encore beaucoup d’autres témoins, hommes et femmes, qui étaient également devenus ses disciples. Tous furent témoins de sa vie et leur témoignage oral à l’époque a été à l’origine du début de l’histoire de l’Église, laquelle existe toujours au début du XXI° siècle, pour accomplir deux millénaires de christianisme.

Jésus a donné à ses disciples le pouvoir de faire les mêmes choses que lui : annoncer la Parole de Dieu, guérir les malades, chasser les démons et faire des miracles. Si bien que dans toute l’histoire de l’Église, des Serviteurs de Dieu ont obtenu des exaucements de prière, vu des signes, des prodiges et des miracles s‘accomplir. Jésus est le même hier, aujourd’hui et éternellement ! De même, les Évangiles sont devenus des écrits « Éternels ». C’est par lui que peuvent à nouveau s’accomplir de tels miracles et par lui seul ! Ses disciples ont reçu les mêmes dons et ils témoignent tout au long de l’histoire, de siècle en siècle, que tout ce qui est écrit dans les Évangiles est la vérité !

 

Les deux généalogies de Jésus, « fils de David » et « fils de Dieu » :

 

Les Évangiles commencent par une double généalogie de Jésus (Matthieu 1 v 1-17 et Luc 3 v 23-38) : Matthieu 1 v 1-17 : « 1 Livre de la généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham : 2 Abraham engendra Isaac ; et Isaac engendra Jacob ; et Jacob engendra Juda et ses frères ; 3 et Juda engendra Pharès et Zara, de Thamar ; et Pharès engendra Esrom ; et Esrom engendra Aram; 4 et Aram engendra Aminadab ; et Aminadab engendra Naasson; et Naasson engendra Salmon; 5 et Salmon engendra Booz, de Rachab ; et Booz engendra Obed, de Ruth ; et Obed engendra Jessé ; 6 et Jessé engendra David le roi ; et David le roi engendra Salomon, de celle [qui avait été femme] d’Urie; 7 et Salomon engendra Roboam ; et Roboam engendra Abia; et Abia engendra Asa ; 8 et Asa engendra Josaphat; et Josaphat engendra Joram ; et Joram engendra Ozias ; 9 et Ozias engendra Joatham ; et Joatham engendra Achaz; et Achaz engendra Ézéchias ; 10 et Ézéchias engendra Manassé ; et Manassé engendra Amon ; et Amon engendra Josias; 11 et Josias engendra Jéchonias et ses frères, au temps de la transportation de Babylone ; 12 et après la transportation de Babylone, Jéchonias engendra Salathiel ; et Salathiel engendra Zorobabel ; 13 et Zorobabel engendra Abiud ; et Abiud engendra Éliakim ; et Éliakim, engendra Azor ; 14 et Azor engendra Sadok ; et Sadok engendra Achim ; et Achim engendra Éliud ; 15 et Éliud engendra Éléazar ; et Éléazar engendra Matthan ; et Matthan engendra Jacob ; 16 et Jacob engendra Joseph, le mari de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ. 17 Toutes les générations, depuis Abraham jusqu’à David, sont donc quatorze générations ; et depuis David jusqu’à la transportation de Babylone, quatorze générations ; et depuis la transportation de Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations. »

 

Luc 3 v 23-38 : 23 Et Jésus lui-même commençait d’avoir environ trente ans, étant, comme on l’estimait, fils de Joseph : d’Héli, 24 de Matthat, de Lévi, de Melchi, de Janna, de Joseph, 25 de Mattathie, d’Amos, de Nahum, d’Esli, de Naggé, 26 de Maath, de Mattathie, de Séméi, de Joseph, de Juda, 27 de Johanna, de Rhésa, de Zorobabel, de Salathiel, de Néri, 28 de Melchi, d’Addi, de Cosam, d’Elmodam, d’Er, 29 de José, d’Éliézer, de Jorim, de Matthat, de Lévi, 30 de Siméon, de Juda, de Joseph, de Jonan, d’Éliakim, 31 de Méléa, de Maïnan, de Mattatha, de Nathan, de David, 32 de Jessé, d’Obed, de Booz, de Salmon, de Naasson, 33 d’Aminadab, d’Aram, d’Esrom, de Pharès, de Juda, 34 de Jacob, d’Isaac, d’Abraham, de Thara, de Nachor, 35 de Seruch, de Ragaü, de Phalek, d’Éber, de Sala, 36 de Caïnan, d’Arphaxad, de Sem, de Noé, de Lamech, 37 de Mathusala, d’Énoch, de Jared, de Maléléel, de Caïnan, 38 d’Énos, de Seth, d’Adam, de Dieu. Matthieu 1 v 1-17 donne a lignée de Jésus en tant que « Fils de David » et Luc 3 v 23-38 donne sa lignée en tant que « Fils de Marie » ou « Fils de l’homme ».

 

La lignée donnée par Matthieu compte en priorité le nombre de « générations » et, pour cette raison, les noms de la lignée ne sont pas tous cités. Jésus était donc l’héritier du trône de David (roi d’Israël de 1060 à 1020 av. notre ère) par la lignée de Joseph qui n’était pas son véritable père (selon la chair), et il était aussi « Fils de la Vierge Marie », « Fils de Dieu » fait homme, par la puissance de l’Esprit pour accomplir la Parole de Dieu.

 

Naissances annoncées par l’ange Gabriel de Jean-Baptiste et de Jésus-Christ.

 

A l’époque d’Hérode I° le Grand, roi de Judée (de 39 av. notre ère à l’an 4 de notre ère), Zacharie, sacrificateur de la classe d’Abia, exerçait, par tirage au sort, la sacerdoce en offrant le parfum à l’intérieur du Temple de Jérusalem. Il était marié avec Elisabeth (probablement sœur du père de Joseph qui n’était pas de la tribu de Lévi) et tous deux étaient devenus vieux et n’avaient pas d’enfant. Il offrait le parfum lorsque l’ange Gabriel lui apparut, placé sur le côté droit de l’autel. Il lui annonça la naissance d’un fils, lequel devait prendre le nom de Jean (l’Éternel fait grâce). Ce fils devait préparer un peuple bien disposé pour le Seigneur (en vue de la manifestation du Messie) et, pour cela, il devait être consacré à Dieu dès le sein de sa mère, il ne devait pas boire d’alcool car il allait être « rempli de l’Esprit Saint » et était appelé à agir avec la puissance du prophète Élie (ancien prophète de l’époque des rois d’Israël). Mais Zacharie douta de la parole de l’ange et, à cause de cela, il devint muet, jusqu’à la naissance de Jean.

 

Six mois plus tard, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu à Nazareth, ville de Galilée, auprès de Marie, fiancée à Joseph, lequel était de la descendance du roi David. L’ange la salua en lui disant : « Je te salue, toi que Dieu fait bénéficier de sa faveur ! Le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre les femmes ». Marie, probablement issue d’une famille pauvre de Nazareth, fut surprise et l’ange ajouta : « Ne crains pas Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Et voici, tu concevras en ton sein, et tu enfanteras un fils que tu appelleras Jésus (l’Éternel sauveur). Il sera grand et sera appelé Fils du Très-haut ; et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; et il régnera sur la maison de Jacob à toujours car il n’y aura pas de fin à son royaume ». Marie répondit : « Comment ceci arrivera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? ». L’ange ajouta : « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi la sainte chose qui naîtra sera appelée Fils de Dieu. Sache que ta parente, Élisabeth, a conçu un fils dans sa vieillesse, et c’est maintenant le sixième mois pour celle qui était appelée stérile ; car rien n’est impossible à Dieu ». Marie répondit : « Me voici, je suis l’esclave du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ». Et l’ange la quitta. Après cela, lorsque Marie alla rendre visite à Elisabeth, elle dit : « Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit s’est réjoui en Dieu mon Sauveur, car il a regardé l’humble état de son esclave; car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse ; car le Puissant m’a fait de grandes choses, et son nom est saint ; et sa miséricorde est de générations en générations sur ceux qui le craignent. Il a agi puissamment par son bras ; il a dispersé les orgueilleux dans la pensée de leur cœur ; il a fait descendre les puissants de leurs trônes, et il a élevé les petits ; il a rempli de biens ceux qui avaient faim, et il a renvoyé les riches à vide ; il a pris la cause d’Israël, son serviteur, pour se souvenir de sa miséricorde (selon qu’il avait parlé à nos pères) envers Abraham et envers sa semence, à jamais ». Après cela, Marie fut enceinte et Joseph voulut rompre avec elle. Mais un ange lui apparut dans un songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie ta femme, car la conception faite en elle est de l’Esprit Saint ; et elle enfantera un fils. Tu l’appelleras Jésus (l’Éternel sauveur), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ». Joseph se soumit à la parole de l’ange et épousa Marie.

3) La naissance de Jésus-Christ (né en 7 av. notre ère - mort et ressuscité en 27 de notre ère). Le décret de recensement d’Auguste (empereur romain de 27 av. notre ère à l’an 14 de notre ère), ordonné en 8 av. notre ère, fut appliqué en Palestine l’année suivante en 7 av. notre ère, lorsque Cyrénius (ou Quirinius) exerça son premier mandat de Gouverneur de Syrie, de 7 à 2 av. notre ère. Note: Nous savons que lorsque les Mages arrivèrent à Jérusalem, Jésus était déjà né depuis deux ans et le roi Hérode I° le Grand (37 – 4 av. notre ère) était toujours vivant. La famille alla se réfugier en Égypte sans doute pendant une année entière jusqu’en 4 av. notre ère, année de la mort du roi ; cela place la naissance de Jésus trois ans avant la mort d’Hérode I° le Grand et c’est ici la certitude que Jésus est bien né en l’an 7 av. notre ère. Il fut crucifié en l’an 27 de notre ère, à l’âge de 33 ans.

Il n’y a pas de contradiction entre les Évangiles de Luc et de Matthieu, mais Luc se rapporte à la naissance réelle de Jésus, tandis que Matthieu raconte ce qui s’est passé deux années plus tard (le temps que les Mages venus de Perse accomplissent leur voyage, car l’étoile (ovni) leur était apparue dans leur pays au moment même de la naissance de Jésus). Par ailleurs, la datation de Luc (ch. III, v. 1 – 6) est, soit l’année de la composition de l’Évangile, soit une erreur de transcription des copistes qui auraient changé “ la 5° année du règne de Tibère César ” en “ 15° année ” ; dans ce cas, Jean-Baptiste aurait alors commencé son ministère à l’âge de 25 ou 26 ans, en 19 de notre ère.

L'épisode des vendeurs chassés du Temple permettant de dater l’année de la mort de Jésus : Lorsque Jésus se rendit à Jérusalem à l’occasion de la fête de Pâque, il trouva les vendeurs de bœufs et de brebis avec les échangeurs de monnaie. Il se fabriqua un fouet avec des cordes et les chassa tous hors du Temple. Il renversa les tables avec l’argent qui s’y trouvait et réprimanda les vendeurs de colombes en leur disant : “ Ôtez ces choses d'ici ; ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ”. Les Juifs lui demandèrent de faire un miracle pour justifier son comportement, mais il leur répondit : “ Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai ”. Il parlait de son propre corps dans lequel l’esprit habite comme dans un Temple, car il savait qu’il serait condamné à mort. Mais les Juifs ne comprirent pas et lui répondirent (Jean 2 v 20) : “ On a été quarante-six ans à bâtir ce temple, et toi, tu le relèveras en trois jours ! ”. Note : Les travaux de rénovation du Temple commencèrent la 18° année du règne d’Hérode I° le Grand (37 – 4 av. notre ère), ce qui correspond à l’an 20 av. notre ère (37 av. notre ère - 17 ans accomplis). Quarante-six ans après, cela faisait l’an 27 de notre ère, année de la crucifixion de Jésus. Cet épisode où Jésus chassa les vendeurs du Temple eut lieu la dernière année de son ministère, juste avant son arrestation. Nous avons ici une preuve de plus que Jésus a bien été crucifié en l’an 27 de notre ère.

Quittant Nazareth en Galilée, la famille de Joseph se rendit à Bethléhem, ville bâtie sur les collines de Juda, pour être recensée, car il était de la descendance de David. Cela faisait neuf mois que Marie était enceinte et elle accoucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. Pourtant, cet événement ne passa pas inaperçu pour tout le monde. Un ange apparut en gloire à des bergers qui gardaient leur troupeau pendant les veilles de la nuit et il leur dit : « N’ayez point peur, car voici, je vous annonce un grand sujet de joie qui sera pour tout le peuple ; car aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et ceci en est le signe pour vous, c’est que vous trouverez un petit enfant emmailloté et couché dans une crèche ». Parut alors une multitude d’anges qui dirent : « Gloire à Dieu dans les lieux très-hauts ; et sur la terre, paix ; et bon plaisir dans les hommes ! ». Les bergers, surpris, allèrent à la rencontre de Joseph et Marie pour voir l’enfant nouveau-né. Ensuite, ils témoignèrent autour d’eux de ce qui venait d’arriver.

Après huit jours, l’enfant fut conduit à Jérusalem pour être présenté au Temple et offrir le sacrifice de purification prescrit par la loi de Moïse : une paire de tourterelles ou deux jeunes colombes. Il lui fut donné le nom de Jésus. L’époque où Jésus devait naître était connue grâce à la prophétie des « semaines d’années » de Daniel (prophète pendant la captivité des Juifs à Babylone de 607 à 537 av. notre ère), laquelle était d’autant plus importante qu’elle était la seule référence précise pour connaître « les temps et les moments ». Beaucoup la connaissaient. Il y avait aussi la représentation moins précise de la succession des empires dans les visions prophétiques du livre de Daniel : l’empire babylonien (représenté par un lion), l’empire perse (représenté par un ours), l’empire grec (représenté par un léopard à quatre têtes) et enfin, l’empire romain (représenté par un monstre à dix cornes). L’empire romain venait d’être fondé par l’empereur Auguste en 27 av. notre ère : cela faisait juste 20 ans en l’an 7 av. notre ère, année de la naissance de Jésus. Il n’y avait pas de doute, Jésus le Messie venait de naître à l’époque annoncée avec précision par les prophètes. Cette même année, cela faisait 600 ans qu’avait commencé le début de la captivité de 70 années des Juifs à Babylone (607 à 7 av. notre ère) ; enfin, l’an 7 av. notre ère se situait à un « carrefour » de l’histoire, placée à 1960 ans (quatre fois 490 ans) de l’alliance de la circoncision faite avec Abraham, le père de la foi (1967 à 7 av. notre ère).

Daniel IX, 20-27 : 9.20 Je parlais encore, je priais, je confessais mon péché et le péché de mon peuple d’Israël, et je présentais mes supplications à l’Éternel, mon Dieu, en faveur de la sainte montagne de mon Dieu; 9.21 je parlais encore dans ma prière, quand l’homme, Gabriel, que j’avais vu précédemment dans une vision, s’approcha de moi d’un vol rapide, au moment de l’offrande du soir. 9.22 Il m’instruisit, et s’entretint avec moi. Il me dit: Daniel, je suis venu maintenant pour ouvrir ton intelligence. 9.23 Lorsque tu as commencé à prier, la parole est sortie, et je viens pour te l’annoncer; car tu es un bien-aimé. Sois attentif à la parole, et comprends la vision! 9.24 Soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte, pour faire cesser les transgressions et mettre fin aux péchés, pour expier l’iniquité et amener la justice éternelle, pour sceller la vision et le prophète, et pour oindre le Saint des saints. 9.25 Sache-le donc, et comprends! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie (Application de l’Édit d’Artaxerxés selon Esdras VII en 457 av. notre ère) jusqu’à l’Oint, au Conducteur, il y a sept semaines (soit : 49 ans) et soixante-deux semaines (soit : 434 ans), les places et les fossés seront rétablis, mais en des temps fâcheux. 9.26 Après les soixante-deux semaines (soit : soixante-neuf semaines d’années ou 483 ans), un Oint (Jésus) sera retranché, et il n’aura pas de successeur. Le peuple d’un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, et sa fin arrivera comme par une inondation; il est arrêté que les dévastations dureront jusqu’au terme de la guerre. 9.27 Il (l’Antéchrist) fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine, et durant la moitié de la semaine (soit : la moitié de la “ soixante-dixième semaine d’années ” placée “ à la Fin des Temps ”) il fera cesser le sacrifice et l’offrande; le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu’à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur.

Il y avait à Jérusalem Siméon, un homme âgé, juste et pieux, qui attendait de voir le Messie. Sans doute, connaissait-il la prophétie des semaines d’années de Daniel (ch. 9 v 20-27), laquelle annonçait les 70 semaines d’années, c’est-à-dire 70 fois sept ans ou 490 ans, depuis la reconstruction des murailles de Jérusalem après la captivité des Juifs à Babylone jusqu’au Messie, lequel devait mourir, selon cette même prophétie, après 69 fois sept ans ou 483 ans. Elles étaient comptées depuis l’an 457 av. notre ère et cela faisait 450 ans accomplis en 7 av. notre ère, année de la naissance de Jésus. Siméon attendait avec foi car il avait été averti par l’Esprit Saint qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu le Messie. L’Esprit de Dieu le conduisit au Temple ce jour-là et il rencontra la famille avec l’enfant qui offrait le sacrifice. Il prit l’enfant dans ses bras et dit : « Maintenant, Seigneur, tu laisses aller ton esclave en paix selon ta parole ; car mes yeux ont vu ton salut, lequel tu as préparé devant la face de tous les peuples : une lumière pour la révélation des nations, et la gloire de ton peuple Israël ». Siméon les bénit et dit à Marie sa mère : « Voici, celui-ci est mis pour la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et pour un signe que l’on contredira ; une épée transpercera ta propre âme. Les pensées de plusieurs cœurs seront ainsi révélées ».

Il y avait aussi à Jérusalem une prophétesse, Anne, âgée d’environ 84 ans (née vers 91 av. notre ère), qui, après avoir vécu 7 ans avec son mari, devint veuve. Depuis, elle ne quittait plus le Temple (depuis environ 50 ans), servant Dieu nuit et jour, avec des jeûnes et des prières. Elle arriva au moment où Siméon bénissait la famille et Marie ; elle loua dès lors le Seigneur et alla informer par la suite tous ceux qui, à Jérusalem, attendaient le Messie. Nous pouvons comprendre pourquoi Anne, la prophétesse, ne quittait plus le Temple. En effet, lorsque qu’elle devint veuve, vers 57 av. notre ère, il ne lui avait pas échappé qu’il venait de se passer juste quatre siècles depuis le début de la prophétie des « semaines d’années » de Daniel… Elle savait qu’il fallait compter 490 ans, moins sept ans, c’est-à-dire 483 ans depuis la reconstruction des murailles de Jérusalem en 457 av. notre ère jusqu’au sacrifice du Messie annoncé. Elle ne connaissait pas l’année exacte de sa naissance, mais elle savait qu’il devait naître dans cette même période de 83 ans qui restait à attendre après quatre siècles passés jusqu’à la fin de sa manifestation (c’est-à-dire depuis 57 av. notre ère jusqu’en 27 de notre ère). Alors, elle attendait au Temple de Jérusalem sans jamais le quitter, avec l’espoir de voir un jour l’enfant « Fils de Dieu », le jour même où il serait présenté après sa naissance pour le sacrifice de purification (obligation faite par la loi de Moïse, donc passage obligé). Elle savait qu’elle était trop âgée pour vivre jusqu’à la fin des 83 années qui restaient à attendre (car elle aurait alors été âgée de 117 ans). Mais ce jour était enfin arrivé et elle était là ! Elle avait 84 ans et elle avait vu dans le Temple l’enfant Messie qui venait de naître depuis huit jours : le Fils de Dieu ! Et elle louait le Seigneur !

4) L’arrivée des Mages en Judée et l’enfance de Jésus. Deux années plus tard, en 5 av. notre ère, arrivèrent à Jérusalem des Mages venant de Perse. Arrivés, ils dirent : « Où est le roi des Juifs qui a été mis au monde ? car nous avons vu son étoile dans l’orient, et nous sommes venus lui rendre hommage ». L’étoile dont il s’agissait était ce que nous appelons de nos jours un « O.V.N.I. » ; il leur apparut au moment de la naissance de Jésus et cela faisait deux années qu’ils le suivaient… Avaient-ils reçu la visite d’un ange au moment de la naissance de Jésus ? C’est certainement la bonne explication, car c’est bien ce qui se produisit aux abords de Bethléhem devant les bergers. L’ange les informa de l’événement et leur demanda de suivre l’étoile qui allait les conduire jusqu’au lieu où ils trouveraient l’enfant, le Fils de Dieu ! Car les Mages avaient sans doute demandé à l’ange de les conduire pour qu’ils puissent aller voir sur place, comme le firent les bergers. Qu’aurions-nous fait à la place des anges ? Nous aurions regagné notre « O.V.N.I. » et, depuis le ciel, nous aurions guidé les Mages, ce qui fut fait ! Du ciel, les anges pouvaient prévenir les Mages des dangers de la route pour l’aller, et peut-être aussi pour le retour !

Pourquoi les anges ont-ils informé des Mages, de la religion de Zoroastre en Perse ? Souvenons-nous que la Perse a été l’alliée des Juifs et qu’elle a ordonné leur retour de captivité de Babylone vers Jérusalem en 537 av. notre ère. Ensuite, le Temple a été reconstruit, puis la ville (reconstruction des murailles à partir de 457 av. notre ère). Les anges n’avaient pas oublié le rôle de la Perse dans l’histoire du peuple de Dieu et, pour cette raison, ils avertirent les Mages qui, il faut le souligner, ne restèrent pas indifférents à l’événement. Le roi Hérode I° le Grand (37 – 4 av. notre ère) l’apprit et il rassembla les Principaux Sacrificateurs avec les scribes. Il leur demanda où devait naître le Messie. Ceux-ci citèrent le passage suivant du prophète Michée (ch. 5 : v 2) : « Et toi, Bethléhem Éphrata, bien que tu sois petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui doit dominer en Israël, et duquel les origines ont été d’ancienneté, dès les jours d’éternité ».

Hérode fit secrètement appeler les Mages et leur demanda depuis combien de temps l’étoile leur apparaissait. Il avait déjà formé le projet de tuer « l’enfant Roi » et il voulait pour cela déterminer son âge en cette même année, en 5 av. notre ère. Il leur indiqua le nom la ville de naissance du Messie (d’après le prophète Michée) et leur dit : « Allez et enquérez-vous exactement de tout sur le petit enfant ; et quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, en sorte que moi aussi j’aille lui rendre hommage ». Les Mages reprirent leur chemin et l’étoile continua à les conduire. Puis l’O.V.N.I. s’arrêta au-dessus de la demeure de Joseph et Marie. Ils comprirent qu’ils étaient arrivés car ils étaient enfin à Bethléhem, ville identifiée par Hérode, et l’étoile leur désignait une maison dans cette ville! Ils entrèrent dans cette demeure et virent le petit enfant avec Marie, sa mère. Ils se prosternèrent devant Jésus qui avait deux ans, lui rendirent hommage et lui offrirent « des dons, de l’or, de l’encens et de la myrrhe », c’est-à-dire tout ce qu’ils avaient de plus précieux dans leurs trésors. Ce geste était un acte d’amour pour celui qui venait dans le monde pour accomplir le salut. Notons ici qu’ils n’étaient plus à Nazareth, ville d’origine de la famille, mais qu’ils s’étaient installés à Bethléhem où ils étaient revenus pour y vivre. Peut-être choisirent-ils cette ville parce que c’était celle de la famille de Joseph, mais aussi pour être plus près de Jérusalem, de même que de la famille de Jean-Baptiste, lequel était âgé de six mois de plus que Jésus.

L’Évangile de Luc, ch. 2 v 12, nous indique : « Et étant avertis divinement en songe, de ne pas retourner vers Hérode, ils se retirèrent dans leur pays par un autre chemin ». Nous avons ici le moyen de communication utilisé par l’ange depuis l’O.V.N.I. dans lequel il se trouvait : il utilisait le « songe », comme lorsqu’il avait communiqué avec Joseph pour lui demander de ne pas se séparer de Marie. Il est possible que ces « songes » aient été en réalité des « visions », car ils ne manquaient jamais de convaincre ceux à qui ils s’adressaient. Il ne s’agissait pas de « rêve », ni de « rêve prémonitoire », mais bien de communications entre l’ange les destinataires, en fait de « visions provoquées ».

Tout de suite après le départ des Mages, l’ange avertit Joseph en lui apparaissant dans un « songe »: « Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; demeure là jusqu’à ce que je te le dise ; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr ». Sans attendre, Joseph et sa famille s’enfuirent dans la nuit en Égypte. Il y a ici une analogie entre l’histoire de Jésus et celle d’Israël : comme Jacob s’était rendu en Égypte pour y séjourner, Jésus le faisait lui aussi et, de même, comme le peuple d’Israël fut libéré d’Égypte, Jésus reviendra dans son pays après la mort du roi Hérode, c’est-à-dire en 4 av. notre ère. En effet, nous lisons dans le prophète Osée 11 v 1 : « Quand Israël était jeune, je l’ai aimé, et j’ai appelé mon fils hors d’Égypte ». Voici ce qui arriva après le départ de la famille de Joseph en Égypte (Matthieu 2 v 16-18) : « Alors Hérode, voyant que les Mages s’étaient joués de lui, fut fort en colère ; et il envoya (ses armées), et fit tuer tous les enfants (mâles) qui étaient dans Bethléhem et dans tout son territoire, depuis l’âge de deux ans et au-dessous, selon le temps dont il s’était enquis exactement auprès des Mages. Alors fut accompli ce qui a été dit par Jérémie le prophète, disant : " Une voix a été ouïe à Rama, [des lamentations, et] des pleurs, et de grands gémissements, Rachel pleurant ses enfants ; et elle n’a pas voulu être consolée, parce qu’ils ne sont plus " (Jérémie 31:15) ». Nous voyons, pour ceux qui ne voudraient toujours pas se laisser convaincre, que les enfants tués par Hérode étaient âgés de deux ans et au-dessous, car les Mages avaient vu l’étoile depuis deux ans, temps correspondant à leur voyage, mais aussi à l’âge de Jésus au moment où ils arrivèrent à Bethléhem pour lui rendre hommage. Sachant qu’Hérode I° le grand mourut en 4 av. notre ère, nous avons ici la confirmation que Jésus est bien né en 7 av. notre ère (Matthieu 2 v 19-23) : « Or, Hérode (37 – 4 av. notre ère) étant mort, voici, un ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte, disant : Lève-toi et prends le petit enfant et sa mère, et va dans la terre d’Israël ; car ceux qui cherchaient la vie du petit enfant sont morts. Et lui, s’étant levé, prit le petit enfant et sa mère, et s’en vint dans la terre d’Israël ; mais, ayant ouï dire qu’Archélaüs régnait en Judée à la place d’Hérode son père, il craignit d’y aller ; et ayant été averti divinement, en songe, il se retira dans les quartiers de la Galilée, et alla et habita dans une ville appelée Nazareth ; en sorte que fût accompli ce qui avait été dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen ».

En 6 de notre ère, cela faisait 32 ans qu’Auguste (27 av. notre ère - 14 de notre ère) gouvernait l’empire et Jésus avait maintenant douze ans. Toutes les années, sa famille se rendait à Jérusalem pour la fête de Pâque, mais cette fois Jésus s’attarda au Temple sans prévenir ses parents. Après la fête, de nombreuses familles rentraient ensemble dans leur ville et l’absence d’une personne pouvait passer inaperçue. Mais, le recherchant chaque jour en revenant sur leurs pas, ses parents ne le retrouvèrent qu’après trois jours, à l’intérieur du Temple, en train de discuter avec les théologiens Juifs, lesquels étaient étonnés de son intelligence et des réponses qu’il donnait à leurs questions. Ils le récupérèrent non sans lui faire de reproche, mais il leur répondit : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de mon Père ? ». En effet, il ne pouvait se trouver ailleurs qu’au Temple où il était retenu en fonction de sa nature et de sa mission à venir.

5) Le mystère de Jean-Baptiste, Essénien. En 8 av. notre ère et après la visite de l’ange qui lui avait annoncé la naissance de Jésus, Marie alla rendre visite à Zacharie et Elisabeth qui était enceinte depuis six mois de Jean-Baptiste. Elle resta avec eux pendant trois mois et elle assista Elisabeth dans les derniers mois de sa grossesse jusqu’à la naissance de Jean (Jean-Baptiste). Lorsque Zacharie confirma le nom que devait porter l’enfant, huit jours après sa naissance en l’écrivant sur une tablette, il retrouva la parole et loua Dieu. Dès lors Zacharie fut rempli de l’Esprit Saint et il prophétisa : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité et sauvé son peuple, et nous a suscité une corne de délivrance dans la maison de David son serviteur, selon ce qu’il avait dit par la bouche de ses saints prophètes, qui ont été de tout temps, une délivrance de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ; pour accomplir la miséricorde envers nos pères et pour se souvenir de sa sainte alliance, du serment qu’il a juré à Abraham notre père, de nous accorder, étant libérés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en sainteté et en justice devant lui, tous nos jours. Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-haut : car tu iras devant la face du Seigneur pour préparer ses voies, pour donner la connaissance du salut à son peuple, dans la rémission de leurs péchés, par les entrailles de miséricorde de notre Dieu, selon lesquelles l’Orient d’en haut nous a visités, afin de luire à ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour conduire nos pieds dans le chemin de la paix ». Cela faisait trois mois que Marie était enceinte et il restait six mois avant la naissance de Jésus.

Dans la mesure où Jésus naquit, non en hiver, mais au printemps, Jean-Baptiste était donc né en automne de l’an 8 av. notre ère. Après cela, Marie rentra Chez elle, car Zacharie avait enfin retrouvé l’usage de la parole et Elisabeth n’avait plus besoin d’aide. L’Évangile de Luc, chapitre 3 v 1-3, nous indique : « En la quinzième année du règne de Tibère César (1), Ponce Pilate (2) étant gouverneur de la Judée, Hérode [Antipas] (3) tétrarque de la Galilée, Philippe (4) son frère tétrarque de l’Iturée et de la contrée de Trachonite, et Lysanias (5) tétrarque de l’Abilène. Sous la souveraine sacrificature d’Anne (6) et de Caïphe (7), la parole de Dieu vint à Jean, le fils de Zacharie, au désert. Et il alla dans tout le pays des environs du Jourdain, prêchant le baptême de repentance en rémission de péchés ». Voici les sept noms cités par Luc :

1) Tibère César : Empereur romain de 14 à 37 (il s’exila volontairement à Capri en l’an 27, année même de la crucifixion de Jésus).

2) Ponce Pilate : Procurateur romain de Judée de 26 à 36.

3) Hérode Antipas : Tétrarque de Galilée et de Pérée de 4 av. notre ère à 39 de notre ère. Il construisit Tibériade et fit décapiter Jean-Baptiste ; c’est devant lui que comparut Jésus.

4) Philippe le tétrarque : Tétrarque de la Batanée, de la Trachonitide de l’Auranitide et de certaines régions des Etats de Zénodore, près de Jamnia de 4 av. notre ère à l’an 34 de notre ère.

5) Lysanias : Tétrarque d’Abilène jusqu’en 37 de notre ère (début non connu).

6) Anne (Ananos) : Grand-Prêtre vers 7 de notre ère jusqu’en 16 de notre ère. Bien que révoqué par Valerius Gratus, il conserva une grande influence et fut le principal magistrat qui jugea Jésus.

7) Joseph Caïphe : Grand-Prêtre de l’an 18 à 36 de notre ère. La « 14° année du règne de Tibère César » correspond à l’an 29 de notre ère, soit deux ans après la crucifixion de Jésus.

Si nous estimons qu’il y aurait une erreur de « 10 ans » dans la transcription des copiste et que la date était « la 4° année du règne de Tibère César », cela nous ramène à l’an 19 de notre ère. Mais Pilate n’était pas en fonction en 19 de notre ère. C’est pourquoi nous pensons que la bonne interprétation de cette date est bien l’an 29 de notre ère, mais que cette année-là était celle de la datation de la lettre de Luc adressée à Théophile, deux années après la crucifixion de Jésus. Luc 1 v 1-4 : « Puisque plusieurs ont entrepris de rédiger un récit des choses qui sont reçues parmi nous avec une pleine certitude, comme nous les ont transmises ceux qui, dès le commencement, ont été les témoins oculaires et les ministres de la Parole, il m’a semblé bon à moi aussi, qui ai suivi exactement toutes choses depuis le commencement, très excellent Théophile, de te les écrire par ordre, afin que tu connaisses la certitude des choses dont tu as été instruit ». Luc précise encore : « Sous la souveraine sacrificature d’Anne et de Caïphe, la Parole de Dieu vint à Jean, le fils de Zacharie, au désert ». Cela pourrait correspondre à l’an 18 de notre ère, année où Caïphe devint Souverain Sacrificateur, succédant à Anne, destitué déjà depuis deux ans. Jean-Baptiste, né en l’an 8 av. notre ère (six mois avant Jésus) avait 25 ans en l’an 18 de notre ère. Il est certain que Jésus a été baptisé par lui en 24 de notre ère, à l’âge de 30 ans, et Jean-Baptiste aurait commencé à prêcher l’avènement du Messie depuis environ 6 ans avant le baptême de Jésus. Cette hypothèse est crédible et nous pouvons estimer que Jean-Baptiste commença son ministère en 18 ou en 19 de notre ère. Les parents de Jean-Baptiste étaient âgés dès sa naissance car « ils n’avaient pas d’enfant, parce qu’Élisabeth était stérile ; et ils étaient tous deux fort avancés en âge » (Luc 1 v 7) au moment de l’apparition de l’ange dans le Temple devant Zacharie. Ils étaient par conséquent de la génération placée au-dessus de celle de Marie et Joseph et pouvaient avoir plus de 60 ans lorsque l’ange se manifesta. Dans ces conditions, s’ils étaient toujours en vie, ils avaient plus de 78 ans lorsque Jean-Baptiste commença son ministère. Mais nous pouvons penser que Jean-Baptiste ne resta pas avec ses parents jusque-là. Sa mission ayant été révélée par l’ange Gabriel avant même sa naissance, il fut probablement consacré à Dieu et envoyé dès son enfance dans un lieu sûr pour recevoir toute l’éducation nécessaire et recevoir la connaissance des Saintes Écritures. Cela expliquerait que l’on ne fit plus mention de lui dans les Évangiles avant le début de son ministère public.

Au printemps 1947, les bédouins ont découvert par hasard les manuscrits de la mer Morte, sur sa rive nord-ouest. Les ruines de Qumran seraient celles du monastère des Esséniens et les onze grottes aux manuscrits découvertes (1 Q à 11 Q) serait les bibliothèques clandestines de la communauté. Cette hypothèse nous semble crédible car, sous occupation grecque, puis romaine, il était nécessaire de cacher les manuscrits et de préserver l’enseignement des Saintes Écritures. Les restes d’un millier de rouleaux furent retrouvés dont une douzaine à peu près complets. Notons en particulier le manuscrit d’Esaïe, long de 7,34 mètres une fois déroulé, presque complet. Trois catégories de manuscrits ont été retrouvées : les textes bibliques, les livres apocryphes et les textes de la doctrine essénienne. Toute la Bible du « canon Juif » se trouve à Qumran, excepté le livre d’Esther. Mais les Apocryphes sont nombreux : « Tobie », « Lettre de Jérémie », « l’Ecclésiastique », « livre des Jubilés », « livre d’Énoch », « Testament de Lévi », « Testament de Nephthali » et « Testaments des douze patriarches »… Nous savons que vers 150 avant notre ère, la communauté est fondée par un prêtre sadducéen avec ses disciples (que nous pourrions comparer de nos jours à des moines). Plus de mille squelettes furent retrouvés dans le cimetière voisin, des hommes exclusivement. Ils vivaient dans les bâtiments du monastère ou en ermites dans les grottes environnantes. La clé se trouve ici : Jean-Baptiste était en effet un ermite, donc issu de l’école de Qumran. Que se passa-t-il aux alentours de 150 av. notre ère ? En 157 av. notre ère, il venait de se passer très exactement 300 ans depuis le début des « semaines d’années de Daniel », lesquelles commencèrent en 457 av. notre ère. Les Esséniens attendaient le Messie d’Israël depuis cette date, c’est-à-dire depuis 183 ans avant la fin de la 69° semaine d’année ou 190 ans avant la fin du cycle annoncé de 490 ans. En 168 av. notre ère, les Juifs furent persécutés par Antiochos IV Épiphane. Onze ans plus tard, en 157 av. notre ère, il était temps de trouver un refuge à l’abri des persécutions à venir et de préparer l’avènement du Messie. Jean-Baptiste était attendu depuis 150 ans par les Esséniens (de 157 à 7 av. notre ère) qui l’accueillirent et le formèrent à la connaissance des Saintes Écritures dès son arrivée parmi eux !

En 7 av. notre ère, 450 ans s’étaient accomplis (300 ans + 150 ans) depuis le début du compte à rebours des « semaines d’années » de Daniel. Esaïe (40 v 1-5) est pris en référence dans les Évangiles pour annoncer Jean-Baptiste : « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem, et criez-lui que son temps de détresse est accompli, que son iniquité est acquittée ; qu’elle a reçu de la main de l’Éternel le double pour tous ses péchés. La voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin de l’Éternel, aplanissez dans le lieu stérile une route pour notre Dieu. Toute vallée sera relevée, toute montagne et colline seront abaissées ; et ce qui est tordu sera rendu droit, et les lieux raboteux deviendront une plaine unie. Et la gloire de l’Éternel sera révélée, et toute chair ensemble la verra ; car la bouche de l’Éternel a parlé ». Malachie (3 v 1) annonce aussi Jean-Baptiste, suivi de l’apparition du Messie : « Voici, j’envoie mon messager, et il préparera le chemin devant moi ; et le Seigneur que vous cherchez viendra soudain à son Temple, et l’Ange de l’alliance en qui vous prenez plaisir, voici, il vient, dit l’Éternel des armées ». Jean-Baptiste prêchait la repentance, c’est-à-dire un changement de vie, et il baptisait par immersion dans les eaux du Jourdain (en Énon, près de Salim) ceux qui acceptaient son message. Il exigeait du fruit digne de la repentance pour qu’elle soit agréée de Dieu. Il disait : « Moi, je vous baptise d’eau pour la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales : lui vous baptisera de l’Esprit Saint et de feu ». Il annonçait ainsi la manifestation du Messie venant juste après lui, celui que les Esséniens attendaient depuis longtemps. Des Juifs de Jérusalem, de toute la Judée et des environs du Jourdain se faisaient baptiser par lui, de même que des Pharisiens et des Sadducéens. Les Pharisiens défendaient la doctrine de la prédestination, croyaient à l’immortalité de l’âme, à la résurrection physique des corps, à l’existence des esprits (sans corps physique) et aux rétributions dans l’au-delà. Mais ils étaient très scrupuleux de la loi de Moïse, au point d’attacher trop d’importance à la Tradition, même quand celle-ci se trouve en contradiction avec « l’esprit de la Loi ». Les Sadducéens étaient moins religieux et représentaient l’élite juive, privilégiée et détenteurs des fonctions publiques : il s’agissait d’aristocrates. Il y avait un « système » qui ressemble beaucoup à la société chrétienne du Moyen Age : noblesse (comme les sadducéens), clergé (comme les pharisiens) et TIERS-ÉTAT (peuple).

 

Quant aux Esséniens, voici ce nous en savons grâce à Philon d’Alexandrie (entre 13-20 av. notre ère - 50 de notre ère) :

 

« Cette secte aurait débuté au II° siècle avant Jésus-Christ et semble avoir disparu lors de la destruction de Jérusalem. A l’époque du Christ, elle formait des communautés d’hommes qui se vouaient plus ou moins à l’ascétisme. Dans l’espoir d’échapper aux souillures rituelles, ils constituaient des colonies séparées. Le désert de Juda, dans les parages d’En-Guédi, était leur résidence favorite, mais ils étaient aussi établis dans différentes villes de Juda. Chaque groupement avait sa propre synagogue, un réfectoire pour les repas en commun et les assemblées, avec une installation pour les bains quotidiens dans l’eau courante. Quiconque entrait dans la communauté lui abandonnait tous ses biens. Les Esséniens lisaient assidûment la loi de Moïse et s’efforçaient de l’observer dans tous les détails de leur existence. Ils vivaient simplement, se nourrissant et s’habillant sans aucune recherche ; ils s’adonnaient à l’agriculture et à d’autres travaux utiles. Les Esséniens suppléaient eux-mêmes à leurs propres besoins, et pouvaient presque se passer d’argent. En voyage, ils étaient logés et nourris gratuitement chez des membres de la communauté. Ils ne possédaient pas d’esclaves, car ils ne reconnaissaient pas les différences de condition, excepté sur le plan moral où ils distinguaient entre purs et impurs. Les Esséniens ne méprisaient pas le mariage, mais s’en abstenaient, sauf certains d’entre eux. Leur moralité était élevée. Ils promettaient d’honorer Dieu, d’être justes à l’égard du prochain, de ne blesser personne, même si on les provoquait, de détester le mal, d’encourager le bien, d’être loyaux, particulièrement à l’égard des autorités, d’aimer la vérité, de démasquer les hypocrites, de ne rien dérober et de s’abstenir de tout gain illicite ».

 

Nous reconnaissons tous les principes de la vie monastique : les Esséniens étaient des moines. Nous comprenons mieux comment vivait Jean-Baptiste, mais aussi Jésus lui-même. Tous les détails révélés par Philon d’Alexandrie nous apprennent que le christianisme s’est développé à partir de l’existence des Esséniens, moines dont faisaient partie Jean-Baptiste, mais aussi Jésus-Christ. Oui, Jésus aussi, car il a été baptisé par Jean ! Voici comment Jean-Baptiste était vêtu et mangeait (Matthieu 3 v 4 et Marc 1 v 6) : « Jean lui-même avait son vêtement de poil de chameau et une ceinture de cuir autour de ses reins ; et sa nourriture était des sauterelles et du miel sauvage ». Telle était la tenue des « moines » Esséniens : ils étaient vêtus avec des peaux de chameaux, symbolisant la vie dans le désert.

 

 

Le début du ministère de Jésus, baptisé par Jean, mais aussi Fils de Dieu.

 

Jésus arriva de Nazareth en Galilée pour se faire baptiser par Jean. Dans un premier temps, Jean refusa car il reconnaissait le Fils de Dieu incarné en lui. Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car ainsi il nous est convenable d’accomplir toute justice ». Lorsque Jésus fut baptisé dans les eaux du Jourdain, il pria et le ciel s’ouvrit, laissant apparaître l’Esprit de Dieu sous forme d’une colombe qui descendit sur lui. Alors, il y eut une voix qui s’exprima du ciel, disant : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j’ai trouvé mon plaisir ». Luc précise (ch. 3 v 23) : « Et Jésus lui-même commençait d’avoir environ trente ans, étant, comme on l’estimait, fils de Joseph, fils d’Héli ». C’était en 24 de notre ère et cela se passait trois ans avant sa crucifixion, Tibère étant empereur depuis 10 ans. Jésus se rendit au désert, poussé par l’Esprit Saint, pour être tenté par le Diable. Il y jeûna pendant 40 jours et il fut affamé. Le Diable le tenta trois fois (Luc 4 v 3-12) : 1) Et le diable lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, dis à cette pierre qu’elle devienne du pain. Et Jésus lui répondit, disant : Il est écrit que " l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole de Dieu " [Deutéronome 8:3]. 2) Et le diable, le menant sur une haute montagne, lui montra, en un instant, tous les royaumes de la terre habitée. Et le diable lui dit : Je te donnerai toute cette autorité et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux. Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. Et Jésus, lui répondant, dit : Il est écrit : " Tu rendras hommage au Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul " [Deutéronome 6:13]. 3) Et il l’amena à Jérusalem, et le plaça sur le faîte du temple et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ; car il est écrit : " Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, pour te garder ; et ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre " [Psaume 91:11-12]. Et Jésus, répondant, lui dit : Il est dit : " Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu " [Deutéronome 6:16]. Jésus préféra la faim plutôt que l’insoumission à la volonté de Dieu, la pauvreté plutôt que de servir le Diable et l’humilité plutôt que de mettre en évidence sa nature de Fils de Dieu. C’est la raison pour laquelle le Diable se retira et le laissa. Dès lors, les anges de Dieu s’approchèrent et le servirent. Jean-Baptiste témoigne que Jésus est le Fils de Dieu (Jean 1 v 15-34) : « Jean rend témoignage de lui, et a crié, disant : C'était celui-ci duquel je disais : Celui qui vient après moi prend place avant moi ; car il était avant moi ; car, de sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce. Car la loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ. Personne ne vit jamais Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l'a fait connaître. « Et c'est ici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu? Et il confessa, et ne nia pas, et confessa : Moi, je ne suis pas le Christ. Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? Es-tu Élie ? Et il dit : Je ne le suis pas. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non. Ils lui dirent donc : Qui es-tu, afin que nous donnions réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dis-tu de toi-même ? Il dit : Moi, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Faites droit le chemin du Seigneur, comme dit Ésaïe le prophète [Ésaïe 40:3]. Et ils avaient été envoyés d'entre les Pharisiens. Et ils l'interrogèrent et lui dirent : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète ? Jean leur répondit, disant : Moi, je baptise d'eau ; mais au milieu de vous il y en a un que vous ne connaissez pas, celui qui vient après moi, duquel moi je ne suis pas digne de délier la courroie de la sandale. « Ces choses arrivèrent à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait. Le lendemain, il voit Jésus venant à lui, et il dit : Voilà l'agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! C'est de celui-ci que moi, je disais : Après moi vient un homme qui prend place avant moi, car il était avant moi. Et pour moi, je ne le connaissais pas ; mais afin qu'il fût manifesté à Israël, à cause de cela, je suis venu baptiser d'eau. Et Jean rendit témoignage, disant : J'ai vu l'Esprit descendant du ciel comme une colombe, et il demeura sur lui. Et pour moi, je ne le connaissais pas ; mais celui qui m'a envoyé baptiser d'eau, celui-là me dit : Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre, et demeurer sur lui, c'est celui-là qui baptise de l'Esprit Saint. Et moi, j'ai vu et j'ai rendu témoignage que celui-ci est le Fils de Dieu ».

 

Premiers disciples de Jésus et mystère de l’Histoire de l’Église expliqué.

 

Jean-Baptiste, accompagné de deux disciples, vit passer Jésus et leur dit : « Voici l’Agneau de Dieu ! ». Les deux disciples suivirent Jésus et se joignirent à lui. L’un d’eux, André, était le frère de Simon Pierre et alla le trouver pour lui dire : « Nous avons trouvé le Messie ». Pierre le suivi jusqu’à Jésus qui lui dit : « Tu es Simon, le fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (interprété : Pierre) ». Lorsqu’ils se rendirent en Galilée, à Bethsaïda, ville de ses premiers disciples, Jésus trouva Philippe et lui demanda de le suivre. Philippe alla trouver Nathanaël pour lui dire qu’il avait trouvé le Messie, mais il ne le crut pas. Alors il lui demanda de le suivre jusqu’à Jésus, qui dit en le voyant (Jean 1 v 48-51) : « Voici un vrai Israélite, en qui il n'y a pas de fraude ». Nathanaël lui dit : « D'où me connais-tu ? ». Jésus répondit et lui dit : « Avant que Philippe t'eût appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais ». Nathanaël répondit et lui dit : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d'Israël ». Jésus répondit et lui dit : « Parce que je t'ai dit que je te voyais sous le figuier, tu crois ? tu verras de plus grandes choses que celles-ci ». Nous observons que lorsque Jean-Baptiste désigna Jésus comme « l’Agneau de Dieu » à deux de ses disciples, il s’établit dès cet instant une « chaîne de disciples » (André, Pierre, Philippe et Nathanaël) qui s’avertirent les uns les autres simplement en annonçant : « Nous avons trouvé le Messie ». Jésus était reconnu comme le Messie attendu, celui qui avait été annoncé par les prophètes. Le désir d’en savoir davantage à son sujet les décidèrent à se joindre à lui pour le suivre. De nos jours, comme au temps des disciples, les chrétiens qui connaissent les prophéties et attendent le retour de Jésus ne sont pas nombreux. Les prophéties annoncent l’accomplissement des événements apocalyptiques pendant sept ans, lesquels doivent précéder le retour de Jésus. Mais très peu le savent et beaucoup affirment avec plus ou moins d’« arrogance », que nul ne peut connaître « les temps et les moments », connus de « Dieu seul ». C’est en réalité mal connaître les Saintes Écritures et, en même temps, faire preuve d’incrédulité. Car si Jésus avait en effet dit à ses disciples, concernant l’époque de son retour (Actes 1 v 7) : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps et les moments », il s’adressait aux premiers disciples qui le questionnaient et non aux chrétiens du temps de la fin. Car dire : « ce n’est pas à vous », signifie aussi que : « c’est à d’autres ». Actes (de Luc) 1 v 1-9 : J'ai composé le premier traité (Évangile de Luc), ô Théophile, sur toutes les choses que Jésus commença de faire et d'enseigner, jusqu'au jour où il fut élevé au ciel, après avoir donné, par l'Esprit Saint, des ordres aux apôtres qu'il avait choisis ; à qui aussi, après avoir souffert, il se présenta lui-même vivant, avec plusieurs preuves assurées, étant vu par eux durant quarante jours, et parlant des choses qui regardent le royaume de Dieu. Et étant assemblé avec eux, il leur commanda de ne pas partir de Jérusalem, mais d'attendre la promesse du Père, laquelle, dit-il, vous avez ouïe de moi : car Jean a baptisé avec de l'eau ; mais vous, vous serez baptisés de l'Esprit Saint, dans peu de jours. Eux donc étant assemblés, l'interrogèrent, disant : Seigneur, est-ce en ce temps-ci que tu rétablis le royaume pour Israël ? Mais il leur dit : Ce n'est pas à vous de connaître (ou de « vivre ») les temps ou les saisons que le Père a réservés à sa propre autorité ; mais vous recevrez de la puissance, le Saint Esprit venant sur vous ; et vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'au bout de la terre. Et ayant dit ces choses, il fut élevé de la terre, comme ils regardaient, et une nuée le reçut et l'emporta de devant leurs yeux. L’expression de Jésus « Ce n’est pas à vous… » est significative. Il leur a dit que, pour ce qui les concernait, le temps n’était pas venu, car il fallait d’abord évangéliser Jérusalem, toute la Judée, la Samarie et le monde entier, jusqu’aux extrémités de la terre. Pour le retour de Jésus, cela s’accomplira effectivement suivant « les temps ou les saisons » fixés par l’autorité divine, ce qui signifie que c’est selon la volonté de Dieu que l’histoire de l’Église devait d’abord s’accomplir avant son retour. En fait, il y avait deux mille ans à attendre très exactement à partir de l’an 27, début de l’histoire de l’Église, mais ce n’était pas aux premiers chrétiens de le savoir. Comment le sait-on aujourd’hui ? Il y a d’abord les sept messages aux sept Églises d’Asie Mineure (Apocalypse, chapitre 2) dont il apparaît qu’ils représentent les sept âges de l’histoire de l’Église et qu’ils s’inscrivent dans les dates suivantes : Éphèse de 27 à 307, Smyrne de 307 à 587, Pergame de 587 à 867, Thyatire de 867 à 1147, Sardes de 1147 à 1427, Philadelphie de 1427 à 1707 et Laodicée de 1707 à 1987. Chacun s’inscrit dans une période de 280 ans, ce qui fait sept fois 280 ans ou 1960 ans en tout. Arrivés en 1987 (1960 ans ajoutés à l’an 27), les sept âges de l’histoire de l’Église se sont accomplis. Dès lors, nous entrons dans l’histoire de la dernière génération qui va de 1987 à 2027, c’est-à-dire les « derniers temps » ou « les temps de la fin ». Le cycle complet, déterminé par toute la structure des cycles historiques depuis le commencement (ères d’Adam, d’Abraham et ère chrétienne), selon la chronologie biblique, permet d’établir celui de l’ère chrétienne (compté depuis le début de l’histoire de l’Église et non depuis la naissance de Jésus), qui est de deux mille ans, soit : 1960 ans (les sept âges de l’histoire de l’Église) et 40 ans (dernière génération). Le cycle de 40 ans se divise de la façon suivante : 33 ans et 7 ans d’Apocalypse (70° semaine d’année de Daniel). L’Apocalypse se situe donc de 2020 à 2027 et le retour de Jésus est déterminé pour l’année 2027, deux mille ans après le début de l’histoire de l’Église (Pentecôte de l’an 27 jusqu’à son retour). Ajoutons enfin que, pour ce qui concerne « le jour et l’heure », il ne s’agit pas de « l’année et du siècle ». Jésus parle de « la génération qui verra ces choses et qui ne passera pas » (v. 34), donc une génération déterminée dans l’histoire et il précise enfin « quant à ce jour-là et à l’heure », c’est-à-dire au moment précis de son retour. Le jour et l’heure ne sont pas précisés car cela se fera dans le cadre de la « Bataille d’Harmaguédon » (Apocalypse 16 v 16) et, dans ces conditions, le secret du jour précis du retour de Jésus s’explique. Matthieu ch. 24 v 34-36 : « En vérité, je vous dis : Cette génération ne passera point que toutes ces choses ne soient arrivées. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. Mais, quant à ce jour-là et à l’heure, personne n’en a connaissance, pas même les anges des cieux, si ce n’est mon Père seul ». Si les disciples de Jean-Baptiste attendaient Jésus, ce qui est un fait, c’est parce qu’ils connaissaient « l’époque et les temps » de sa manifestation, cela grâce aux indications données par les prophètes, dont en particulier la prophétie des « semaines d’années » de Daniel (décompte chronologique). Il en est de même de nos jours, car nous connaissons la suite obligée de ce même « décompte chronologique », celui qui est déterminé par les cycles historiques à l’intérieur desquels il est inclus : les « semaines d’années » faisaient partie intégrante des cycles historiques, à partir desquels sont désignés « les temps et les moments ». Ils programment de la même manière les « événements apocalyptiques » pour les années 2020 à 2027. Luc précise au chapitre 21, verset 24 : « Jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis ». Comment « les temps » pourraient-ils s’accomplir si le temps n’est pas « compté » ? Et comment le temps pourrait-il être compté en dehors des réalités historiques ? En fait, ce sont les cycles historiques qui déterminent « les temps et les moments » tout comme ils avaient déterminé et précisé l’époque de la venue du Messie en Palestine, lequel devait être « retranché » très précisément en 27 de notre ère, soit après « soixante-neuf semaines d’années » accomplies (483 ans après 457 av. notre ère, année du début de la reconstruction des murailles de Jérusalem et début du « compte à rebours »). Prétendre que « donner du crédit aux cycles historiques » serait « nier la suprématie de Dieu », c’est oublier que les cycles historiques sont déterminés par la volonté de Dieu lui-même et qu’ils obéissent à des lois au même titre que les planètes dans le système solaire obéissent à la loi de la gravité universelle, voulue de Dieu également. Comprenons bien ceci : si l’ange Gabriel n’avait pas révélé la prophétie des « semaines d’années » à Daniel, si les Esséniens n’avaient pas attendu le Messie et si Jean-Baptiste ne s’était pas manifesté, Jésus n’aurait pas eu de disciple ! De nos jours, il y a les chrétiens qui forment l’Église, comme il y avait les Juifs en Palestine ; il y a parmi eux, peu nombreux, ceux qui attendent le retour de Jésus, comme il y avait les Esséniens, peu nombreux, parmi les juifs ; et il y a les « cycles historiques », continuation logique des « semaines d’années » de Daniel. Il n’y a plus « Jean-Baptiste », mais l’Apocalypse annonce la manifestation de deux prophètes qui précéderont le retour de Jésus, lesquels sont appelés « les Deux Témoins ». Le même processus se répète de façon à nous avertir à l’avance de ce qui va arriver et à nous permettre de reconnaître les signes des temps. C’est ce que firent, au premier siècle de notre ère (en 24), les disciples de Jésus qui se décidèrent à le suivre. Étrangement en 2023-2024, 1999 ans passés ou deux millénaires après la manifestation publique de Jésus qui se fit en l’an 24, il y aura la domination de l’Antéchrist. Celui-ci prétendra être le « Christ », mais il ne le sera pas ! Jésus reviendra trois ans et demi plus tard et mettra fin à son règne ! Nostradamus voulait-il parler de la manifestation de l’Antéchrist en annonçant « 1999, septième mois » ? Il semble que oui ! Mais, dans ce cas, ce n’était pas l’année 1999 de notre calendrier : il s’agissait d’un temps compté depuis la manifestation publique de Jésus jusqu’à celle de l’Antéchrist ! Si ce n’est qu’une « coïncidence », elle est troublante !

 

Notes concernant l’annonce du retour de Jésus.

 

Matthieu XXV, 1-12 : Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases. Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent. Au milieu de la nuit, on cria : “ Voici l’époux, allez à sa rencontre ! ”. Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : “ Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent ”. Les sages répondirent : “ Non ; il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous ”. Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : “ Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ”. Mais il répondit : “ Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas ”.

1° aux Thessaloniciens V, 1-5 : Pour ce qui est des temps et des moments, vous n’avez pas besoin, frères, qu’on vous en écrive. Car vous savez bien vous-mêmes, que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Quand les hommes diront : “ Paix et sûreté ! ”, alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent le femme enceinte, et ils n’échapperont point. Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur ; vous êtes tous des enfants de lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit et des ténèbres.

Daniel XII, 4-10 : Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu'au temps de la fin. Plusieurs alors le liront, et la connaissance augmentera.

Et moi, Daniel, je regardai, et voici, deux autres hommes se tenaient debout, l'un en deçà du bord du fleuve, et l'autre au delà du bord du fleuve. L'un d'eux dit à l'homme vêtu de lin, qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve : Quand sera la fin de ces prodiges ? Et j'entendis l'homme vêtu de lin, qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve ; il leva vers les cieux sa main droite et sa main gauche, et il jura par celui qui vit éternellement que ce sera dans un temps, des temps, et la moitié d'un temps, et que toutes ces choses finiront quand la force du peuple saint sera entièrement brisée. J'entendis, mais je ne compris pas ; et je dis : Mon seigneur, quelle sera l'issue de ces choses ? Il répondit : Va, Daniel, car ces paroles seront tenues secrètes et scellées jusqu'au temps de la fin. Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés ; les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l'intelligence comprendront. L’Apocalypse de Saint Jean, aux chapitres II et III, présente les sept messages aux sept Églises d’Asie ; il s’agit des sept développements de l’Histoire de l’Église décrits en prenant en exemple des “ états spirituels ” de chacune des sept Églises qui existaient à l’époque en Asie Mineure. Cela fut donné en exemple afin de pouvoir, par la suite, repérer et reconnaître, dans la structure historique elle-même, les sept âges qui séparent le début de l’Histoire de l’Église du commencement de l’Apocalypse, laquelle correspond à la “ soixante-dixième semaine d’année ” de Daniel (voir Daniel IX, 20-27). Nous savons que les sept années apocalyptiques se divisent en deux périodes de trois ans et demi et que c’est dans la seconde que doit se manifester l’Antéchrist. Ainsi, lors de l’apparition de l’Antéchrist, nous connaîtrons aussi l’année du retour de Jésus-Christ, soit trois ans et demi plus tard ! Pour ce qui est “ du jour et de l’heure ”, ce n’est pas “ le mois et l’année ”, ni “ l’année et le siècle ”, ni même “ le siècle et le millénaire ”, soyons clairs ! Le “ jour et l’heure ” seront tenus secrets, car il y aura une stratégie de guerre planétaire et “ cosmique ”, de telle sorte qu’on ne doit pas prévenir à l’avance l’Adversaire du moment précis où il va être vaincu !

 

Développement du ministère de Jésus.

 

Jésus commença son ministère par un premier miracle, à Cana en Galilée, alors qu’il était invité à un mariage. Bientôt, il n’y eut plus assez de vin et Marie le signala à Jésus avec l’espoir qu’il intervienne. Peut-être voulait-elle qu’il prouve à l’occasion qu’il pouvait faire « un miracle ». Jésus le comprit, et lui répondit : « Qu'y a-t-il entre moi et toi, femme ? Mon heure n'est pas encore venue ». Jésus écouta néanmoins sa mère et utilisa six contenaires de pierre qui servaient à la purification des Juifs, lesquels contenaient chacun une centaine de litres ; il les fit remplir d’eau et demanda à ce que l’on en puise pour le maître d’hôtel. Après l’avoir goûtée, il crut que l’époux avait fait garder le bon vin pour la fin et il le félicita. Mais ceux qui avaient assisté à ce miracle savaient ce qui était arrivé et les disciples de Jésus crurent en lui.

a) Jésus révèle sa doctrine à Nicodème : Nicodème était un pharisien, chef des Juifs, et vint trouver Jésus de nuit. Il lui affirma sa conviction que Jésus était un docteur venu de Dieu à cause des miracles qu’il faisait. Jésus lui répondit pour lui exposer « sa doctrine » et affirma : « En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n'est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ». Il poursuivit ses explications : « Si quelqu'un n'est né d'eau et de l'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne t'étonne pas de ce que je t'ai dit : Il vous faut être nés de nouveau. Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son ; mais tu ne sais pas d'où il vient, ni où il va : il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit ». Nicodème ne comprenait pas et Jésus poursuivit : « Tu es le docteur d'Israël, et tu ne connais pas ces choses ? En vérité, en vérité, je te dis : Nous disons ce que nous connaissons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. Si je vous ai parlé des choses terrestres, et que vous ne croyiez pas, comment croirez-vous, si je vous parle des choses célestes ? Et personne n'est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le fils de l'homme qui est dans le ciel. Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. Car Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu'il jugeât le monde, mais afin que le monde fût sauvé par lui. Celui qui croit en lui n'est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Or c'est ici le jugement, que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises ; car quiconque fait des choses mauvaises hait la lumière, et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient reprises ; mais celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, qu'elles sont faites en Dieu ». Nous avons là toute la doctrine chrétienne résumée par Jésus lui-même :

a) La nouvelle naissance, car la nature humaine non régénérée ne peut entrer dans le royaume de Dieu ;

b) Naître d’eau et d’Esprit, c’est-à-dire s’engager volontairement par le Baptême d’eau (immersion du corps tout entier dans l’eau) comme Jésus en a lui-même donné l’exemple et recevoir par la foi l’Esprit de Dieu ;

c) L’Esprit de Dieu n’est pas visible avec les yeux de la chair, mais il est ressenti par la personne qui l’a reçu ; ü La foi en la Parole de Dieu est indispensable, ici celle de Jésus, Parole de Dieu faite chair ;

d) Jésus, le Fils de Dieu, est descendu du ciel pour faire connaître la Parole de Dieu ;

e) Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils Unique, parce qu’il est nécessaire que Jésus offre sa vie en rançon pour le péché et qu’il soit crucifié sur la croix, afin que « quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » ;

f) Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui n’y croit pas est jugé, parce qu’il n’a pas cru au Fils Unique de Dieu ;

g) Le jugement des impies vient de ce que la lumière est venue dans le monde et qu’ils ont préféré les ténèbres dans le but de cacher leurs mauvaises œuvres ;

h) Quiconque aime la vérité vient à la lumière et elle fait apparaître les bonnes œuvres faites en Dieu.

 

b) Arrestation de Jean-Baptiste : Jésus se rendit en Judée et ses disciples commencèrent à baptiser ceux qui se convertissaient dans les eaux du Jourdain. Cela inquiéta quelque peu les disciples de Jean-Baptiste. Mais bientôt, Jean-Baptiste fut arrêté et jeté en prison par Hérode Antipas (tétrarque de 4 av. notre ère à l’an 34 de notre ère) parce qu’il lui reprochait d’avoir pris la femme de son frère, Hérodias. Dés lors, Jésus se retira en Galilée et prêcha dans les synagogues la repentance et le royaume de Dieu avec la puissance de l’Esprit Saint. Dieu était glorifié et sa renommée se répandait dans toute la région. Les pharisiens disaient de lui qu’il faisait plus de disciples que Jean-Baptiste. Il prêcha après son arrestation et donna ainsi une continuation à son ministère qui venait d’être interrompu.

c) Jésus se révèle aux Samaritains : Ensuite, Jésus traversa la Samarie pour se rendre à nouveau en Galilée. Il rencontra dans la ville de Sichar une samaritaine auprès d’un puits vers midi (sixième heure), laquelle venait chercher de l’eau. Jésus lui demanda à boire, mais elle fut étonnée, car les Juifs ne parlaient pas aux Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t'eût donné de l'eau vive ». Toujours étonnée, elle lui demanda comment il pouvait faire sans rien pour puiser l’eau et s’il « était plus puissant que Jacob » qui avait construit ce puits. Alors Jésus lui dit : « Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai, moi, n'aura plus soif à jamais ; mais l'eau que je lui donnerai, sera en lui une fontaine d'eau jaillissant en vie éternelle ». Elle en profita pour lui demander de cette eau « afin de ne plus avoir besoin de venir ici ! ». Sans doute voulait-elle faire de l’humour, mais Jésus ajouta : « Va, appelle ton mari, et viens ici ». Elle répondit : « Je n'ai pas de mari ». Jésus lui dit : « Tu as bien dit : Je n'ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; en cela tu as dit vrai ». La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne-ci, et vous, vous dites qu'à Jérusalem est le lieu où il faut adorer ». Jésus continua : « Femme, crois-moi : l'heure vient que vous n'adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. Vous, vous adorez, vous ne savez quoi ; nous, nous savons ce que nous adorons ; car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l'adorent. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité ». Enfin, la femme lui dit : « Je sais que le Messie qui est appelé le Christ, vient ; quand celui-là sera venu, il nous fera connaître toutes choses ». Jésus se révéla à elle en lui disant : « Je le suis, moi qui te parle ». Alors la samaritaine abandonna sa cruche car elle le crut, puis elle alla prévenir les hommes de la ville, lesquels arrivèrent pour le voir et l’entendre à leur tour. Et il demeura avec eux sur leur demande pendant deux jours. Beaucoup crurent en lui et ils le reconnurent, après l’avoir entendu, comme le Sauveur du monde.

d) Jésus guérit le fils d’un Seigneur de la cour : Alors que Jésus se trouvait à Cana, un Seigneur de la cour vint le chercher de Capernaüm pour conduire auprès de son fils qui était malade et mourant. Jésus lui répondit : « Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez point ». Mais le Seigneur de la cour le pressa car son fils allait mourir et Jésus lui dit : « Va, ton fils vit ». Il le crut sans avoir besoin de « voir » te retourna dans sa ville. Il arriva le lendemain chez lui et apprit que son fils était toujours vivant, n’ayant plus de fièvre. Il demanda depuis quel moment il allait mieux et on lui répondit : « Hier, à 13 heures (septième heure), la fièvre l'a quitté ». C’était à cette heure là que Jésus lui avait dit : « Ton fils vit ». Alors, il crut en Jésus, lui et tous les gens de sa maison.

e) Jésus vint à Jérusalem et se rendit à la piscine miraculeuse de Béthesda : Il y avait à Jérusalem, près de la porte des Brebis (Néhémie 3 v 1), une piscine appelée en hébreu Béthesda (Maison de la Miséricorde), avec cinq portiques. Les malades se rendaient à cette piscine et attendaient que l’eau soit agitée, car un ange y descendait à certaines saisons ; le premier malade qui entrait dans l’eau lorsqu’elle était agitée était guéri, quelle que soit sa maladie. Ainsi, il y avait de nombreux infirmes, des aveugles, des boiteux et des gens qui avaient des membres séchés qui attendaient. Il y avait aussi parmi eux un homme infirme depuis 38 ans (c’est-à-dire depuis l’an 13 av. notre ère, 7 ans après le début des travaux de rénovation du Temple par Hérode I° le Grand).

Note : Des fouilles pratiquées en automne 1888 dans la partie nord-est de Jérusalem, pour restaurer l’église Sainte Anne, mirent à jour, à 30 mètres au N.-O. de ce bâtiment la piscine avec cinq portiques. Sur le mur il y avait une fresque à demi effacée, représentant un ange avec de l’eau. Ce lieu était tout aussi important il y a deux mille ans que Lourdes de nos jours.

Jésus le voyant, lui demanda : « Veux-tu être guéri ? ». Il lui répondit : « Seigneur, je n'ai personne qui, lorsque l'eau a été agitée, me jette dans le réservoir ; et, pendant que moi je viens, un autre descend avant moi ». Jésus lui dit alors : « Lève-toi, prends ton petit lit, et marche ». Et aussitôt l'homme fut guéri, prit son petit lit, et marcha. Or c'était sabbat ce jour-là, et les Juifs qui le virent porter son petit lit le lui reprochèrent ; alors il leur répondit que celui qui l’avait guéri le lui avait demandé. Et ils lui demandèrent : « Qui t’a guéri ? » Mais il ne savait pas. Jésus le rencontra plus tard dans le Temple et l’avertit : « Voici, tu es guéri ; mais ne pèche plus, de peur que pis ne t'arrive ».

Ici Jésus affirme que le péché est à l’origine de la maladie.

Quant aux Juifs, parce que Jésus guérissait le jour du sabbat, ils le persécutèrent et voulurent le faire mourir ! En ces lieux, la « Tradition » était en honneur et comptait plus que les malades ! Les Juifs, aveuglés, ne discernaient pas que Jésus avait « plus de pouvoir » que l’ange qui venait guérir les malades à la piscine miraculeuse… Jésus répondit aux Juifs qui l’accusaient : « Mon Père travaille jusqu'à maintenant, et moi je travaille aussi ». A cause de cela donc les Juifs cherchaient d'autant plus à le faire mourir, parce que non seulement il violait le sabbat, mais aussi parce qu'il disait que Dieu était son propre Père, se faisant égal à Dieu.

Quoique leur attitude était « révoltante », Jésus répondit et leur dit : « En vérité, en vérité, je vous dis : Le Fils ne peut rien faire de lui-même, à moins qu'il ne voie faire une chose au Père, car quelque chose que celui-ci fasse, cela, le Fils aussi de même le fait. Car le Père aime le Fils, et lui montre toutes les choses qu'il fait lui-même, et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l'admiration. Car comme le Père réveille les morts et les vivifie, de même aussi le Fils vivifie ceux qu'il veut ; car aussi le Père ne juge personne, mais il a donné tout le jugement au Fils ; afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n'honore pas le Fils, n'honore pas le Père qui l'a envoyé. En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie. En vérité, en vérité, je vous dis que l'heure vient, et elle est maintenant, que les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront. Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils aussi d'avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné autorité de juger aussi, parce qu'il est fils de l'homme. Ne vous étonnez pas de cela ; car l'heure vient en laquelle tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix ; et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien, en résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal, en résurrection de jugement. Je ne puis rien faire, moi, de moi-même ; je juge selon ce que j'entends, et mon jugement est juste ; car je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. Si moi je rends témoignage de moi-même, mon témoignage n'est pas vrai. C'est un autre qui rend témoignage de moi ; et je sais que le témoignage qu'il rend de moi est vrai. Vous, vous avez envoyé auprès de Jean, et il a rendu témoignage à la vérité ; mais moi, je ne reçois pas témoignage de l'homme, mais je dis ces choses afin que vous, vous soyez sauvés. Celui-là était la lampe ardente et brillante ; et vous, vous avez voulu vous réjouir pour un temps à sa lumière ; mais moi, j'ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; car les œuvres que le Père m'a données pour les accomplir, ces œuvres mêmes que je fais rendent témoignage de moi, que le Père m'a envoyé. Et le Père qui m'a envoyé, lui, a rendu témoignage de moi. Jamais vous n'avez entendu sa voix, ni vu sa figure ; et vous n'avez pas sa parole demeurant en vous ; car celui-là que lui a envoyé, vous, vous ne le croyez pas. Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi : et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie. Je ne reçois pas de gloire des hommes ; mais je vous connais, [et je sais] que vous n'avez pas l'amour de Dieu en vous. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là vous le recevrez. Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez de la gloire l'un de l'autre et qui ne cherchez pas la gloire qui [vient] de Dieu seul ? Ne pensez pas que moi, je vous accuserai devant le Père ; il y en a un qui vous accuse, Moïse en qui vous espérez. Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi; car lui a écrit de moi. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ?

Ici Jésus révèle une grande vérité, en tout temps tenue soigneusement secrète : ce n’est pas parce que certains religieux prêchent et vivent copieusement de la religion qu’ils croient aux Saintes Écritures ! Quelle conclusion faut-il en tirer ? Faut-il penser que les pires ennemis de Dieu se cachent à l’intérieur de la religion elle-même ? C’était bien le cas ici, mais nous n’avons rien dit ! Car ce n’est peut-être plus vrai aujourd’hui et nous invitons le lecteur à « garder son sang froid », comme le fit Jésus !

f) Jésus à Nazareth déclare « qu’aucun prophète n’est reçu dans son pays » : Lorsque Jésus se rendit à Nazareth, la ville où il fut élevé, le jour du sabbat, on lui remit le rouleau du prophète Esaïe dans la synagogue. Il lut le passage d’Esaïe ch. 63 v 1-3 : « L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, parce que l’Éternel m’a oint pour apporter de bonnes nouvelles aux débonnaires : il m’a envoyé pour panser ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers l’ouverture de la prison, pour proclamer l’année de la faveur de l’Éternel et le jour de la vengeance de notre Dieu, pour consoler tous ceux qui mènent deuil, pour mettre et donner à ceux de Sion qui mènent deuil l’ornement au lieu de la cendre, l’huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, afin qu’ils soient appelés térébinthes de justice, le plant de l’Éternel pour qu’il soit glorifié ». Et il leur dit : « Aujourd’hui cette écriture est accomplie, vous l’entendant ». Et il ajouta : « Assurément vous me direz cette parabole : Médecin, guéris-toi toi-même ; fais ici aussi dans ton pays toutes les choses que nous avons ouï dire qui ont été faites à Capernaüm ». Et il dit : « En vérité, je vous dis qu’aucun prophète n’est reçu dans son pays. Et, en vérité, je vous dis qu’il y avait plusieurs veuves en Israël, aux jours d’Élie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois, de sorte qu’il y eut une grande famine partout le pays ; et Élie ne fut envoyé vers aucune d’elles, sinon à Sarepta de la Sidonie vers une femme veuve. Et il y avait plusieurs lépreux en Israël au temps d’Élisée le prophète ; et aucun d’eux ne fut rendu net, sinon Naaman, le Syrien ». Après ces paroles, furieux, les habitants de la ville le chassèrent et l’emmenèrent vers une falaise escarpée pour le précipiter dans le vide. Mais il les « traversa » et se retira loin d’eux.

g) Jésus s’établit à Capernaüm qui devint « sa ville » : « Revenant » de Nazareth, Jésus alla s’établir à Capernaüm (village de Consolation), sur le rivage Nord-Ouest du lac de Galilée, dans le territoire de Zabulon et de Nephthali. Jésus en fit son « Quartier Général » et Capernaüm fut appelée « sa ville ». Ainsi s’accomplit Esaïe ch. 9 v 1-2 : « Toutefois l’obscurité ne sera pas selon la détresse qui fut sur la terre, quand au commencement il pesa légèrement sur le pays de Zabulon et le pays de Nephthali, et plus tard s’appesantît sur elle, chemin de la mer, au delà du Jourdain, Galilée des nations : le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre de la mort, la lumière a resplendi sur eux ! ».

h) Jésus acquiert un groupe de disciples fidèles après la pêche miraculeuse : Jésus avait déjà gagné des disciples depuis sa rencontre avec Jean-Baptiste : André, Pierre, Philippe et Nathanaël. Mais il ne les avait pas encore appelés définitivement à le suivre pour former un groupe complet et organisé de disciples. C’est ce qu’il entreprit de faire après s’être établi à Capernaüm. Jésus se trouvait au bord du lac de Génésareth, appelé également « mer de Galilée ». Pendant que les pêcheurs raccommodaient leurs filets, la foule était venue pour l’entendre prêcher. Alors Jésus monta dans la barque de Pierre pour s’éloigner et pouvoir l’enseigner à distance. Quand il eut fini, il demanda à Pierre de partir en pleine eau pour jeter les filets. Pierre lui fit remarquer qu’ils avaient pêché toute la nuit et qu’ils n’avaient rien pris, mais il affirma que, sur sa parole, il lâchera les filets. L’ayant fait, il ramena une grande quantité de poissons au point que les filets ne résistaient pas à la pression. Ils appelèrent leurs compagnons d’une autre nacelle et les deux barques furent remplies de poissons au point de s’enfoncer. Après cela, Pierre fut effrayé, s’agenouilla devant Jésus et lui dit : « Seigneur, retire-toi de moi, car je suis un homme pécheur ». Jésus l’appela à le suivre avec André, son frère, en leur disant : « Venez après moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes ». Dès lors, ils abandonnèrent tout pour le suivre. Ensuite, Jésus appela également Jacques et Jean à le suivre, tous deux étant également pêcheurs avec leur père Zébédée. De même, ils abandonnèrent leur travail et quittèrent leur père pour le suivre.

i) Jésus libère les possédés et guérit les malades : Marc 1 v 21-34 : Et ils entrent dans Capernaüm ; et étant entré aussitôt le jour du sabbat dans la synagogue, il enseignait. Et ils s’étonnaient de sa doctrine ; car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes. Et il y avait dans leur synagogue un homme possédé d’un esprit immonde ; et il s’écria, disant : Ha ! qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus Nazarénien ? Es-tu venu pour nous détruire ? Je te connais, je sais qui tu es : le Saint de Dieu. Et Jésus le tança, disant : Tais-toi, et sors de lui. Et l’esprit immonde, l’ayant déchiré et ayant crié à haute voix, sortit de lui. Et ils furent tous saisis d’étonnement, de sorte qu’ils s’enquéraient entre eux, disant : Qu’est ceci ? Quelle doctrine nouvelle est celle-ci ? Car il commande avec autorité, même aux esprits immondes, et ils lui obéissent. Et sa renommée se répandit aussitôt tout à l’entour dans la Galilée. Et aussitôt, sortant de la synagogue, ils allèrent avec Jacques et Jean dans la maison de Simon et d’André. Or la belle-mère de Simon était là couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt ils lui parlent d’elle. Et s’approchant, il la fit lever en la prenant par la main; et aussitôt la fièvre la quitta ; et elle les servit. Et, le soir étant venu, comme le soleil se couchait, on lui apporta tous ceux qui se portaient mal, et les démoniaques ; et la ville tout entière était rassemblée à la porte : et il en guérit plusieurs qui souffraient de diverses maladies, et chassa plusieurs démons, et ne permit pas aux démons de parler parce qu’ils le connaissaient. Jésus chassa les démons. De nos jours, qui croit à l’existence des démons ? C’est la puissance de Dieu qui fait apparaître la réalité des démons et permet de les chasser. Là où la puissance divine n’existe plus, l’existence des démons n’apparaît plus. Par conséquent, c’est l’absence de consécration à Dieu et de sainteté dans les Églises qui ne permet plus de faire apparaître une réalité cachée qui mine notre société de l’intérieur, de façon invisible, mais d’autant plus redoutable. Les démons sont aussi à l’origine de plusieurs de nos maladies, autrement dit, le péché peut conduire à la possession démoniaque et à la maladie.

j) Jésus pardonne les péchés et guérit les malades : Luc 5 v 17-26 : « Et il arriva, l’un de ces jours, qu’il enseignait. Et des pharisiens et des docteurs de la loi, qui étaient venus de chaque bourgade de Galilée, et de Judée, et de Jérusalem, étaient assis là, et la puissance du Seigneur était là pour les guérir. Et voici des hommes portant sur un lit un homme qui était paralysé ; et ils cherchaient à l’introduire et à le mettre devant lui. Et ne trouvant pas par quel moyen ils pourraient l’introduire, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et le descendirent par les tuiles, avec son petit lit, au milieu, devant Jésus. Et voyant leur foi, il dit : Homme, tes péchés te sont pardonnés. Et les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner, disant : Qui est celui-ci qui profère des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul ? Et Jésus, connaissant leurs pensés, répondant, leur dit : Pourquoi raisonnez-vous dans vos cœurs ? Lequel est le plus facile, de dire : Tes péchés te sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi et marche ? Or, afin que vous sachiez que le fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés (il dit au paralytique) : je te dis, lève-toi, et, prenant ton petit lit, va dans ta maison. Et à l’instant, s’étant levé devant eux, il prit le lit sur lequel il était couché, et s’en alla dans sa maison, glorifiant Dieu. Et ils furent tous saisis d’étonnement, et glorifiaient Dieu ; et ils furent remplis de crainte, disant : Nous avons vu aujourd’hui des choses étranges ». « Nous avons vu aujourd’hui des choses étranges… » dirent les témoins de ce que Jésus venait de faire. Nous dirions exactement la même chose de nos jours si cela se produisait devant nous. Pourquoi ? Parce que nous avons oublié Jésus, après des siècles, tout a été oublié. Pourtant, cette même grâce est toujours actuelle : pour cela, il suffit d’avoir la foi, mais après s’être consacré à Dieu, comme Jésus le fit.

k) Jésus appelle Matthieu à le suivre : Matthieu 9 v 9-13 : Et Jésus, passant de là plus avant, vit un homme nommé Matthieu, assis au bureau de recette ; et il lui dit : Suis-moi. Et se levant, il le suivit. Et il arriva, comme il était à table dans la maison, que voici, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent et se mirent à table avec Jésus et ses disciples ; ce que les pharisiens ayant vu, ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? Et Jésus, l’ayant entendu, leur dit : Ceux qui sont en bonne santé n’ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. Mais allez et apprenez ce que c’est que : " Je veux miséricorde et non pas sacrifice " [Osée 6:6] ; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. Le salut ne vient pas de sa propre justice, mais c’est une grâce de Dieu. Nous sommes tous pécheurs de nature et c’est par grâce que nous sommes sauvés. C’est Jésus le Sauveur car il a sacrifié sa vie pour racheter nos fautes. Sinon, il n’y aurait pas de salut. Jésus est venu pour sauver les pêcheurs car tous ont péché et ont besoin de la grâce de Dieu. Ceux qui se confient en leur propre justice rejettent la grâce de Dieu et, par conséquent, ils ne peuvent recevoir le salut ! Il n’y a de salut en aucun autre que Jésus !

l) Jésus choisit les Douze apôtres : Matthieu 10 v 1-15 : Et ayant appelé ses douze disciples, il leur donna autorité sur les esprits immondes pour les chasser, et pour guérir toute maladie et toute langueur. Or ce sont ici les noms des douze apôtres : le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère ; Jacques le fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques le fils d’Alphée, et Lebbée surnommé Thaddée ; Simon le Cananéen, et Judas l’Iscariote, qui aussi le livra. Jésus envoya ces douze et leur donna des ordres, disant : Ne vous en allez pas sur le chemin des nations, et n’entrez dans aucune ville de Samaritains ; mais allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Et quand vous irez, prêchez, disant : Le royaume des cieux s’est approché. Guérissez les infirmes; ressuscitez les morts ; rendez nets les lépreux ; chassez les démons : vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. Ne faites provision ni d’or, ni d’argent, ni de cuivre dans vos ceintures, ni d’un sac pour le chemin, ni de deux tuniques, ni de sandales, ni d’un bâton, car l’ouvrier est digne de sa nourriture. Et dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous qui y est digne ; et demeurez là jusqu’à ce que vous partiez. Et quand vous entrerez dans une maison, saluez-la. Et si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; mais si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne à vous. Et si quelqu’un ne vous reçoit pas et n’écoute pas vos paroles, quand vous partirez de cette maison ou de cette ville, secouez la poussière de vos pieds. En vérité, je vous dis : le sort du pays de Sodome et de Gomorrhe sera plus supportable au jour de jugement que celui de cette ville-là. Liste des Douze apôtres : 1. Simon appelé Pierre ; 2. André frère de Simon ; 3. Jacques fils de Zébédée ; 4. Jean frère de Jacques ; 5. Philippe ; 6. Barthélemy ; 7. Thomas ; 8. Matthieu le publicain ; 9. Jacques fils d’Alphée ; 10. Lebbée (Jude) surnommé Thaddée ; 11. Simon le Cananéen ; 12. Judas l’Iscariote.

m) Le sermon de Jésus sur la montagne : Luc 6 v 20-26 : Et lui, élevant les yeux vers ses disciples, dit : Bienheureux, vous pauvres, car à vous est le royaume de Dieu (ici, nous observons que Luc ne dit pas "les pauvres en esprit", mais "les pauvres", ce qui est la véritable signification, car Jésus a condamné les riches) ; bienheureux, vous qui maintenant avez faim, car vous serez rassasiés ; bienheureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Vous êtes bienheureux quand les hommes vous haïront, et quand ils vous retrancheront de leur société, et qu’ils vous insulteront et rejetteront votre nom comme mauvais, à cause du fils de l’homme. Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez de joie, car voici, votre récompense est grande dans le ciel, car leurs pères en ont fait de même aux prophètes.

Mais malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation ; malheur à vous qui êtes rassasiés, car vous aurez faim ; malheur à vous qui riez maintenant, car vous mènerez deuil et vous pleurerez. Malheur à vous quand tous les hommes diront du bien de vous, car leurs pères en ont fait de même aux faux prophètes.

Qui est bienheureux ? Les pauvres, les affamés, les malheureux (ceux qui sont dans l’échec…) et les disciples de Jésus qui témoignent de la vérité, à cause de laquelle ils sont persécutés.

Qui est condamné ? Les riches, les rassasiés, les heureux de ce monde (ceux qui ont réussi…) et ceux qui reçoivent les hommages d’ici-bas. Il semble que l’enseignement de Jésus n’ait pas été « très bien compris ». Une vérité s’est toutefois imposée au cours des siècles : « Le silence est d’or ». Dans ces conditions, devenir disciple de Jésus c’est aussi « ouvrir les yeux » car les paroles de Jésus sont aussi pour notre époque… Jésus a demandé à ses disciples : « Qui dit-on que je suis ? ». De la réponse donnée à cette question, nous choisissons : servir les valeurs du monde ou bien celles de Dieu ! Le problème, c’est qu’il n’est pas possible de faire les deux en même temps ! Le vouloir, c’est opter pour les valeurs de ce monde… A partir de là, nous pouvons deviner que Jésus a posé un problème particulier pour son époque, mais aussi pour tous les siècles jusqu’à nos jours ! Avons-nous conscience que notre choix nous impose des conséquences éternelles ? Ces quelques réflexions, très réfléchies, ont été les plus difficiles à écrire pour l’auteur, car elles imposent une pleine conscience de ce qui est dit ! L’auteur de ces lignes déclare : « Je crois que Jésus est le Fils de Dieu et je sais qu’on ne se moque pas de Dieu ! Dieu m’en est témoin ! ».

n) Jésus ressuscite le fils de la veuve de Naïn : Luc 7 v 11-17 : Et le jour suivant, il arriva que Jésus allait à une ville appelée Naïn, et plusieurs de ses disciples et une grande foule allaient avec lui. Et comme il approchait de la porte de la ville, voici, on portait dehors un mort, fils unique de sa mère, et elle était veuve ; et une foule considérable de la ville était avec elle. Et le Seigneur, la voyant, fut ému de compassion envers elle et lui dit : Ne pleure pas. Et s’approchant, il toucha la bière ; et ceux qui la portaient s’arrêtèrent ; et il dit : Jeune homme, je te dis, lève-toi. Et le mort se leva sur son séant, et commença à parler ; et il le donna à sa mère. Et ils furent tous saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : Un grand prophète a été suscité parmi nous, et Dieu a visité son peuple. Et le bruit de ce fait se répandit à son sujet dans toute la Judée et dans tout le pays d’alentour. « Je suis la résurrection et la vie ! » disait Jésus et il le prouvait ! « La mort m’est un gain ! » disait l’apôtre Paul, parce qu’il avait donné sa vie à Jésus !

o) Jésus suivi et assisté par ses disciples : Luc 8 v 1-3 : Et il arriva après cela, qu’il passait par les villes et par les villages, prêchant et annonçant le royaume de Dieu ; et les douze étaient avec lui, et des femmes aussi qui avaient été guéries d’esprits malins et d’infirmités, Marie, qu’on appelait Magdeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, et Jeanne, femme de Chuzas intendant d’Hérode, et Susanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens. Peut-on imaginer l’état d’esprit des disciples de Jésus ? Ils voyaient tous les jours les miracles qu’il faisait et la puissance de Dieu qui se manifestait autour d’eux ! Ils avaient eux aussi une conscience ! De plus ils entendaient les paroles de Jésus qui prêchait : leur vie était transformée ! La physionomie même de leur visage n’était plus la même ! La crainte de Dieu devait les marquer.

p) Jésus calme la tempête : Marc 4 v 35-41 : Et en ce jour-là, le soir étant venu, il leur dit : passons à l’autre rive. Et ayant renvoyé la foule, ils le prennent dans une nacelle, comme il était ; et d’autres nacelles aussi étaient avec lui. Et il se lève un grand tourbillon de vent, et les vagues se jetaient dans la nacelle, de sorte qu’elle s’emplissait déjà. Et il était, lui, à la poupe, dormant sur un oreiller ; et ils le réveillent et lui disent : Maître, ne te mets-tu pas en peine que nous périssions ? Et s’étant réveillé, il reprit le vent, et dit à la mer : Fais silence, tais-toi ! Et le vent tomba, et il se fit un grand calme. Et il leur dit : Pourquoi êtes-vous ainsi craintifs ? Comment n’avez-vous pas de foi ? Et ils furent saisis d’une grande peur, et ils dirent entre eux : Qui donc est celui-ci, que le vent même et la mer lui obéissent ? Quelle est cette puissance qui calme immédiatement la tempête ? Tous furent saisis de tremblements, et de terreur ! Dieu était présent et Jésus demandait à ses disciples d’avoir la foi !

p) Jésus ressuscite la fille de Jaïrus : Matthieu 9 v 18-26 : Voici, un chef s’étant approché lui rendit hommage, disant : Ma fille vient de mourir, mais viens et pose ta main sur elle, et elle vivra. Et Jésus se levant le suivit, ainsi que ses disciples. Et voici, une femme qui avait une perte de sang depuis douze ans s’approcha par derrière et toucha le bord de son vêtement ; car elle disait en elle-même : Si seulement je touche son vêtement, je serai guérie. Et Jésus, s’étant retourné et la voyant, dit : Aie bon courage, ma fille ; ta foi t’a guérie. Et la femme fut guérie dès cette heure. Et Jésus, étant arrivé à la maison du chef de synagogue, et voyant les joueurs de flûte et la foule qui faisait un grand bruit, dit : Retirez- vous, car la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort. Et ils se riaient de lui. Et lorsque la foule eut été mise dehors, il entra et prit sa main, et la jeune fille se leva. Et le bruit s’en répandit par tout ce pays-là. « Si seulement je touche son vêtement, je serai guérie ! » se disait cette femme et elle avait raison ! La puissance de Dieu était telle qu’il ne pouvait en être autrement ! Jésus s’en rendit compte, mais ne lui fit pas de reproche : « Ta foi t’a guérie » lui dit-il. « Retirez-vous, car la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort ! » disait Jésus. Il la prit par la main et lui insuffla la vie : elle se leva car elle était ressuscitée ! Jésus est la résurrection et la vie !

q) Mort de Jean-Baptiste : Matthieu 14 v 1-12 : En ce temps-là, Hérode (Antipas) le tétrarque ouït parler de la renommée de Jésus ; et il dit à ses serviteurs : C’est Jean le baptiseur ; il est ressuscité des morts, et c’est pourquoi les miracles s’opèrent par lui. Car Hérode, ayant fait prendre Jean, l’avait fait lier et mettre en prison, à cause d’Hérodias, la femme de Philippe son frère ; car Jean lui disait : Il ne t’est pas permis de l’avoir. Et tout en ayant le désir de le faire mourir, il craignait la foule, parce qu’ils le tenaient pour prophète. Mais lorsqu’on célébrait l’anniversaire de la naissance d’Hérode, la fille d’Hérodias dansa devant tous, et plut à Hérode : sur quoi il lui promit avec serment de lui donner tout ce qu’elle demanderait. Et elle, poussée par sa mère : Donne-moi ici, dit-elle, dans un plat, la tête de Jean le baptiseur. Et le roi en fut affligé ; mais, à cause des serments et de ceux qui étaient à table avec lui, il donna l’ordre qu’on la lui donnât. Et il envoya décapiter Jean dans la prison. Et sa tête fut apportée dans un plat et donnée à la jeune fille ; et elle la porta à sa mère. Et ses disciples vinrent et enlevèrent le corps et l’ensevelirent ; et s’en allant, ils rapportèrent à Jésus ce qui était arrivé. La séduction du péché, c’est la mort ! Mais qui était réellement mort ? Le roi fut affligé, car il était trop tard, trop tard en particulier pour lui ! Quant à Jean-Baptiste qui avait tout donné pour Dieu, jusqu’à sacrifier sa vie, il la retrouvera pour l’éternité dans le royaume de Dieu ! Car il n’y a point de mort pour ceux qui sont en Jésus-Christ ! Faut-il hésiter pour faire le choix de la vie éternelle ? Le « sermon sur la montagne » de Jésus devenait significatif ce jour où les disciples enlevèrent le corps de Jean-Baptiste pour l’ensevelir et rapporter ensuite à Jésus tout ce qui était arrivé.

r) Jésus multiplie les pains : Matthieu 14 v 13-21 : Et Jésus, l’ayant entendu, se retira de là dans une nacelle en un lieu désert, à l’écart ; et les foules, l’ayant appris, le suivirent à pied, des différentes villes. Et étant sorti, il vit une grande foule ; et il fut ému de compassion envers eux, et il guérit leurs infirmes. Et le soir étant venu, ses disciples vinrent à lui, disant : Le lieu est désert, et l’heure est déjà passée ; renvoie les foules, afin qu’elles s’en aillent aux villages et qu’elles s’achètent des vivres. Mais Jésus leur dit : Il n’est pas nécessaire qu’elles s’en aillent ; vous, donnez-leur à manger. Mais ils lui disent : Nous n’avons ici que cinq pains et deux poissons. Et il dit : Apportez-les-moi ici. Et ayant donné l’ordre aux foules de s’asseoir sur l’herbe, ayant pris les cinq pains et les deux poissons, il regarda vers le ciel et bénit ; et ayant rompu les pains, il les donna aux disciples, et les disciples aux foules. Et ils mangèrent tous et furent rassasiés. Et ils ramassèrent, des morceaux qui étaient de reste, douze paniers pleins. Or ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, outre les femmes et les enfants. Après la mort de Jean-Baptiste, tout le pays fut ému et beaucoup voulurent rejoindre Jésus. Ils virent à pied de différentes villes, dans l’émotion, sans réfléchir et ils se retrouvèrent là, devant Jésus, mais sans rien à manger ! Jésus guérit leurs infirmes, puis le soir vint et les disciples de Jésus soulevèrent le problème ! « Donnez-leur à manger ! » répondit Jésus à ses disciples. Étonnement des disciples ! Comment faire ? Alors Jésus le leur montra : il prit les provisions qui avaient été prévues : cinq pains et deux poissons. Et, après avoir donné l’ordre aux foules de s’asseoir, il leva les yeux au ciel et remercia Dieu. Lorsqu’il rompit les pains et distribua les poissons, il y en avait assez pour tous et il resta même douze paniers pleins, car la puissance divine qui s’exprime dans la prière et la foi est celle des miracles ! Vous n’y croyez peut-être pas, vous doutez, mais Jésus est le Fils de Dieu !

s) Jésus marche sur les eaux : Jean 6 v 15-21 : Jésus donc, sachant qu'ils allaient venir et l'enlever afin de le faire roi, se retira encore sur la montagne, lui tout seul. Et quand le soir fut venu, ses disciples descendirent à la mer. Et étant montés sur une nacelle, ils allèrent de l'autre côté de la mer, à Capernaüm. Et il faisait déjà nuit, et Jésus n'était pas venu à eux. Et la mer s'élevait par un grand vent qui soufflait. Ayant donc ramé environ vingt-cinq ou trente stades, ils voient Jésus marchant sur la mer et s'approchant de la nacelle ; et ils furent saisis de peur. Mais il leur dit : C'est moi, n'ayez point de peur. Ils étaient donc tout disposés à le recevoir dans la nacelle ; et aussitôt la nacelle prit terre au lieu où ils allaient.

Maintenant la foule voulait proclamer Jésus « roi des Juifs » ! Elle avait bien choisi son roi et c’était lui ! Alors il se retira sur la montagne pour se retrouver seul. Les disciples partirent en mer pour se rendre à Capernaüm sans Jésus. Mais sans lui, ils prenaient un risque car un grand vent souleva la mer et les mit en danger. Jésus n’était plus là pour calmer la tempête ! Alors que se passa-t-il ? Jésus apparut en train de marcher sur les eaux ! Non, ils ne rêvaient pas ! Imaginons « la tête » des disciples après ça ! Lorsque nous savons que Jésus a réellement vécu et que les Évangiles disent la vérité, nous comprenons ce que pensaient les disciples : ils savaient que Jésus était le Messie, les prophètes l’avaient annoncé, mais ce qu’ils vivaient chaque jour dépassait tout ce qu’ils auraient pu imaginer ! Alors, je vous le dis : ils avaient peur !

t) Jésus guérit la fille d’une cananéenne : Marc 7 v 24-30 : Et se levant, il s’en alla de là vers les frontières de Tyr et de Sidon ; et étant entré dans une maison, il ne voulait pas que personne le sût : et il ne put être caché ; car une femme dont la fille avait un esprit immonde, ayant ouï parler de lui, vint et se jeta à ses pieds ; (or la femme était grecque, syro-phénicienne de race) et elle le pria qu’il chassât le démon hors de sa fille. Et Jésus lui dit: Laisse premièrement rassasier les enfants ; car il ne convient pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux chiens. Et elle répondit et lui dit: Oui, Seigneur; car même les chiens, sous la table, mangent des miettes des enfants. Et il lui dit : À cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. Et s’en allant en sa maison, elle trouva le démon sorti, et sa fille couchée sur le lit.

Jésus partit pour se cacher des foules, mais même dans le territoire de Tyr et Sidon, ancienne Phénicie, il ne put passer inaperçu ! Une femme cananéenne, à la fois grecque et syro-phénicienne (tout ce qui était contraire au peuple Juif) vint se jeter à ses pieds pour le prier de chasser un démon de sa fille ! Jésus résista car les Juifs sont le peuple de Dieu comme le sont les enfants d’une famille, mais les autres n’ont pas cette dignité ! La réponse que fit cette cananéenne était attendue de Jésus : elle exprimait une foi sans faille exprimée dans une profonde humilité. Sa fille fut délivrée ! Qu’avait-elle offert à Jésus, sinon une grande foi ! Abraham fut appelé « le père de la foi » et si « tous n’ont pas la foi », il se trouve que « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ! ». La foi de cette femme suffisait !

u) Jésus multiplie à nouveau les pains : Matthieu 15 v 29-38 : Et Jésus, étant parti de là, vint près de la mer de Galilée ; et montant sur une montagne, il s’assit là. Et de grandes foules vinrent à lui, ayant avec elles des boiteux, des aveugles, des muets, des estropiés, et beaucoup d’autres ; et elles les jetèrent à ses pieds, et il les guérit ; de sorte que les foules s’étonnèrent en voyant les muets parler, les estropiés guérir, les boiteux marcher, et les aveugles voir ; et elles glorifièrent le Dieu d’Israël. Et Jésus, ayant appelé à lui ses disciples, dit : Je suis ému de compassion envers la foule, car voici trois jours déjà qu’ils demeurent auprès de moi, et ils n’ont rien à manger ; et je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur qu’ils ne défaillent en chemin. Et ses disciples lui disent : D’où aurions-nous dans le désert assez de pains pour rassasier une si grande foule ? Et Jésus leur dit : Combien avez-vous de pains? Et ils dirent : Sept, et quelques petits poissons. Et il commanda aux foules de s’asseoir sur la terre. Et ayant pris les sept pains et les poissons, il rendit grâces et les rompit et les donna à ses disciples, et les disciples à la foule. Et ils mangèrent tous et furent rassasiés ; et ils ramassèrent, des morceaux qui étaient de reste, sept corbeilles pleines. Or ceux qui avaient mangé étaient quatre mille hommes, outre les femmes et les enfants. Cette fois, le succès de Jésus ne pouvait plus être contenu. Le même problème se posait à nouveau : comment nourrir une foule trop pressée de rencontrer Jésus pour être prévoyante ? Nous aussi, nous nous serions précipités pour nous rendre à la rencontre de Jésus sans nous poser de question ! Voir et entendre Jésus, assister à ses miracles et voir la puissance de Dieu était plus important que tout le reste ! Alors, dans ces conditions, Jésus rendit grâces et distribua à nouveau les pains et les poissons car il est le même, hier, aujourd’hui et éternellement !

v) Qui dit-on que je suis ? : Matthieu 16 v 13-20 : Or, lorsque Jésus fut venu aux quartiers de Césarée de Philippe, il interrogea ses disciples, disant : Qui disent les hommes que je suis, moi, le fils de l’homme ? Et ils dirent : Les uns disent : Jean le baptiseur ; les autres : Élie ; et d’autres : Jérémie ou l’un des prophètes. Il leur dit : Et vous, qui dites-vous que je suis ? Et Simon Pierre, répondant, dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Et Jésus, répondant, lui dit : Tu es bienheureux, Simon Barjonas, car la chair et le sang ne t’ont pas révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. Et moi aussi, je te dis que tu es Pierre; et sur ce roc je bâtirai mon assemblée, et les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. Alors il enjoignit aux disciples de ne dire à personne qu’il fût le Christ. « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » répondit Pierre ! Il ne s’agissait pas d’une réponse philosophique, il en était loin, car il voyait tous les jours la puissance de Dieu se manifester par des signes, des prodiges et des miracles ! Jésus était « la pierre angulaire rejetée par ceux qui bâtissaient » (rejetée par les Juifs), mais elle restait celle qui devait servir de fondement à tout l’édifice : Jésus est la « Pierre », lui le Fils de Dieu sans lequel il n’y a pas de salut ! Pierre portait ce nom par « prédestination », car il allait poser ce fondement à l’Église : Jésus est la « Pierre Angulaire » sur laquelle elle doit être bâtie ! Psaume 118 v 22 : La pierre que ceux qui bâtissaient avaient rejetée, est devenue la tête de l’angle. Esaïe 8 v 14-15 : Et il sera pour sanctuaire, et pour pierre d’achoppement et rocher de trébuchement aux deux maisons d’Israël, pour piège et pour lacet aux habitants de Jérusalem. Et beaucoup d’entre eux trébucheront, et tomberont, et seront brisés, et enlacés, et pris. Esaïe 28 v 16 : C’est pourquoi ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Voici, je pose comme fondement, en Sion, une pierre, une pierre éprouvée, une précieuse pierre de coin, un sûr fondement: celui qui se fie à elle ne se hâtera pas. Matthieu 21 v 42-44 : Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les écritures : " La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin ; celle-ci est de par le Seigneur, et est merveilleuse devant nos yeux " [Psaume 118:22-23] ? C’est pourquoi je vous dis que le royaume de Dieu vous sera ôté, et sera donné à une nation qui en rapportera les fruits. Et celui qui tombera sur cette pierre sera brisé ; mais celui sur qui elle tombera, elle le broiera. Romains 9 v 30-33 : Que dirons-nous donc ? Que les nations qui ne poursuivaient pas la justice, ont trouvé la justice, la justice qui est sur le principe de la foi. Mais Israël, poursuivant une loi de justice, n’est point parvenu à cette loi. Pourquoi ? Parce que ce n’a point été sur le principe de la foi, mais comme sur le principe des œuvres : car ils ont heurté contre la pierre d’achoppement, selon qu’il est écrit : " Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement, et un rocher de chute " et " celui qui croit en lui ne sera pas confus " [Ésaïe 8:14-15; 28:16]. 1° Pierre 2 v 6-10 : Parce qu’on trouve dans l’écriture : " Voici, je pose en Sion une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera point confus " [Ésaïe 28:16]. C’est donc pour vous qui croyez, qu’elle a ce prix ; mais pour les désobéissants, " la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin " [Psaume 118:22], " et une pierre d’achoppement et un rocher de chute " [Esaïe 8:14], lesquels heurtent contre la parole, étant désobéissants, à quoi aussi ils ont été destinés. Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, mais qui maintenant êtes le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde. Éphésiens 2 v 19-22 : Ainsi donc vous n’êtes plus étrangers ni forains, mais vous êtes concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu, ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus Christ lui-même étant la maîtresse pierre du coin, en qui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, croît pour être un temple saint dans le Seigneur ; en qui, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu par l’Esprit.

 

Achèvement du ministère de Jésus.

 

a) Jésus annonce sa mort prochaine : Matthieu 16 v 21-26 : Dès lors Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, et qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens et des principaux sacrificateurs et des scribes, et qu’il fût mis à mort, et qu’il fût ressuscité le troisième jour. Et Pierre, le prenant à part, se mit à le reprendre, disant : Seigneur, Dieu t’en préserve, cela ne t’arrivera point ! Mais lui, se retournant, dit à Pierre : Va arrière de moi, Satan, tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes. Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce soi-même, et qu’il prenne sa croix, et me suive : car quiconque voudra sauver sa vie la perdra ; et quiconque perdra sa vie pour l’amour de moi, la trouvera. Car que profitera-t-il à un homme s’il gagne le monde entier, et qu’il fasse la perte de son âme; ou que donnera un homme en échange de son âme ? Jésus annonce sa mort à Jérusalem et sa résurrection, mais les disciples ne comprennent pas ! En effet, le mystère de la rédemption fondé sur le sacrifice de Jésus en expiation pour nos péchés leur était difficile à comprendre, comme pour tout le monde ! La mort de Jésus était nécessaire pour faire l’expiation de nos péchés, car il s’agit d’un sacrifice de substitution : Jésus est sacrifié et crucifié à notre place, jugé et condamné par Dieu à notre place ! Jésus a versé son sang pour la purification de nos péchés, tel est le mystère de Dieu ! Sans ce sacrifice, celui de Jésus, le Fils de Dieu, nos péchés ne pouvaient pas être pardonnés ! Notre salut passait par son sacrifice et les disciples ne comprenaient pas encore…

b) La Transfiguration : Marc 9 v 2-13 : Et après six jours, Jésus prend avec lui Pierre et Jacques et Jean, et les mène seuls à l’écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux ; et ses vêtements devinrent brillants et d’une extrême blancheur, comme de la neige, tels qu’il n’y a point de foulon sur la terre qui puisse ainsi blanchir. Et Élie leur apparut avec Moïse, et ils parlaient avec Jésus. Et Pierre, répondant, dit à Jésus : Rabbi, il est bon que nous soyons ici ; et faisons trois tentes : une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. Car il ne savait que dire; car ils étaient épouvantés. Et il vint une nuée qui les couvrit, et il vint de la nuée une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. Et aussitôt, ayant regardé de tous côtés, ils ne virent plus personne, sinon Jésus seul avec eux. Et comme ils descendaient de la montagne, il leur enjoignit de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, sinon lorsque le fils de l’homme serait ressuscité d’entre les morts. Et ils gardèrent cette parole, s’entre-demandant ce que c’était que ressusciter d’entre les morts. Et ils l’interrogèrent, disant : Pourquoi les scribes disent-ils qu’il faut qu’Élie vienne premièrement ? Et lui, répondant, leur dit : En effet, Élie vient premièrement et rétablit toutes choses; et comment il est écrit du fils de l’homme, qu’il souffrira beaucoup et qu’il sera chargé de mépris. Mais je vous dis qu’aussi Élie est venu, et ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu, comme il est écrit de lui. Jésus, suivie de Pierre, Jacques et Jean, se rend sur une montagne élevée. Jésus fut transfiguré devant eux et ils virent Élie et Moïse parler avec lui. Que pouvaient-ils penser face à cet événement ? Je pense que rien du tout, parce que cette fois, ils ne pouvaient plus suivre… Ils pouvaient tout juste être épouvantés ! Une nuée les couvrit et une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ».

Et nous, que pouvons-nous en penser ? Nous savons que Moïse vécut de 1617 à 1497 av. notre ère et qu’il apparaissait à Jésus cette année-là en 27 de notre ère, c’est-à-dire 1523 ans après sa mort ! Quant à Élie, nous n’avons pas les dates exactes de sa vie, mais nous savons qu’il vécut entre les années 920 et 880 av. notre ère, c’est-à-dire qu’il fut enlevé par les anges, comme Énoch avant lui, depuis environ 900 ans avant l’an 27 de notre ère. Jésus dit à ses disciples qu’Élie est déjà revenu et qu’il était Jean-Baptiste ; est-ce que Jean-Baptiste était aussi ce même Élie apparu sur la montagne avec Moïse ? Question pour le moins embarrassante vis-à-vis de tous ceux qui ne croient pas en la réincarnation des âmes ! Jésus n’a-t-il pas dit qu’Élie est venu en parlant de Jean-Baptiste ? Il se trouve que oui ! Nous admettons la préexistence de l’âme de Jésus, mais alors, pourquoi pas d’une âme humaine ? Ne nous arrêtons pas là ! Les Saintes Écritures annoncent la manifestation de deux prophètes pendant les événements apocalyptiques ; s’agit-il d’Élie et de Moïse ou d’Énoch et d’Élie ? Et si Jean-Baptiste était aussi Élie, pouvait-il être également Énoch ? Mais il ne pouvait pas être Moïse, apparu en même temps qu’Élie sur la montagne ! Et si Énoch avait été également Moïse ? Le plus probable serait qu’Énoch soit effectivement revenu en Moïse et qu’Élie soit revenu en Jean-Baptiste. Car dans ces conditions, ils reviendront tous deux une troisième fois dans les personnes des deux Témoins de l’Apocalypse.

Pour conclure toutes ces questions, une chose nous semble certaine, c’est qu’Élie et Moïse apparus devant Jésus sur la montagne sont aussi les deux Témoins dont parle l’Apocalypse de Saint Jean ! Ils sont déjà venus et ils reviendront! Alors pourquoi est-il écrit (Hébreux 9 v 27) : « qu’il est réservé à l’homme de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » ? S’agit-il du jugement éternel ? Nous pensons qu’il n’était pas question de cela ici, mais du jugement qui accompagne la fin de toute vie, donc du jugement porté sur une seule incarnation. Jésus a ressuscité plusieurs morts pendant son ministère et ceux-ci sont morts deux fois ! La parole prise à la lettre : « de mourir une seule fois » ne se vérifie pas! C’est pourquoi il faut être prudent avant de réciter (n'importe comment) des versets bibliques seulement pour justifier des convictions personnelles quelquefois mal fondées. Il faut réfléchir à l’intelligence de l’ensemble des Saintes Écritures et un verset biblique ne doit pas être sorti de son contexte ! Enfin, soyons logiques, si possible ! Dans la mesure où la réincarnation n’existerait pas, ne serait-ce pas diminuer la puissance de Dieu ? Dans la mesure où une seule vie terrestre déterminerait la destinée éternelle de l’âme, soit pour la perdition, soit pour le salut, serait-ce juste ? Il n’y aurait pas d’égalité des chances. Et qu’adviendrait-il de ceux qui n’ont jamais connu l’Évangile et qui ne pouvaient pas se convertir ? Vous dites qu’ils seront jugés en fonction de leur conscience, mais alors ils seront tous condamnés car tous sont pécheurs disent les Saintes Écritures ! En réalité, seule la réincarnation donne l’égalité des chances et, pendant le millenium, les âmes se réincarneront et n’auront plus l’excuse de prétendre après cela ne pas avoir connu Dieu, car la Terre sera remplie de la connaissance de Dieu ! Alors, nous comprenons pourquoi il y aura un jour un jugement éternel : toutes les chances avant cela auront été offertes aux âmes ! Et elles n’auront plus d’excuses si, après cela, elles n’auront toujours pas choisi de se convertir en choisissant la grâce de Dieu ! Faut-il encore poursuivre sur ces explications ? Y aurait-il une justice pour les handicapés ? Pour les aveugles, pour les sourds, pour les muets, pour les malades mentaux ? Auraient-ils eu les mêmes chances que les autres ? Et que faut-il dire des enfants qui meurent avant de devenir adultes : seront-ils tous perdus ? Inutile d’aller plus loin car ceux qui persistent à croire que la réincarnation n’existe pas juste à cause d’un verset biblique mal interprété restent libres de croire ce qu’ils veulent !

c) Jésus guérit un lunatique : Matthieu 17 v 14-21 : Et quand ils furent venus auprès de la foule, un homme s’approcha de lui, se jetant à genoux devant lui, et disant : Seigneur, aie pitié de mon fils, car il est lunatique et souffre cruellement, car souvent il tombe dans le feu, et souvent dans l’eau ; et je l’ai apporté à tes disciples, et ils n’ont pu le guérir. Et Jésus, répondant, dit : Ô génération incrédule et perverse, jusque à quand serai-je avec vous ; jusque à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi ici. Et Jésus le tança ; et le démon sortit de lui ; et le jeune garçon fut guéri dès cette heure-là. Alors les disciples, venant à Jésus à l’écart, dirent : Pourquoi n’avons nous pu le chasser ? Et Jésus leur dit : À cause de votre incrédulité ; car, en vérité, je vous dis : si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; et rien ne vous serait impossible. Mais cette sorte ne sort que par la prière et par le jeûne. Le jeune et la prière sont nécessaire pour beaucoup de choses dans la vie consacrée à Dieu, mais cela n’est pas « réellement » enseigné. Car il ne s’agit pas d’appeler les chrétiens au « jeûne et à la prière » parce que, comme ça, ils vont mettre l’argent économisé « dans le tronc de l’Église » ; cela serait un mauvais calcul qui, en lui-même, annulerait le résultat spirituel attendu de l’action : il ne faut pas mêler les questions d’argent avec le « jeûne et la prière ». Jésus n’a-t-il pas enseigné que le jeûne doit se pratiquer « en secret »? Il doit s’agir d’un engagement personnel et secret devant Dieu. Celui qui « lit dans les cœurs » ne peut être trompé!

d) Qui est le plus grand ? : Luc 9 v 46-50 : Et il s’éleva au milieu d’eux une question, à savoir lequel d’entre eux serait le plus grand. Mais Jésus, voyant la pensée de leur cœur, prit un petit enfant, et le plaça auprès de lui ; et il leur dit : Quiconque recevra ce petit enfant en mon nom, me reçoit ; et quiconque me reçoit, accueille celui qui m’a envoyé. Car celui qui est le plus petit parmi vous tous, c’est celui-là qui est grand. Et Jean, répondant, dit : Maître, nous avons vu quelqu’un qui chassait des démons en ton nom, et nous le lui avons défendu, parce qu’il ne te suit pas avec nous. Et Jésus lui dit : Ne le lui défendez pas, car celui qui n’est pas contre vous est pour vous. Voilà un double enseignement intéressant : « Un petit enfant dans l’Église peut représenter le Christ » et celui-ci : « Celui qui n’est pas contre nous est avec nous ». Le plus grand est celui qui est le plus humble, dit Jésus ! Alors, tous ceux qui sont « enflés d’orgueil » parce qu’ils dominent l’Église, quelquefois avec arrogance, sont les « plus petits » ! Beaucoup de ceux qui ont dominé l’Église ont fait persécuter bien des « frères » : pourquoi ont-ils fait cela ? Certes, il y aura des surprises dans le royaume de Dieu !

e) Jésus enseigne comment prier : Luc 11 v 1-13 : Et comme il était en prière dans un certain lieu, il arriva, après qu’il eut cessé, que quelqu’un de ses disciples lui dit : Seigneur, enseigne-nous à prier, comme aussi Jean l’a enseigné à ses disciples. Et il leur dit : Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; donne-nous chaque jour le pain qu’il nous faut ; et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes aussi nous remettons à tous ceux qui nous doivent ; et ne nous induis pas en tentation. Et il leur dit : Qui sera celui d’entre vous qui, ayant un ami, aille à lui sur le minuit, et lui dise : Ami, prête-moi trois pains, car mon ami est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui présenter ? Et celui qui est dedans, répondant, dira : Ne m’importune pas ; la porte est déjà fermée, et mes enfants sont au lit avec moi ; je ne puis me lever et t’en donner. Je vous dis que, bien qu’il ne se lève pas et ne lui en donne pas parce qu’il est son ami, pourtant, à cause de son importunité, il se lèvera et lui en donnera autant qu’il en a besoin. Et moi, je vous dis : Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; heurtez, et il vous sera ouvert ; car quiconque demande, reçoit ; et celui qui cherche, trouve ; et à celui qui heurte, il sera ouvert. Or quel est le père d’entre vous à qui son fils demandera un pain et qui lui donnera une pierre ? ou aussi, s’il demande un poisson, lui donnera, au lieu d’un poisson, un serpent ? ou aussi, s’il demande un œuf, lui donnera un scorpion ? Si donc vous qui êtes méchants, vous savez donner à vos enfants des choses bonnes, combien plus le Père qui est du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent.

Ne faudrait-il pas apprendre cet enseignement de Jésus par cœur ? Il serait nécessaire de le connaître avant de prier et d’une autre façon, bien évidemment, qu’en récitant de « vaines redites » ! La prière consiste à s’adresser à Dieu, à lui parler et à le supplier au travers d’un don de soi-même ! Nous nous donnons à Dieu et c’est la raison pour laquelle il nous écoute ! Croyez-vous qu’il puisse en être autrement ? Les « redites » sont les prières « toutes faites » des religions traditionnelles qui ont perdu l’essentiel, à savoir une relation de nature spirituelle avec Dieu issue d’un engagement personnel avec lui !

f) Jésus condamne les Pharisiens et les Docteurs de la loi (théologiens) : Luc 11 v 37-54 : Et comme il parlait, un pharisien le pria de dîner chez lui ; et entrant, il se mit à table. Mais le pharisien, voyant cela, s’étonna parce qu’il ne s’était pas premièrement lavé avant le dîner. Et le Seigneur lui dit : Pour vous, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, mais au dedans vous êtes pleins de rapine et de méchanceté. Insensés ! celui qui a fait le dehors, n’a-t-il pas fait le dedans aussi ? Mais donnez l’aumône de ce que vous avez ; et voici, toutes choses vous seront nettes. Mais malheur à vous, pharisiens ! car vous payez la dîme de la menthe et de la rue et de toute sorte d’herbe, et vous négligez le jugement et l’amour de Dieu : il fallait faire ces choses-ci, et ne pas laisser celles-là. Malheur à vous, pharisiens ! car vous aimez les premiers sièges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques. Malheur à vous ! car vous êtes comme les sépulcres qui ne paraissent pas ; et les hommes, marchant dessus, n’en savent rien. Et l’un des docteurs de la loi, répondant, lui dit : Maître, en disant ces choses tu nous dis aussi des injures. Et il dit : À vous aussi, malheur, docteurs de la loi ! car vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et vous-mêmes vous ne touchez pas ces fardeaux d’un seul de vos doigts. Malheur à vous ! car vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et vos pères les ont tués. Vous rendez donc témoignage aux œuvres de vos pères et vous y prenez plaisir ; car eux, ils les ont tués, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C’est pourquoi aussi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, et ils en tueront et en chasseront par des persécutions : afin que le sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde soit redemandé à cette génération, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et la maison : Oui, vous dis-je, il sera redemandé à cette génération. Malheur à vous, les docteurs de la loi ! car vous avez enlevé la clef de la connaissance : vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché ceux qui entraient.

Et comme il leur disait ces choses, les scribes et les pharisiens se mirent à le presser fortement ; et ils le provoquaient à parler de plusieurs choses, lui dressant des pièges, et cherchant à surprendre quelque chose de sa bouche, afin de l’accuser. Pour comprendre, il faut « traduire en français » ! C’est-à-dire, répondre aux questions suivantes : 1°) Qui sont les « Pharisiens » ? ; 2°) Qui sont les « Docteurs de la loi » ? S’agit-il de personnes ayant appartenu au passé et n’ayant plus aucune existence de nos jours ? Les « Pharisiens » sont les représentants de la religion, dite officielle, mais pas seulement ceux de l’époque de Jésus, car les « Docteurs de la loi » sont les théologiens, pas uniquement ceux de l’époque des « Pharisiens » ! Y aurait-il quelque chose à ajouter ? Oui, relire cet enseignement de Jésus et l’appliquer à l’époque d’aujourd’hui, car, depuis, rien n’a changé ! Peut-être, répondra-t-on que Jésus s’adressait aux religieux Juifs et non aux chrétiens ! C’est vrai au départ, mais, malheureusement, l’Église a évolué dans l’histoire et au cours des siècles : tout le monde sait comment !

g) Jésus met en garde ses disciples : Luc 12 v 1-12 : Cependant les foules s’étant rassemblées par milliers, de sorte qu’ils se foulaient les uns les autres, il se mit, avant tout, à dire à ses disciples : Tenez-vous en garde contre le levain des pharisiens, qui est l’hypocrisie. Mais il n’y a rien de couvert qui ne sera révélé, ni rien de secret qui ne sera connu. C’est pourquoi toutes les choses que vous avez dites dans les ténèbres seront entendues dans la lumière, et ce dont vous avez parlé à l’oreille dans les chambres sera publié sur les toits. Mais je vous dis à vous, mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui après cela ne peuvent rien faire de plus ; mais je vous montrerai qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne; oui, vous dis-je, craignez celui-là. Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux sous ? et pas un seul d’entre eux n’est oublié devant Dieu. Mais les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc pas : vous valez mieux que beaucoup de passereaux. Et je vous dis : Quiconque m’aura confessé devant les hommes, le fils de l’homme le confessera aussi devant les anges de Dieu ; mais celui qui m’aura renié devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu. Et quiconque parlera contre le fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais à celui qui aura proféré des paroles injurieuses contre le Saint Esprit, il ne sera pas pardonné. Et quand ils vous mèneront devant les synagogues et les magistrats et les autorités, ne soyez pas en souci comment, ou quelle chose vous répondrez, ou de ce que vous direz ; car le Saint Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra dire. Bien des réflexions nous viennent à l’esprit lorsque nous avons entendu Jésus nous parler comme il vient de le faire ici ! Nous avons l’habitude de garder des secrets, mais « il n’y a rien de couvert qui ne sera révélé, ni rien de secret qui ne sera connu » nous dit Jésus. Quelle honte de savoir « ses secrets » dévoilés devant tout le monde ! Critiquer, encore, toujours et sans cesse… et Jésus répond : « vous serez mesuré avec la mesure dont vous vous serez servi pour juger les autres ! ». Nous devrions prendre garde à nos paroles et ne garder de secret que pour ce qui honore Dieu, car rien de ce que nous pensons ou faisons ne sera oublié ! De ce fait il y aura une justice contre ceux qui font le mal et, de même, toute injustice sera réparée ! Comment orientons-nous notre vie et quel est le but de notre existence ? Pourrions-nous le dire à tout le monde ? Vous avez créé une entreprise et ce n’est pas un péché ! Certes ! Mais pour quelle raison l’avez-vous fait ? Quelle est votre attitude vis-à-vis de l’argent ? Qu’en est-il de notre responsabilité de citoyen ? Nous allons voter « en secret », mais que dirons-nous lorsque tout le monde connaîtra le choix que nous avons fait, puisque, un jour tous les secrets seront dévoilés ? Qu’avons-nous fait de la démocratie chèrement acquise par les peuples ? Si vous avez choisi la carrière politique, quelles étaient vos véritables motivations ? Vous est-il possible de l’avouer ? Sachez que tout secret des cœurs sera connu ! Vous vous cachez derrière le secret, mais il ne peut pas y en avoir pour Dieu, ni de « secret d’État » pour Lui ! Tout ce qui est caché aux peuples, Dieu le sait et ils le sauront aussi un jour ! N’avons-nous aimé et servi qu’un seul Dieu, celui de l’argent ? Si oui, l’enfer nous est réservé ! Comment avons-nous traité les pauvres ? Sommes-nous racistes ou pas ? Si oui, tout le monde le saura ! Sommes-nous des persécuteurs pour écarter ceux qui nous dérangent ? Si oui, tout le monde sera informé ! Avons-nous été persécuté ? Toutes les pensées de nos persécuteurs seront dévoilées ! Pensez-vous que « la fin justifie les moyens » ? Mais alors, quelle sera votre fin et quelle sera votre destinée éternelle ? Vous avez peut-être décidé de faire votre carrière dans le « droit » et vous êtes devenu juge ou avocat ! Etes-vous certains d’avoir servi la justice ? Avez-vous cherché à connaître la vérité en toute affaire ou avez-vous choisi de « servir un système » ? Avez-vous mesuré l’écart qui existe entre la justice des hommes et celle de Dieu ? Avez-vous pensé que ce n’est pas la même chose ? Toutes vos pensées seront dévoilées et tous vos jugements seront « revus et corrigés » si nécessaire ! Car on ne se moque pas de la vérité ! Vous êtes un député, démocratiquement élu, et vous avez voté des lois : seront-elles approuvées par Dieu ? Si ce n’est pas le cas, ces mêmes lois vous condamneront ! Vous êtes juge et vous avez « appliqué les lois » : Dieu vous jugera en fonction de votre conscience ! Comment Dieu jugera-t-il les « secrets du Vatican », lesquels seront un jour connus de tous ? Les papes ne se sont-ils jamais posé cette question ? Sont-ils assurés d’entrer eux-mêmes dans le royaume de Dieu ? Si oui, pour quelle raison y entreront-ils ? Peuvent-ils donner la bonne explication à une telle question ? Si la réponse est non, s’en préoccupent-ils réellement ? Peut-on « tromper Dieu » de la même façon qu’on peut « égarer les hommes » ? Lorsque les Cardinaux, protégés par le secret, élisent un nouveau pape, savent-ils que leurs véritables motivations seront dévoilées dans le futur ? Savent-ils que leurs secrets, sans aucune exception, seront connus de tous ? Ils affirment connaître Dieu et le servir, car ils portent l’habit religieux « qui en témoigne », mais servent-ils Dieu en « esprit et en vérité » ? Connaissent-ils la loi fondamentale de Dieu, laquelle consiste à aimer Dieu de tout son cœur et de toute son âme, et d’aimer ensuite son prochain comme soi-même ? Si la réponse est oui, c’est bien ! Si c’est non, ils en répondront devant Dieu d’autant plus qu’ils ont porté l’habit religieux ! Rien ne restera caché nous dit Jésus ! Sachez-le, ce n’est pas l’habit religieux qui assure le salut, mais la foi en la Parole de Dieu, suivie de la repentance ! La protection des religieux qui portent l’habit vient de l’authenticité de leur foi en Jésus, mais ce n’est pas et ne peut pas être à cause d’un secret, car « il n’y aura rien de couvert qui ne sera révélé ». Et vous qui établissez de fausses doctrines religieuses dans le but de « créer une secte » et, par ce moyen, de « faire de l’argent », comment croyez-vous échapper par la suite au jugement de Dieu ? Vous avez inventé une fausse doctrine dans le but de « caractériser » votre mouvement religieux, étant certains qu’on ne la retrouvera pas ailleurs, puisque c’est vous qui l’avez créée ! Vous faites passer cet enseignement pour être « la vérité », celle que les autres « cacheraient » ou n’auraient pas pu comprendre ! Vous pratiquer le « lavage de cerveau » pour inculquer cette fausse doctrine à tous ceux qui vous écoutent ! Vous vous fabriquez des disciples fidèles parce que certains d’entre eux partageront les bénéfices avec vous ! Enfin, vous réduisez à l’asservissement tous ceux qui vous ont fait confiance ! Une chose est certaine : une place d’honneur vous est réservée en enfer ! Certes, il ne faut pas confondre la vérité avec une « fausse doctrine », mais comment faire la différence ? Il y a un filtre, c’est la « Parole de Dieu », c’est-à-dire la Bible elle-même ! Cependant comment peut-on connaître une bonne interprétation des Saintes Écritures d’une « erreur » doctrinale ? Jésus nous en a donné la clé : « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits ». Un bon arbre ne produit pas de mauvais fruits ni un mauvais arbre de bons fruits, disait-il. L’œuvre de Dieu se voit à l’œil nu ! Pas besoin de « lunettes » pour la reconnaître ! La Parole de Dieu est une réalité car Il n’a pas voulu « rester dans le silence » et Il a parlé ! Il a parlé d’abord par les prophètes et ensuite par Jésus, la « Parole de Dieu faite chair » ! Comment pouvons-nous en être convaincus ? Il suffit pour cela d’entendre la Parole de Dieu et, dès lors, nous la « reconnaissons » ! S’agit-il d’un miracle ? Mais oui, certainement ! C’est un fait qui a été expérimenté par tous ceux qui ont eu la foi ! Des signes, des prodiges et des miracles ont accompagné la Parole de Dieu car c’est Dieu lui-même qui en a rendu témoignage ! Il n’existe qu’une seule difficulté : la Parole de Dieu doit être reçue avec foi ! Car celui qui ne croit pas en Dieu ne peut rien recevoir de Lui ! Ouvrons-nous à Lui et recevons Sa Grâce ! Cela ne vaut-il pas mieux que Son Jugement ? La loi de Dieu est celle du cœur car Dieu est amour ! Jésus n’a-t-il pas dit : « Aimez-vous les uns les autres » ? Aimons-nous notre prochain ? Si nous servons Dieu dans un ministère, le faisons-nous réellement pour l’Être suprême ? Prêchez-vous l’Évangile pour de l’argent ? Si oui, vous n’entrerez pas dans le royaume de Dieu ! Toute pensée secrète sera révélée et, semble-t-il, il y aura des surprises ! Vous dites, vous qui prêchez l’Évangile et gagnez de cette façon votre vie, que vous attendez le retour de Jésus ! Est-ce vrai ? Rappelez-vous que les menteurs n’entreront pas dans le royaume de Dieu ! Car, croyez-vous réellement au retour de Jésus, vous qui prêchez la « Bonne Parole » ? Comment réagissez-vous lorsqu’on vous dit aujourd’hui, au début du XXI° siècle : « C’est pour notre génération, voici il revient et il faut vous y préparer » ? Est-ce que vous devenez hostiles, furieux et hors de vous ? Trépignez-vous de colère et que faites-vous ensuite avec vos doigts ? Si c’est le cas, sachez-le, votre jugement est assuré et vous n’entrerez pas dans le royaume de Dieu ! Car comment avez-vous pu croire que Dieu n’existe pas et être entré en même temps dans le saint ministère ? Certes, vous n’avez jamais cru ces paroles suivant lesquelles « rien n’est caché à celui qui juge les cœurs et les pensées des hommes », mais alors, comment échapperez-vous au jugement de Dieu lorsque Jésus reviendra ? Est-ce à cause de votre manque de foi et de votre fausseté que vous « passerez au travers » ? Ne prêchez pas l’Évangile si vous ne croyez pas au retour de Jésus ! Laissez tomber la religion et allez chercher un emploi ailleurs ! Ceux qui aujourd’hui prêchent l’Évangile et s’opposent en même temps au message du retour de Jésus se retrouveront bientôt dans des églises vides ! Amen ! Ensuite, ils seront jugés par Dieu lui-même, car il n’y a pas de salut et ne peut pas y en avoir pour eux !

h) Jésus guérit une femme infirme depuis 18 ans : Luc 13 v 10-17 : Or il enseignait dans l’une des synagogues en un jour de sabbat. Et voici, il y avait là une femme ayant un esprit d’infirmité depuis dix-huit ans, et elle était courbée et ne pouvait nullement se redresser. Et Jésus, la voyant, l’appela et lui dit : Femme, tu es délivrée de ton infirmité. Et il posa les mains sur elle : et à l’instant elle fut redressée, et glorifiait Dieu. Et le chef de synagogue, indigné de ce que Jésus avait guéri, un jour de sabbat, répondant, dit à la foule : Il y a six jours où il faut travailler ; venez donc ces jours-là, et soyez guéris, et non pas le jour du sabbat. Le Seigneur donc lui répondit, et dit : Hypocrites! chacun de vous ne détache-t-il pas de la crèche son bœuf on son âne un jour de sabbat, et ne les mène-t-il pas boire ? Et celle-ci qui est fille d’Abraham, laquelle Satan avait liée, voici, il y a dix-huit ans, ne fallait-il pas la délier de ce lien le jour du sabbat ? Et comme il disait ces choses, tous ses adversaires furent couverts de honte ; et toute la foule se réjouissait de toutes les choses glorieuses qui étaient faites par lui. Si, de nos jours, la prière de la foi était interdite dans les Églises le Dimanche, quand cela pourrait-il se faire ? En semaine, lorsque les salariés sont accablés par leurs obligations professionnelles, peut-être ? A l’époque de Jésus, il n’y avait que le jour du sabbat où les malades et les malheureux pouvaient attendre et espérer un miracle de Dieu pour les libérer ou les soulager de leur détresse, mais les religieux de l’époque n’étaient pas d’accord ! Ils avaient probablement la « belle vie » et ils ne voulaient pas qu’elle soit contrariée ! (N'est-ce pas la même chose de nos jours ?) Quand est-il des religieux aujourd’hui ? Ne disent-ils pas que « le temps des miracles est passé » ? De cela, ils devront rendre compte à Dieu !

i) Jésus ressuscite Lazare : Jean 11 v 1-46 : Or il y avait un certain homme malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. Et c'était la Marie qui oignit le Seigneur d'un parfum et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, de laquelle Lazare, le malade, était le frère. Les sœurs donc envoyèrent vers lui, disant : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. Jésus, l'ayant entendu, dit : Cette maladie n'est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. Après donc qu'il eut entendu que Lazare était malade, il demeura encore deux jours au lieu où il était. Puis après cela, il dit à ses disciples : Retournons en Judée. Les disciples lui disent: Rabbi, les Juifs cherchaient tout à l'heure à te lapider, et tu y vas encore ! Jésus répondit : N'y a-t-il pas douze heures au jour ? Si quelqu'un marche de jour, il ne bronche pas, car il voit la lumière de ce monde ; mais si quelqu'un marche de nuit, il bronche, car la lumière n'est pas en lui. Il dit ces choses ; et après cela il leur dit: Lazare, notre ami, s'est endormi ; mais je vais pour l'éveiller. Les disciples donc lui dirent : Seigneur, s'il s'est endormi, il sera guéri. Or Jésus avait parlé de sa mort ; mais eux pensaient qu'il avait parlé du dormir du sommeil. Jésus leur dit donc alors ouvertement : Lazare est mort ; et je me réjouis, à cause de vous, de ce que je n'étais pas là, afin que vous croyiez. Mais allons vers lui. Thomas donc, appelé Didyme, dit à ses condisciples : Allons-y, nous aussi, afin que nous mourions avec lui. Jésus étant donc arrivé trouva qu’il était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. Or Béthanie était près de Jérusalem, à une distance d'environ quinze stades. Et plusieurs d'entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie, pour les consoler au sujet de leur frère. Marthe donc, quand elle eut ouï dire que Jésus venait, alla au devant de lui ; mais Marie se tenait assise dans la maison. Marthe donc dit à Jésus : Seigneur, si tu eusses été ici mon frère ne serait pas mort ; mais même maintenant je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, il te le donnera. Jésus lui dit : Ton frère ressuscitera. Marthe lui dit : Je sais qu'il ressuscitera en la résurrection, au dernier jour. Jésus lui dit : Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, encore qu'il soit mort, vivra ; et quiconque vit, et croit en moi, ne mourra point, à jamais. Crois-tu cela ? Elle lui dit : Oui, Seigneur, moi je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. Et ayant dit cela, elle s'en alla et appela secrètement Marie, sa sœur, disant : Le maître est venu, et il t’appelle. Celle-ci, aussitôt qu’elle l’eut entendu, se lève promptement et s’en vient à lui. Or Jésus n’était pas encore arrivé dans le village ; mais il était au lieu où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs donc qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, ayant vu que Marie s'était levée promptement et était sortie, la suivirent, disant : Elle s'en va au sépulcre pour y pleurer. Marie donc, quand elle fut venue là où était Jésus, et qu'elle l’eut vu, se jeta à ses pieds, lui disant : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. Jésus donc, quand il la vit pleurer, et les Juifs qui étaient venus avec elle, pleurer, frémit en son esprit, et se troubla, et dit : Où l’avez-vous mis ? Ils lui disent : Seigneur, viens et vois. Jésus pleura. Les Juifs donc dirent : Voyez comme il l’affectionnait. Mais quelques-uns d’entre eux dirent : Celui-ci, qui a ouvert les yeux de l’aveugle, n’aurait-il pas pu faire aussi que cet homme ne mourût pas ? Jésus donc, frémissant encore en lui-même, vient au sépulcre (or c'était une grotte, et il y avait une pierre dessus). Jésus dit : Ôtez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car il est là depuis quatre jours. Jésus lui dit : Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as entendu. Or moi je savais que tu m’entends toujours ; mais je l’ai dit à cause de la foule qui est autour de moi, afin qu'ils croient que toi, tu m’as envoyé. Et ayant dit ces choses, il cria à haute voix : Lazare, sors dehors ! Et le mort sortit, ayant les pieds et les mains liés de bandes ; et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller. Plusieurs donc d'entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie, et qui avaient vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui ; mais quelques-uns d’entre eux s’en allèrent auprès des pharisiens et leur dirent ce que Jésus avait fait. Jésus savait qu’en ressuscitant Lazare il allait également accomplir son destin, celui du don de sa propre vie ! Ainsi, ce miracle devenait précurseur de ce qui allait bientôt lui arriver ! Car au lieu de reconnaître la grâce de Dieu, les religieux de l’époque s’acharnèrent davantage contre Jésus et complotèrent pour le faire mourir ! La loi de Moïse enseignait d’aimer Dieu et son prochain, mais où donc se trouvait l’amour ? Jésus en faisait preuve et il allait être condamné à cause de cela !

j) Les Pharisiens décident de tuer Jésus : Jean 11 v 47-57 : Plusieurs donc d'entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie, et qui avaient vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui ; mais quelques-uns d'entre eux s'en allèrent auprès des pharisiens et leur dirent ce que Jésus avait fait. Les principaux sacrificateurs et les pharisiens donc assemblèrent un sanhédrin, et dirent : Que faisons-nous ? car cet homme fait beaucoup de miracles. Si nous le laissons ainsi faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront, et ôteront et notre lieu et notre nation. Et l'un d'entre eux, appelé Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit : Vous ne savez rien, ni ne considérez qu'il nous est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas. Or il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et non pas seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés. Depuis ce jour-là donc, ils consultèrent ensemble pour le faire mourir. Jésus donc ne marcha plus ouvertement parmi les Juifs ; mais il s'en alla de là dans la contrée qui est près du désert, en une ville appelée Éphraïm ; et il séjourna là avec les disciples.

Or la Pâque des Juifs était proche, et plusieurs montèrent de la campagne à Jérusalem, avant la Pâque, afin de se purifier. Ils cherchaient donc Jésus, et se disaient l'un à l'autre, comme ils étaient dans le temple : Que vous semble ? Pensez-vous qu'il ne viendra point à la fête ? Or les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné ordre que si quelqu'un savait où il était, il le déclarât, afin qu'on le prît. C’en est fait, la décision est prise, Jésus doit mourir ! Pourquoi ? Parce qu’il fait trop de miracles !

k) Une femme de Béthanie oint la tête de Jésus avec du parfum de grand prix : Matthieu 26 v 6-13 : Et comme Jésus était à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, une femme, ayant un vase d’albâtre plein d’un parfum de grand prix, vint à lui et le répandit sur sa tête comme il était à table. Et les disciples, le voyant, en furent indignés, disant : À quoi bon cette perte ? Car ce parfum aurait pu être vendu pour une forte somme, et être donné aux pauvres. Et Jésus, le sachant, leur dit : Pourquoi donnez-vous du déplaisir à cette femme ? car elle a fait une bonne œuvre envers moi ; car vous avez toujours les pauvres avec vous, mais moi, vous ne m’avez pas toujours ; car cette femme, en répandant ce parfum sur mon corps, l’a fait pour ma sépulture. En vérité, je vous dis : En quelque lieu que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce que cette femme a fait, en mémoire d’elle. Jean 11 v 1-5 : Or il y avait un certain homme malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. Et c'était la Marie qui oignit le Seigneur d'un parfum et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, de laquelle Lazare, le malade, était le frère. Les sœurs donc envoyèrent vers lui, disant : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. Jésus, l'ayant entendu, dit : Cette maladie n'est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. Après la résurrection de Lazare, Marie, sa sœur, oignit la tête de Jésus avec du parfum de grand prix. Elle affirma ainsi sa reconnaissance car Jésus avait ressuscité son frère. Quoi de plus naturel ? Cependant, certains le lui reprochèrent ! Mais, était-ce réellement en faveur de la défense des pauvres que l’on fit des reproches à Marie ?

l) Entrée de Jésus à Jérusalem : Marc 11 v 1-11 : Et comme ils approchent de Jérusalem, de Bethphagé et de Béthanie, vers la montagne des Oliviers, il envoie deux de ses disciples et leur dit : Allez au village qui est vis-à-vis de vous ; et aussitôt, en y entrant, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel jamais aucun homme ne s’est assis ; détachez-le, et amenez-le. Et si quelqu’un vous dit : Pourquoi faites-vous cela ? dites : Le Seigneur en a besoin ; et aussitôt il l’enverra ici. Et ils s’en allèrent et trouvèrent un ânon qui était attaché dehors, à la porte, au carrefour; et ils le détachent. Et quelques-uns de ceux qui étaient là, leur dirent : Que faites-vous là à détacher l’ânon ? Et ils leur dirent comme Jésus avait commandé ; et on les laissa faire. Et ils amenèrent l’ânon à Jésus et mirent leurs vêtements sur l’ânon, et il s’assit dessus. Et plusieurs étendaient leurs vêtements sur le chemin, et d’autres coupaient des rameaux des arbres, et les répandaient sur le chemin ; et ceux qui allaient devant et ceux qui suivaient, criaient : Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le royaume de notre père David, qui vient. Hosanna dans les lieux très-hauts ! Et il entra dans Jérusalem, et dans le temple ; et après avoir promené ses regards de tous côtés sur tout, comme le soir était déjà venu, il sortit et s’en alla à Béthanie avec les douze. Jésus entre à Jérusalem assis sur un ânon ! Hosanna signifie « sauve, maintenant ! » ou « sauve, nous t’en prions ! ».

En effet, il allait accomplir le salut, mais pas de la façon à laquelle pensait la foule !

m) Jésus maudit le figuier et chasse les vendeurs du Temple : Marc 11 v 12-26 : Et le lendemain, comme ils sortaient de Béthanie, il eut faim. Et, voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il s’en approcha pour voir si peut-être il y trouverait quelque chose ; mais, y étant venu, il n’y trouva rien que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. Et répondant, il lui dit : Que désormais personne ne mange jamais de fruit de toi. Et ses disciples l’entendirent.

Et ils s’en viennent à Jérusalem. Et, entrant au temple, il se mit à chasser dehors ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le temple, et il renversa les tables des changeurs et les sièges de ceux qui vendaient les colombes ; et il ne permettait pas que personne portât aucun vase par le temple. Et il les enseignait en disant : N’est-il pas écrit : " Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations " [Ésaïe 56:7] ? mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. Et les principaux sacrificateurs et les scribes l’entendirent, et ils cherchèrent comment ils le feraient mourir, car ils le craignaient, parce que toute la foule était dans l’étonnement à l’égard de sa doctrine. Et quand le soir fut venu, il sortit de la ville. Et le matin, comme ils passaient, ils virent le figuier séché depuis les racines. Et Pierre, se ressouvenant de ce qui s’était passé, lui dit : Rabbi, voici, le figuier que tu as maudit est sec. Et Jésus, répondant, leur dit : Ayez foi en Dieu. En vérité, je vous dis que quiconque dira à cette montagne : Ôte-toi, et jette-toi dans la mer, et qui ne doutera pas dans son cœur, mais croira que ce qu’il dit se fait, tout ce qu’il aura dit lui sera fait. C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous le recevez, et il vous sera fait. Et quand vous ferez votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui, afin que votre Père aussi, qui est dans les cieux, vous pardonne vos fautes. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne pardonnera pas non plus vos fautes.

Jésus avait faim et il n’avait trouvé qu’un figuier qui ne portait pas de fruit ! Si vous avez faim de connaître la Parole prophétique, la Parole de Dieu, n’allez pas chercher le « pain de vie » dans ce figuier ! Que représente-t-il ? Il représente le lieu où le peuple Juif attendait de connaître la Parole de Vie et où il ne trouvait que l’enseignement des pharisiens, un « arbre stérile » ! Mais qui a compris le message « caché » de Jésus vis-à-vis du figuier ? Vous l’a-t-on jamais enseigné ? Je devine que non ! Quiconque recherche le « pain de vie » peut néanmoins comprendre pourquoi ce figuier a été maudit : en ces lieux, il n’était pas à sa place ! Pourquoi occupez-vous la Direction des Églises et ne croyez-vous pas au retour de Jésus ? Ne savez-vous pas que vous subirez bientôt le même sort que ce figuier ! Comment la foule pouvait être dans l’étonnement à l’égard de la doctrine de Jésus ? Son enseignement était-il étranger aux Saintes Écritures, à la révélation prophétique de l’Ancien Testament ? Les Prophètes avaient annoncé la venue de Jésus à plusieurs reprises et le Messie était attendu ! Pourtant le peuple n’était pas préparé ! Pourquoi ? C’était parce que « les Prophètes » n’étaient pas enseignés dans les synagogues ! Car la parole des prophètes ne mettait pas en honneur ceux-là mêmes qui prirent la décision de condamner Jésus et, pour cette raison, leurs écrits étaient occultés, exactement comme de nos jours les textes prophétiques qui annoncent le retour de Jésus sont tenus « cachés » et ne sont pas enseignés dans les Églises ! Y fait-on aujourd’hui des études du texte de l’Apocalypse de Saint Jean ? Jamais de la vie ! Y enseigne-t-on les visions du prophète Daniel qui permettent de comprendre celles de Saint Jean ? Certes non ! Qui en a entendu parler à l’intérieur des Églises ? « Personne » à ce qu’il nous semble ! Non, rien n’a changé ! Nous nous retrouvons à l’époque même du retour de Jésus dans une situation semblable à celle qui existait lors de sa première venue dans le monde ! Tous ceux qui parlent du retour de Jésus sont « mal vus », regardés « de travers », méprisés, voire même considérés comme des « illuminés » ! Ils sont classés parmi les « millénaristes » et dénoncés comme « dangereux » ! Observez, si vous en avez l’occasion, les pages de l’Apocalypse dans la Bible d’un « fidèle » d’une Église où l’on prêche régulièrement les Saintes Écritures et comparez-les avec les autres pages : celle de l’Apocalypse sont restées blanches et neuves (immaculées), tandis que les autres pages sont soulignées et nettement usagées ! Le Vatican n’enseigne pas le retour de Jésus et le pape se complaît souvent à annoncer que le troisième millénaire sera consacré à l’évangélisation de l’Inde et de la Chine ! Autrement dit, il affirme qu’il ne faut pas compter sur le retour de Jésus pour notre génération car, en réalité, il n’y croit pas ! Peut-on réellement espérer qu’il n’aura pas le même comportement que celui du Grand Prêtre Caïphe qui fit condamner Jésus ? Ne dit-on pas que « l’histoire se répète » ? Elle le fera effectivement de façon « analogue » 1999 à 2000 ans après (de 27 à 2026-2027). Les deux Témoins du Christ, annoncés par l’Apocalypse de saint Jean, « Élie et Moïse », Élie dis-je, et Moïse dis-je (avez-vous bien entendu ces deux noms ?), ne compteront-ils pas davantage qu’un pape comme Benoît XVI par exemple, élu par de simples cardinaux à quelques voix près ? Et pourtant, ils seront méprisés tout comme l’a été Jésus, tandis que le pape bénéficiera des honneurs semblables à ceux qui étaient réservés au Grand Prêtre Caïphe ! Qu’arrivera-t-il à « Élie et Moïse », tous deux pourtant annoncés par l’Apocalypse de Saint Jean, laquelle est la révélation de Jésus ressuscité donnée à l’apôtre Jean ? Personne ne vous l’a-t-il jamais dit ? Il ne faut pas être étonné si personne ne l’a fait ! Mais nous vous le dirons quand même : ils seront crucifiés tout comme l’a été Jésus ! Et maintenant, voici comment « l’histoire va se répéter » : Apocalypse 11 v 1-13 : Et il me fut donné un roseau semblable à une verge, et il me fut dit : Lève-toi et mesure le temple de Dieu, et l’autel, et ceux qui y adorent; et le parvis, qui est en dehors du temple, rejette-le et ne le mesure point, car il a été donné aux nations, et elles fouleront aux pieds la cité sainte quarante-deux mois. Et je donnerai puissance à mes deux témoins, et ils prophétiseront mille deux cent soixante jours (trois ans et demi), vêtus de sacs. Ceux-ci sont les deux oliviers et les deux lampes qui se tiennent devant le Seigneur de la terre. Et si quelqu’un veut leur nuire, le feu sort de leur bouche et dévore leurs ennemis ; et si quelqu’un veut leur nuire, il faut qu’il soit ainsi mis à mort. Ceux-ci ont le pouvoir de fermer le ciel, afin qu’il ne tombe point de pluie durant les jours de leur prophétie (comme Élie); et ils ont pouvoir sur les eaux pour les changer en sang, et pour frapper la terre de toutes sortes de plaies, toutes les fois qu’ils le voudront (comme Moïse). Et, quand ils auront achevé leur témoignage, la bête qui monte de l’abîme (Antéchrist) leur fera la guerre, et les vaincra, et les mettra à mort ; et leur corps mort sera étendu sur la place de la grande ville qui est appelée spirituellement Sodome et Égypte, où aussi leur Seigneur a été crucifié. Et ceux des peuples et des tribus et des langues et des nations voient leur corps mort durant trois jours et demi, et ils ne permettent point que leurs corps morts soient mis dans un sépulcre. Et ceux qui habitent sur la terre se réjouissent à leur sujet et font des réjouissances, et ils s’enverront des présents les uns aux autres, parce que ces deux prophètes tourmentaient ceux qui habitent sur la terre. Et après les trois jours et demi, l’esprit de vie venant de Dieu entra en eux ; et ils se tinrent sur leurs pieds, et une grande crainte tomba sur ceux qui les contemplaient. Et j’ouïs une grande voix, venant du ciel, leur disant : Montez ici. Et ils montèrent au ciel dans la nuée, et leurs ennemis les contemplèrent. Et à cette heure-là, il y eut un grand tremblement de terre ; et la dixième partie de la ville tomba, et sept mille noms d’hommes furent tués dans le tremblement de terre; et les autres furent épouvantés et donnèrent gloire au Dieu du ciel. Ils seront crucifiés et ils ressusciteront tout comme Jésus, au vu et au su de tous ! Mais, de nos jours, qui vous en parle ? Ah ! il y a ce livre « millénariste » et que vous êtes en train de lire : n’est-il pas vrai ? L’Église vous parle-t-elle quelquefois de la Transfiguration de Jésus et de l’apparition d’Élie et de Moïse à ses côtés ? Lisez cela dans Matthieu 17 v 1-13, Marc 9 v 2-13 et Luc 9 v 28-36, c’est-à-dire, pas dans un seul, mais dans trois Évangiles qui en témoignent ! Pourquoi ce silence de l’Église ? Peut-être ne s’est-elle jamais intéressée à « ces choses » ? Jésus revient et c’est pour notre génération, n’en déplaise au pape et à la curie romaine ! Les dirigeants des Églises répondront peut-être tous en cœur : « Nous n’y croyons pas ! », mais je n’ai pas peur de le faire entendre, à la façon de Jean-Baptiste qui criait seul dans le « désert » : Jésus revient, repentez-vous et préparez-vous ! Si les églises ne sont pas prêtes de nos jours, c’est pour les mêmes raisons qui faisaient que le peuple Juif n’était pas préparé lui non plus, il y a presque 2000 ans, à ce qu’il allait pourtant vivre et voir !

n) Question sur le plus grand commandement : Marc 12 v 28-34 : Et l’un des scribes, qui les avait ouïs discuter, voyant qu’il leur avait bien répondu, s’approcha et lui demanda : Quel est le premier de tous les commandements ? Et Jésus lui répondit : Le premier de tous les commandements est : " Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est un seul Seigneur ; et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée, et de toute ta force " [Deutéronome 6:4-5]. C’est là le premier commandement. Et le second lui est semblable : " Tu aimeras ton prochain comme toi-même " [Lévitique 19:18]. Il n’y a point d’autre commandement plus grand que ceux-ci. Et le scribe lui dit : Bien, maître, tu as dit selon la vérité, car il y en a un, et il n’y en a point d’autre que lui ; et que de l’aimer de tout son cœur, et de toute son intelligence, et de toute son âme, et de toute sa force, et d’aimer son prochain comme soi-même, c’est plus que tous les holocaustes et les sacrifices. Et Jésus, voyant qu’il avait répondu avec intelligence, lui dit : Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. Et personne n’osait plus l’interroger. Voulant piéger Jésus, un scribe est conduit malgré lui à dire la vérité concernant « l’esprit de la Loi » : " Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est un seul Seigneur ; et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée, et de toute ta force " [Deutéronome 6:4-5]. C’est là le premier commandement. Et le second lui est semblable : " Tu aimeras ton prochain comme toi-même " [Lévitique 19:18]. Les scribes et les Pharisiens étaient tout à fait capables de comprendre la signification de la Parole de Dieu, exprimée dans la Loi de Moïse (Pentateuque) et dans les écrits prophétiques, mais ils ne la mettaient pas en pratique, car ils allaient bientôt faire crucifier le Fils de Dieu ! o) Jésus annonce sa mort publiquement : Jean 12 v 20-36 : Or il y avait quelques Grecs, d'entre ceux qui étaient montés pour adorer pendant la fête. Ceux-ci donc vinrent à Philippe qui était de Bethsaïda en Galilée, et ils le priaient, disant : Seigneur, nous désirons voir Jésus. Philippe vient, et le dit à André ; et puis André vient, et Philippe, et ils le disent à Jésus. Et Jésus leur répondit, disant : L'heure est venue pour que le fils de l'homme soit glorifié. En vérité, en vérité, je vous dis : A moins que le grain de blé, tombant en terre, ne meure, il demeure seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui affectionne sa vie, la perdra ; et celui qui hait sa vie dans ce monde-ci, la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu'un me sert, qu'il me suive ; et où je suis, moi, là aussi sera mon serviteur : si quelqu'un me sert, le Père l'honorera. Maintenant mon âme est troublée ; et que dirai-je ? Père, délivre-moi de cette heure ; mais c'est pour cela que je suis venu à cette heure. Père, glorifie ton nom. Il vint donc une voix du ciel : Et je l'ai glorifié, et je le glorifierai de nouveau. La foule donc qui était là et qui avait entendu, dit qu'un coup de tonnerre avait eu lieu ; d'autres disaient : Un ange lui a parlé. Jésus répondit et dit : Cette voix n'est pas venue pour moi, mais pour vous. Maintenant est le jugement de ce monde ; maintenant le chef de ce monde sera jeté dehors. Et moi, si je suis élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi-même. Or il disait cela pour indiquer de quelle mort il allait mourir. La foule lui répondit : Nous, nous avons appris de la loi, que le Christ demeure éternellement : et comment, toi, dis-tu qu’il faut que le fils de l'homme soit élevé ? Qui est ce fils de l'homme ? Jésus donc leur dit : Encore pour un peu de temps la lumière est au milieu de vous ; marchez pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne s'emparent pas de vous ; et celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va. Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez fils de lumière. Jésus dit ces choses, et s'en allant, il se cacha de devant eux. Jésus annonce sa mort et dit à Dieu : « Glorifie ton nom ! ». Une voix du ciel répond : « Je l'ai glorifié, et je le glorifierai de nouveau ! ». Lorsque Jésus priait, Dieu l’entendait ! Il ne s’agissait pas de « vaines redites » ! Jésus allait accomplir l’événement le plus important de l’histoire : le sacrifice d’expiation du péché de toute l’humanité, c’est-à-dire l’œuvre du salut ! Le Fils de Dieu allait donner sa vie pour racheter les pécheurs ! Dieu est amour, mais il ne peut pas accepter le péché ! Il fallait un sacrifice d’expiation du péché et seul le Fils de Dieu pouvait l’accomplir ! Lorsque ceux et celles qui l’auront accepté par la foi et auront produit du fruit digne de la repentance se retrouveront dans le royaume de Dieu, ils se souviendront toujours de ce que Jésus a fait pour eux ! Dieu ne se souviendra plus de leurs péchés et ils ne seront pas condamnés ! Oui, gloire éternelle à Dieu ! Jésus est notre rédempteur car son sang, versé pour nous, nous purifie de tout péché ! Pour cela, au printemps de l’année 27 de notre ère, il allait mourir crucifié !

 

Derniers jours de Jésus, son arrestation, sa crucifixion et sa mort.

 

a) Complot contre Jésus : Luc 22 v 1-6 : Or la fête des pains sans levain, qui est appelée la Pâque, approchait. Et les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient comment ils pourraient le faire mourir; car ils craignaient le peuple. Et Satan entra dans Judas, surnommé Iscariote, qui était du nombre des douze ; et il s’en alla et parla avec les principaux sacrificateurs et les capitaines sur la manière dont il le leur livrerait. Et ils se réjouirent, et convinrent de lui donner de l’argent. Et il s’engagea ; et il cherchait une bonne occasion pour le leur livrer sans que la foule y fût. Le moyen le plus sûr de capturer Jésus était l’infiltration à l’intérieur du groupe de ses disciples. Mais ce n’était pas possible car Jésus s’en serait rendu compte. Pourtant Jésus savait depuis le début que Judas le trahirait et il ne faisait rien contre lui ! Pourquoi ? Parce qu’il était venu sur terre pour accomplir le salut et qu’il était nécessaire de sacrifier sa vie pour cela. Judas, sans le savoir, allait accomplir l’acte de trahison nécessaire à l’arrestation de Jésus, mais aussi à l’accomplissement de la Parole de Dieu ! Il fallait que Judas trahisse Jésus, mais de lui-même, sans y avoir été « forcé », ni incité par Jésus ! Car Jésus aurait voulu, si c’était possible, sauver l’âme de ce disciple, qu’il aimait malgré tout, comme celle des autres ! Mais l’amour de l’argent perdait Judas, comme il perd la plupart des être humains sur terre : il alla trouver les Principaux Sacrificateurs pour « vendre Jésus » ! Étrangement, les Principaux Sacrificateurs, Anne et Caïphe, ne se rendirent pas compte que Jésus pouvait connaître les pensées de chacun et savoir à l’avance tout ce qui allait arriver ! Ils étaient aveuglés eux aussi, tout comme l’a été Judas ! Mais nous comprenons comment Judas a été rendu aveugle : Satan est entré en lui (possession démoniaque). Pour ce qui concerne le Diable, nous pouvons nous demander pourquoi il n’a pas laissé Jésus tranquille ? Était-ce vraiment son intérêt de le faire crucifier ? Ne savait-il pas que cela accomplissait le plan de Dieu pour le salut des pécheurs, lesquels étaient à sa merci jusque là, c’est-à-dire tout aussi longtemps qu’il n’y avait pas de rédemption ? Est-ce un mystère ? Non, car le Diable savait bien que Jésus allait être crucifié, car si ce n’était pas un jour, ce serait un autre ! En effet, Jésus venait de bouleverser toute la Palestine, et s’il continuait de cette façon, ce serait bientôt tout l’empire romain ! Le moment était venu, même pour le Diable, de faire mourir Jésus ! L’ennemi des âmes, cet ange déchu, cet ancien « Chérubin Protecteur » qui voulut par orgueil se placer au-dessus de Dieu, espérait maintenant que Jésus allait faiblir, défaillir, ne pas « tenir jusqu’au bout » ! Alors, Satan s’acharna aussi contre le fils de Dieu ! Ézéchiel 28 v 1-19 : Et la parole de l’Éternel vint à moi, disant : Fils d’homme, dis au prince de Tyr : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Parce que ton cœur s’est élevé et que tu as dit : Je suis Dieu, je suis assis sur le siège d’un dieu, au cœur des mers (et tu es un homme, et non pas Dieu), et que tu élèves ton cœur comme un cœur de dieu (voici, tu es plus sage que Daniel ! rien de caché n’est obscur pour toi ; par ta sagesse et par ton intelligence tu t’es acquis de la puissance et tu as amassé de l’or et de l’argent dans tes trésors ; par la grandeur de ta sagesse, tu as, par ton négoce, multiplié ta richesse ; et ton cœur s’est élevé à cause de ta richesse) - à cause de cela, ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Parce que tu as élevé ton cœur comme un cœur de dieu, à cause de cela, voici, je fais venir contre toi des étrangers, les terribles d’entre les nations ; et ils tireront leurs épées contre la beauté de ta sagesse, et ils profaneront ta splendeur ; ils te feront descendre dans la fosse, et tu mourras de la mort de ceux qui sont tués au cœur des mers. Diras-tu peut-être devant celui qui te tue : Je suis Dieu ? Mais tu seras un homme, et non pas Dieu, dans la main de celui qui te transperce. Tu mourras de la mort des incirconcis, par la main des étrangers ; car j’ai parlé, dit le Seigneur, l’Éternel. Et la parole de l’Éternel vint à moi, disant : Fils d’homme, élève une complainte sur le roi de Tyr, et dis-lui : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Toi, tu étais la forme accomplie de la perfection, plein de sagesse, et parfait en beauté ; tu as été en Eden, le jardin de Dieu ; toutes les pierres précieuses te couvraient, le sardius, la topaze et le diamant, le chrysolite, l’onyx et le jaspe, le saphir, l’escarboucle et l’émeraude, et l’or ; le riche travail de tes tambourins et de tes flûtes était en toi ; au jour où tu fus créé ils étaient préparés. Tu étais un chérubin oint, qui couvrait, et je t’avais établi [tel] ; tu étais dans la sainte montagne de Dieu, tu marchais parmi les pierres de feu. Tu fus parfait dans tes voies depuis le jour où tu fus créé, jusqu’à ce que l’iniquité s’est trouvée en toi. Par l’abondance de ton trafic, ton intérieur a été rempli de violence, et tu as péché ; et je t’ai précipité de la montagne de Dieu comme une chose profane, et je t’ai détruit du milieu des pierres de feu, ô chérubin qui couvrait ! Ton cœur s’est élevé pour ta beauté, tu as corrompu ta sagesse à cause de ta splendeur ; je t’ai jeté à terre, je t’ai mis devant les rois, afin qu’ils te voient. Par la multitude de tes iniquités, par l’injustice de ton trafic, tu as profané tes sanctuaires ; et j’ai fait sortir un feu du milieu de toi : il t’a dévoré, et je t’ai réduit en cendre sur la terre, aux yeux de tous ceux qui te voient. Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples sont dans la stupeur à cause de toi ; tu es devenu une terreur, et tu ne seras plus, à jamais. Dans cette complainte d’Ézéchiel, le roi de Tyr est comparé au Diable et, au travers de ce texte inspiré, nous obtenons des renseignements. Ce chapitre du prophète Ézéchiel, qui vécut au moment de la captivité des Juifs à Babylone, nous le fait mieux connaître ! C’est ce même Chérubin qui s’acharna contre Jésus, et par la suite contre tous les chrétiens ! C’est lui enfin qui sera précipité sur la terre au « sixième Sceau », c’est-à-dire après « cinq fois six mois » ou 900 jours accomplis (2,5 x 360 jours) du début de l’Apocalypse, allant de 2020 à 2027 (voir Apocalypse 6 v 12-17, 12 v 3-4 et 12 v 7-9)), entraînant avec lui le « tiers des étoiles du ciel », c’est-à-dire tous les anges déchus à sa suite : soit un tiers des anges ! Oui, un tiers des anges, comprenez-vous ? Vous l’a-t-on déjà dit ? Non ! Ah oui, je comprends ! Cela signifie que pendant l’Apocalypse le Diable sera installé sur terre avec les anges déchus, arrivés en grand nombre ! Le phénomène O.V.N.I. dont il ne semble pas sérieux de parler, prend toute sa signification ! Que faut-il penser de ceux qui veulent aujourd’hui construire une ambassade sur terre pour les accueillir ? Non, nous n’en dirons pas plus ! Beaucoup ne croient pas au Diable ! En principe, c’est difficile d’y croire, mais si l’expérience spirituelle nous conduit à le rencontrer, c’est autre chose ! Avez-vous entendu parler d’exorcisme ? Sachez que les démons chassés sont au service du Diable ! Mais ce ne sont pas des anges déchus ! Les démons sont des esprits et les anges déchus ont un corps semblable au nôtre ! En fait, nous sommes effrayés lorsque nous nous rendons compte que le Diable existe réellement avec son armée de démons et d’anges déchus ! Vous en a-t-on déjà parler ? Oui, mais pas très clairement ! Ah, je comprends ! Jésus allait être une nouvelle fois éprouvé, mais de façon plus pénible qu’au début de son ministère. Sachons que l’épreuve vient souvent du Diable, comme celle de Job par exemple (Job 1 v 6-12) : Or, un jour, il arriva que les fils de Dieu vinrent se présenter devant l’Éternel, et Satan aussi vint au milieu d’eux. Et l’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Et Satan répondit à l’Éternel et dit : De courir çà et là sur la terre et de m’y promener. Et l’Éternel dit à Satan : As-tu considéré mon serviteur Job, qu’il n’y a sur la terre aucun homme comme lui, parfait et droit, craignant Dieu, et se retirant du mal ? Et Satan répondit à l’Éternel et dit : Est-ce pour rien que Job craint Dieu ? Ne l’as-tu pas, toi, entouré de toutes parts d’une haie de protection, lui, et sa maison, et tout ce qui lui appartient ? Tu as béni le travail de ses mains, et tu as fait abonder son avoir sur la terre. Mais étends ta main et touche à tout ce qu’il a : [tu verras] s’il ne te maudit pas en face. Et l’Éternel dit à Satan : Voici, tout ce qu’il a est en ta main, seulement tu n’étendras pas ta main sur lui. Et Satan sortit de la présence de l’Éternel. Imaginons le dialogue qui eut lieu entre le Diable et Dieu lui-même ! Dieu nous le laisse entrevoir, en partie grâce à l’histoire de Job ! Mais cette fois l’épreuve que Jésus allait affronter, c’était le sacrifice de sa vie dans des conditions effroyables ! Note personnelle de l’auteur au lecteur avant de parler de la crucifixion de Jésus : Il m’a fallu, depuis septembre 1980, des années de recherches et de difficultés avant d’arriver à découvrir enfin toute la vérité, en janvier 2004, sur les cycles historiques et les dates de l’Apocalypse, mais croyez-vous que les difficultés s’arrêtaient là ? Quoique ayant enfin trouvé tout ce que je cherchais depuis si longtemps (septembre 1980 - janvier 2004), j’avais néanmoins décidé, fin 2004, d’abandonner définitivement mes travaux et de ne plus rien dévoiler de mes découvertes à cause de l’indifférence des Églises qui ont été informées ! Mais Jésus est vivant et il n’a pas voulu que j’abandonne ! J’ai donc reçu des indications en été 2005 pour continuer ! De plus, c’est une lutte de chaque jour qui me permet d’avancer, car sans l’aide extraordinaire de Dieu et de sa Providence, je n’aurais rien pu faire ! Ce que vous êtes en train de lire en ce moment est le résultat de l’œuvre de Dieu, mais si Dieu peut ainsi nous aider et nous conduire, c’est parce que Jésus, son Fils unique, a donné sa vie pour notre salut ! Mais pourquoi tout est-il toujours si difficile ? C’est parce que « le monde est ennemi de Dieu et de la vérité » ! Il en est de même pour toutes les Églises qui ne suivent plus les traces du Christ, car « l’amour de l’argent est la racine de tous les maux ! ». Cependant, vous allez maintenant entrer dans la vérité, celle de la crucifixion de Jésus et de sa résurrection, car là se trouve la lumière !

b) Préparation de la dernière Pâque : Matthieu 26 v 14-19 : Alors l’un des douze, appelé Judas Iscariote, s’en alla vers les principaux sacrificateurs, et dit : Que voulez-vous me donner, et moi, je vous le livrerai ? Et ils lui comptèrent trente pièces d’argent. Et dès lors, il cherchait une bonne occasion pour le livrer. Et, le premier jour des pains sans levain, les disciples vinrent à Jésus, disant : Où veux-tu que nous te préparions ce qu’il faut pour manger la pâque ? Et il dit : Allez à la ville auprès d’un tel, et dites-lui : Le maître dit : Mon temps est proche ; je ferai la pâque chez toi avec mes disciples. Et les disciples firent comme Jésus leur avait ordonné, et ils apprêtèrent la pâque. Oui, « l’amour de l’argent est la racine de tous les maux » ! Dans la société, qui ignore superbement les enseignements de la Bible (laïcité oblige), mais aussi à l’intérieur des Églises et comme nous l’observons, c’était vrai aussi à l’intérieur du groupe des douze apôtres ! Mais les Églises s’en sont-elles souvenu au cours des siècles ? Jamais de la vie ! Dans le passé comme dans le présent, c’est l’argent qui définit la « valeur » de chacun d’entre nous, mais également la « valeur » des Églises ! Vous avez de l’argent, lors vous êtes quelqu'un de bien ! Vous n’avez pas d’argent, alors on se détourne de vous ! La « réussite » n’existe pas sans enrichissement car la pauvreté c’est « l’échec » ! Tout est fondé sur l’argent dans notre monde, certes, mais pourquoi ? Dans l’Antiquité, il n’était guère possible de faire autrement, mais de nos jours, il y aurait la possibilité de changer les choses. Comment ? Il suffit de « distribuer l’argent à ceux qui travaillent » objectivement parlant. Où prendre l’argent ? Il n’est pas nécessaire que ce soit de l’or car cela, c’est ce que l’on veut vous faire croire ! En réalité il suffit d’un « accord commun » pour créer une monnaie et la substance de cette monnaie d’échange importe peu. Il peut s’agir de billets de banque, pourquoi pas ? Il n’était pas possible de fabriquer des billets de banque dans l’Antiquité et si cela avait été le cas, leur détérioration rapide eut été un inconvénient. De nos jours, les choses ont changé. Et pourquoi faudrait-il qu’il y ait une correspondance monnaie en or dans les sous-sols des banques ? En réalité cela ne sert à rien, à rien du tout, et si on vous dit le contraire, sachez-le, c’est de la manipulation pour vous induire dans une terrible erreur de jugement ! Fabriquons les billets de banques, contrôlés par l’État, puis « distribuons-les uniquement à ceux qui travaillent de façon réelle, c’est-à-dire objective ». Établissons cette règle impérative : « pour recevoir de l’argent il faut travailler et prouver que le travail a été fait », seule et unique règle ! Ceux qui pourraient recevoir de l’argent sans travailler seraient uniquement les malades et les retraités. Pas d’argent pour quiconque ne travaille pas et pas d’exploitation de l’homme par l’homme, car cela serait de toute façon devenu impossible ! Car, une fois que tous travaillent avec de très bons salaires, comment serait-il encore possible d’exploiter le peuple et les salariés ? Ce ne serait plus possible du tout ! Vous voulez savoir la vérité : le peuple est volontairement « réduit à la pauvreté », car c’est le seul moyen de l’exploiter pour pouvoir en tirer du profit. Vous ne le croyez pas ? Vu la situation de « manipulation » de l’opinion publique qui existe partout, je n’en suis pas étonné ! Comment pourriez-vous employer des « salariés » et les payer « une poignée de figues » si ceux-ci ne se trouvent pas au préalable dans une situation de misère et de détresse ? Je n’en dirai pas davantage, car ceux qui ne veulent pas comprendre sont des hypocrites desquels on ne peut rien espérer !

c) Jésus lave les pieds des disciples : Jean 13 v 1-20 : Or, avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue pour passer de ce monde au Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin. Et pendant qu'ils étaient à souper, le diable ayant déjà mis dans le cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, de le livrer, Jésus, sachant que le Père lui avait mis toutes choses entre les mains, et qu'il était venu de Dieu, et s'en allait à Dieu, se lève du souper et met de côté ses vêtements ; et ayant pris un linge, il s'en ceignit. Puis il verse de l'eau dans le bassin, et se met à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. Il vient donc à Simon Pierre ; et celui-ci lui dit : Seigneur, me laves-tu, toi, les pieds ? Jésus répondit et lui dit : Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le sauras dans la suite. Pierre lui dit : Tu ne me laveras jamais les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n'as pas de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non pas mes pieds seulement, mais aussi mes mains et ma tête. Jésus lui dit : Celui qui a tout le corps lavé n'a besoin que de se laver les pieds ; mais il est tout net ; et vous, vous êtes nets, mais non pas tous. Car il savait qui le livrerait ; c'est pourquoi il dit : Vous n'êtes pas tous nets. Quand donc il eut lavé leurs pieds et qu'il eut repris ses vêtements, s'étant remis à table, il leur dit : Savez vous ce que je vous ai fait ? Vous m'appelez maître et seigneur, et vous dites bien, car je le suis ; si donc moi, le seigneur et le maître, j'ai lavé vos pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Car je vous ai donné un exemple, afin que, comme je vous ai fait, moi, vous aussi vous fassiez. En vérité, en vérité, je vous dis : L'esclave n'est pas plus grand que son seigneur, ni l'envoyé plus grand que celui qui l'a envoyé. Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites. Je ne parle pas de vous tous ; moi, je connais ceux que j'ai choisis ; mais c'est afin que l'écriture soit accomplie : " Celui qui mange le pain avec moi a levé son talon contre moi " [Psaume 41:9]. Je vous le dis dès maintenant, avant que cela arrive, afin que, quand ce sera arrivé, vous croyiez que c'est moi. En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui reçoit quelqu'un que j'envoie, me reçoit ; et celui qui me reçoit, accueille celui qui m'a envoyé. Jésus allait mourir et il allait enseigner aux disciples le message le plus important pour l’Église, c’est-à-dire celui des rapports qui devaient exister entre eux après son départ. L’histoire de l’Église a prouvé par la suite que Jésus avait eu raison de s’en inquiéter. Il termine cet enseignement en prévenant le groupe des disciples que l’un d’entre eux, Judas, s’apprêtait à le trahir ; pourquoi ? Pour de l’argent, bien sûr ! De même, toute l’Église sera corrompue à cause de l’argent. Si vous niez ce fait, sachez que votre hypocrisie vous conduira tout droit en enfer suivant l’exemple de Judas ! Car toute personne qui prêche l’Évangile pour « faire de l’argent » est condamnée à jamais ! Judas était un voleur et se servait dans la « bourse » des disciples (Jean 12 v 4-6) ; pour lui, « prêcher l’Évangile » devait servir à s’enrichir ! « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic » disait Jésus (Jean 2 v 16). Jean 12 v 4-6 : L'un de ses disciples donc, Judas Iscariote, fils de Simon, qui allait le livrer, dit : Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers et donné aux pauvres ? Or il dit cela, non pas qu'il se souciât des pauvres, mais parce qu'il était voleur, et qu'il avait la bourse et portait ce qu'on y mettait. Jésus donna cet avertissement : « En vérité, en vérité, je vous dis : L'esclave n'est pas plus grand que son seigneur, ni l'envoyé plus grand que celui qui l'a envoyé. Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites ». Pourquoi l’Église s’est-elle placée « au-dessus du Maître », en faisant tout ce qu’il ne fallait pas faire ? Pourquoi a-t-elle institué la papauté ? Pourquoi a-t-elle persécuté ceux qui voulaient revenir à l’Évangile authentique, c’est-à-dire les Réformés ? Pourquoi a-t-elle institué toute une hiérarchie qui s’oppose à une relation directe entre les chrétiens et Dieu ? Elle a établi toutes sortes de « Traditions », comme par exemple lorsque « le pape lave lui-même les pieds des chrétiens »… C’est très bien en apparence, mais ce n’est pas pour instituer la papauté que Jésus avait fait cela, bien au contraire, c’était en réalité pour s’y opposer et l’interdire une fois pour toutes ! Il ne s’agissait pas de « laver les pieds » en tant qu’acte de « tradition », mais d’un enseignement d’humilité réelle suivant lequel personne dans l’Église ne doit se placer au-dessus des autres, car Jésus ne voulait pas de hiérarchie à l’intérieur de l’Église. L’Église a fait exactement le contraire de ce que Jésus a demandé à ses disciples ! Voici un chapitre de l’Évangile qu’il faut lire très attentivement pour comprendre à quel point le pape, les cardinaux et les évêques se sont substitués au Maître et Seigneur Jésus et se sont ainsi rendus coupables devant Dieu (Matthieu 23 v 1-39) : Alors Jésus parla aux foules et à ses disciples, disant : Les scribes et les pharisiens se sont assis dans la chaire de Moïse. Toutes les choses donc qu’ils vous diront, faites-les et observez-les ; mais ne faites pas selon leurs œuvres, car ils disent et ne font pas ; mais ils lient des fardeaux pesants et difficiles à porter, et les mettent sur les épaules des hommes, mais eux, ils ne veulent pas les remuer de leur doigt. Et ils font toutes leurs œuvres pour être vus des hommes; car ils élargissent leurs phylactères et donnent plus de largeur aux franges de leurs vêtements, et ils aiment la première place dans les repas et les premiers sièges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques, et à être appelés par les hommes : Rabbi, Rabbi ! Mais vous, ne soyez pas appelés : Rabbi ; car un seul est votre conducteur, le Christ ; et vous, vous êtes tous frères. Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre père, celui qui est dans les cieux. Ne soyez pas non plus appelés conducteurs ; car un seul est votre conducteur, le Christ. Mais le plus grand de vous sera votre serviteur. Et quiconque s’élèvera sera abaissé; et quiconque s’abaissera sera élevé. Mais malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous fermez le royaume des cieux devant les hommes ; car vous n’entrez pas vous-mêmes, ni ne permettez à ceux qui entrent, d’entrer. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous parcourez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et quand il l’est devenu, vous le rendez fils de la géhenne deux fois plus que vous. Malheur à vous, guides aveugles, qui dites : Quiconque aura juré par le temple, ce n’est rien ; mais quiconque aura juré par l’or du temple, est obligé. Fous et aveugles ! car lequel est le plus grand, ou l’or, ou le temple qui sanctifie l’or ? Et quiconque aura juré par l’autel, ce n’est rien; mais quiconque aura juré par le don qui est dessus, est obligé. Aveugles ! car lequel est le plus grand, ou le don, ou l’autel qui sanctifie le don ? Celui donc qui jure par l’autel, jure par l’autel et par toutes les choses qui sont dessus ; et celui qui jure par le temple, jure par le temple et par celui qui y habite ; et celui qui jure par le ciel, jure par le trône de Dieu et par celui qui est assis dessus. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous payez la dîme de la menthe et de l’aneth et du cumin, et vous avez laissé les choses plus importantes de la loi, le jugement et la miséricorde et la fidélité ; il fallait faire ces choses-ci, et ne pas laisser celles-là. Guides aveugles, qui coulez le moucheron et qui avalez le chameau ! Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat ; mais au dedans, ils sont pleins de rapine et d’intempérance. Pharisien aveugle ! nettoie premièrement le dedans de la coupe et du plat, afin que le dehors aussi soit net. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, mais qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute sorte d’impureté. Ainsi, vous aussi, au dehors vous paraissez justes aux hommes, mais au dedans vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et vous ornez les sépulcres des justes, et vous dites : Si nous avions été dans les jours de nos pères, nous n’aurions pas pris part avec eux au sang des prophètes ; en sorte que vous êtes témoins contre vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes ; et vous, - comblez la mesure de vos pères ! Serpents, race de vipères ! comment échapperez-vous au jugement de la géhenne ? C’est pourquoi voici, moi, je vous envoie des prophètes, et des sages, et des scribes ; et vous en tuerez et vous en crucifierez, et vous en fouetterez dans vos synagogues, et vous les persécuterez de ville en ville, en sorte que vienne sur vous tout le sang juste versé sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste, jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel. En vérité, je vous dis : toutes ces choses viendront sur cette génération. Jérusalem, Jérusalem, la ville qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés, que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! Voici, votre maison vous est laissée déserte, car je vous dis : Vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

d) Jésus désigne celui qui va le livrer : Jean 13 v 21-35 : Ayant dit ces choses, Jésus fut troublé dans son esprit, et rendit témoignage et dit : En vérité, en vérité, je vous dis que l'un d'entre vous me livrera. Les disciples se regardaient donc les uns les autres, étant en perplexité, ne sachant de qui il parlait. Or l'un d'entre ses disciples, que Jésus aimait, était à table dans le sein de Jésus. Simon Pierre donc lui fait signe de demander lequel était celui dont il parlait. Et lui, s'étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur, lequel est-ce ? Jésus répond : C'est celui à qui moi je donnerai le morceau après l'avoir trempé. Et ayant trempé le morceau, il le donne à Judas Iscariote, fils de Simon. Et après le morceau, alors Satan entra en lui. Jésus donc lui dit : Ce que tu va faire, fais-le promptement. Mais aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui avait dit cela ; car quelques-uns pensaient que, puisque Judas avait la bourse, Jésus lui avait dit: Achète ce dont nous avons besoin pour la fête ; ou, qu'il donnât quelque chose aux pauvres. Ayant donc reçu le morceau, il sortit aussitôt ; or il était nuit. Lors donc qu'il fut sorti, Jésus dit : Maintenant le fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même ; et aussitôt il le glorifiera. Enfants, je suis encore pour un peu de temps avec vous : vous me chercherez ; et, comme j'ai dit aux Juifs : Là où moi je vais, vous, vous ne pouvez venir, je vous le dis aussi maintenant à vous. Je vous donne un commandement nouveau, que vous vous aimiez l'un l'autre ; comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez l'un l'autre. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour entre vous. « Aimez-vous les uns les autres » est un « commandement nouveau » ! C’est vrai, le monde n’est pas habitué à cela ! L’histoire des nations est avant tout celle des guerres et des batailles meurtrières ! Mais les chrétiens étaient appelés par Jésus à s’aimer, c’est-à-dire à développer le lien du cœur, de la fraternité et de la solidarité. Qu’en fut-il au cours des vingt siècles de l’histoire de l’Église ? Une fois de plus, n’est-ce pas « l’amour de l’argent » qui a tout gâché, même à l’intérieur des Églises ? Il n’est pas possible « de rechercher l’argent » et « d’aimer son prochain » en même temps ! N’est-ce pas pour de l’argent que Judas a trahi Jésus ? Était-ce de l’amour ? Non, car Judas n’était pas capable d’aimer Jésus, puisqu’il aimait l’argent ! Le monde est attaché à l’argent, mais il ne connaît pas Dieu ! Le monde est « ami de l’argent », mais il est « ennemi de Dieu » ! Les richesses, les honneurs et la gloire du monde conduisent à la perdition éternelle de l’âme ! Jésus ou les richesses du monde : faites votre choix ! Si vous choisissez les deux, votre fin sera la même que celle de Judas ! Pourquoi l’argent est-il un si grand mal ? C’est parce qu’il est le fondement de l’injustice dans le monde, c’est-à-dire du péché ! La définition du péché en hébreu est « khatha » qui se traduit par « ce qui manque le but » ; Judas n’a-t-il pas « manqué le but » ? La première épître de Jean, ch. 3 v. 4 nous dit : « Quiconque pratique le péché, pratique aussi l’iniquité, et le péché est l’iniquité » et au ch. 5 v. 17 : « Toute iniquité est péché ». L’iniquité est ce qui est contraire à la justice, c’est-à-dire à la loi de Dieu. Il est écrit aussi (Romains 6 v 23) : « Car les gages du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le christ Jésus, notre Seigneur ». L’argent est le fondement du péché parce qu’il établit l’iniquité, c’est-à-dire l’injustice. En établissant l’injustice, l’argent est contraire à l’amour du prochain, donc aux commandements de Dieu ! Ceux qui ne veulent pas reconnaître cette vérité fondamentale aspirent au péché et à l’injustice car ils font partie de « ceux qui veulent devenir riches ». La première épître de Timothée, ch. 6 v 9-10, nous dit : « Or ceux qui veulent devenir riches tombent dans la tentation et dans un piège, et dans plusieurs désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition ; car c’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent : ce que quelques-uns ayant ambitionné, ils se sont égarés de la foi et se sont transpercés eux-mêmes de beaucoup de douleurs ». Il n’est pas possible de s’enrichir sans prendre le produit du travail de son prochain, en d’autres termes, de l’exploiter, ce qui est contraire à l’amour, fondement de loi de Dieu ! Qui vous a expliqué ce qu’est le péché ? Personne ! Ah oui, je comprends… « Ils » vous parlent du péché, sans cesse et toujours, car « ils » ne font que ça ! Mais « ils oublient » de vous préciser de quoi il s’agit ! « Ils » vous trompent, même en allant jusque là, en avez-vous conscience ? Assurément, « leur fin » sera la perdition éternelle ! Pourquoi rechercher l’argent ? Cela sert à satisfaire les passions, les plaisirs, l’orgueil de la vie, le pouvoir, à assurer le confort, les bonheurs artificiels et à tenter de créer un « paradis » terrestre. Mais à quel prix ? Pour y parvenir, « la fin a justifié les moyens » et toutes les injustices ont été commises, toutes les guerres faites, tous les crimes commis, y compris les crimes contre l’humanité ! Le bonheur de l’homme s’est construit sur le malheur des autres ! Nous pouvons dire à ce sujet que le Bouddha a été un précurseur du christianisme en ce sens qu’il a enseigné le « renoncement aux désirs et aux passions », lesquels sont à l’origine de toutes les souffrances. Il avait compris où se trouvait l’origine du mal dans le monde : les passions et les convoitises de chacun ! Il avait promis la fin des réincarnations successives pour pouvoir échapper aux cycles perpétuels de la souffrance, mais Jésus nous a donné une autre raison d’espérer et de vivre : l’espérance de la vie éternelle par la réconciliation avec Dieu ! La vie éternelle, c’est aussi la résurrection dans des corps devenus glorieux et immortels, comme celui des anges. Pour mettre un terme aux souffrances, il n’est pas nécessaire de ne plus avoir de corps physique, mais il faut mettre un terme définitif au péché ! Cela, seul Dieu pouvait le faire, en envoyant dans le monde son Fils unique Jésus, dans le but d’assurer par son sacrifice l’expiation des péchés ! C’est cela la mission de Jésus : il a donné sa vie pour assurer notre salut ! Grâce à la purification des péchés, Jésus nous a enfin réconcilié avec Dieu et donné le pouvoir de recevoir la vie divine en nous, l’espérance du salut dans la gloire éternelle ! Et cela, c’est un don gratuit offert par Dieu à quiconque l’accepte par la foi !

e) Jésus annonce son arrestation : Luc 22 v 31-38 : Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici, Satan a demandé à vous avoir pour vous cribler comme le blé ; mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand une fois tu seras revenu, fortifie tes frères. Et il lui dit : Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller et en prison et à la mort. Et il dit : Pierre, je te dis : le coq ne chantera point aujourd’hui, que premièrement tu n’aies nié trois fois de me connaître. Et il leur dit : Quand je vous ai envoyés sans bourse, sans sac et sans sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? Et ils dirent : De rien. Il leur dit donc : Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, et de même celui qui a un sac, et que celui qui n’a pas d’épée vende son vêtement et achète une épée. Car je vous dis, qu’il faut encore que ceci qui est écrit, soit accompli en moi: " Et il a été compté parmi les iniques " [Ésaïe 53:12]. Car aussi les choses qui me concernent vont avoir leur fin. Et ils dirent : Seigneur, voici ici deux épées. Et il leur dit : C’est assez. Ici, il faut lire Esaïe 53 v 4-6 : « Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous ». Et il ajoute : « Car aussi les choses qui me concernent vont avoir leur fin ». Le péché du monde allait bientôt tomber sur Jésus !

f) Jésus institue la Sainte Cène : Luc 22 v 15-20 : Et il leur dit : J’ai fort désiré de manger cette pâque avec vous, avant que je souffre ; car je vous dis que je n’en mangerai plus jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. Et ayant reçu une coupe, il rendit grâces et dit : Prenez ceci et le distribuez entre vous, car je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. Et ayant pris un pain, et ayant rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; de même la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous. Jésus institue la Sainte Cène car il s’agit pour les chrétiens de commémorer son sacrifice expiatoire : il a versé son sang (représenté par le vin) pour la purification de nos péchés, car « sans effusion de sang il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9 v 22) et le pain représente son corps brisé car « par ses meurtrissures nous sommes guéris » (Esaïe 53 v 5). Jésus signifie que, par son sacrifice, nous avons la purification de nos péchés et la guérison de nos maladies ; cela, il ne veut pas que les disciples l’oublient et c’est pourquoi il institue la Sainte Cène. Il s’agit d’une commémoration et non pas d’un acte de magie : « Faites ceci en mémoire de moi » a-t-il dit. C’est ainsi qu’il nous sauve : par son sacrifice expiatoire représenté à la fois par le vin et le pain. En buvant le vin dans la coupe et en mangeant le pain distribué, le disciple signifie qu’il s’approprie par la foi tous les effets salutaires du sacrifice de Jésus. Telle est la signification de la Sainte Cène. Il faut par conséquent :

1°) Boire du vin dans la coupe ;

2°) Prendre du pain distribué. Jésus dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous », annonçant le début d’une nouvelle ère : celle de la grâce de Dieu ! C’était le dernier repas de Jésus pris avec ses disciples.

g) Jésus annonce l’arrivée du Consolateur : Jean 14 v 1-17 : Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures ; s'il en était autrement, je vous l'eusse dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m'en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. Et vous savez où moi je vais, et vous en savez le chemin. Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons pas où tu vas ; et comment pouvons-nous en savoir le chemin ? Jésus lui dit : Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi. Si vous m'aviez connu, vous auriez connu aussi mon Père ; et dès maintenant vous le connaissez et vous l'avez vu. Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit : Je suis depuis si longtemps avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe ? Celui qui m'a vu, a vu le Père ; et comment toi, dis-tu : Montre-nous le Père ? Ne crois-tu pas que moi je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que moi je vous dis, je ne les dis pas de par moi-même ; mais le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les œuvres. Croyez-moi, que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause des œuvres elles-mêmes. En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que moi je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci ; parce que moi, je m'en vais au Père. Et quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. Si vous m'aimez, gardez mes commandements ; et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, pour être avec vous éternellement, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure avec vous, et qu'il sera en vous. Ici Jésus nous dit que le monde ne peut pas recevoir l’Esprit de vérité car il demeure dans l’erreur (par l’esprit du mensonge) ! C’est donc un privilège d’être chrétien : il ne s’agit pas de suivre des traditions, mais de recevoir l’Esprit de Dieu et de commencer une vie nouvelle en Jésus, l’auteur de notre salut ! C’est ainsi, et non d’une autre manière, que Dieu peut être « adoré en esprit et vérité » ! On nous dira probablement que « rien ne peut être prouvé et que tout n’est qu’une question de foi », mais ce n’est pas vrai ! Dieu nous a donné de nombreuses preuves par des signes, des prodiges et des miracles, mais également par Sa Parole, la Bible, qui contient la parole prophétique, laquelle s’est toujours réalisée ! Vous le niez peut-être, mais alors, renseignez-vous et cessez de faire des affirmations sans savoir ! Jésus a promis son retour : « Et si je m'en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi ». Alors pourquoi beaucoup de « prêcheurs » ne croient-ils pas au retour de Jésus ? La réponse est celle-ci : ils prêchent l’Évangile pour « faire de l’argent », mais ils n’y croient pas ! Ce sont ceux qui « tordent le sens des Saintes Écritures » car ils sont obligés d’agir ainsi pour « égarer et tromper ceux qui les écoutent » afin de les aveugler sur leurs véritables motivations ! Il y a un critère infaillible pour les reconnaître, ces « faux frères » : ils ne croient pas au retour de Jésus ou sont obligés de faire « semblant d’y croire » ! Mais, lorsqu’ils n’en sont pas convaincus, ils peuvent être reconnus : éprouvez-les sur la question du retour de Jésus et vous aurez des surprises ! Ils seront « coincés et confondus » ! Surtout, cessez de leur donner votre argent ! Amen !

h) Jésus triste et angoissé à Gethsémané : Marc 14 v 32-42 : Et ils viennent en un lieu dont le nom était Gethsémané. Et il dit à ses disciples: Asseyez-vous ici, jusqu’à ce que j’aie prié. Et il prend avec lui Pierre et Jacques et Jean ; et il commença à être saisi d’effroi et fort angoissé. Et il leur dit : Mon âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort; demeurez ici et veillez. Et s’en allant un peu plus avant, il se jeta contre terre, et il priait que, s’il était possible, l’heure passât loin de lui. Et il disait : Abba, Père, toutes choses te sont possibles ; fais passer cette coupe loin de moi ; toutefois non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ! Et il vient, et les trouve dormant ; et il dit à Pierre : Simon, tu dors ? Tu n’as pu veiller une heure ? Veillez et priez, afin que vous n’entriez pas en tentation; l’esprit est prompt, mais la chair est faible. Et il s’en alla de nouveau, et il pria, disant les mêmes paroles. Et s’en étant retourné, il les trouva de nouveau dormant (car leurs yeux étaient appesantis) ; et ils ne savaient que lui répondre. Et il vient pour la troisième fois et leur dit : Dormez dorénavant et reposez-vous ; il suffit, l’heure est venue ; voici, le fils de l’homme est livré entre les mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s’est approché. Jésus demande à ses trois disciples préférés, Pierre, Jacques et Jean, de le suivre à l’écart afin de prier avec eux. Mais bientôt il se retrouve seul à intercéder devant Dieu. Il passe la nuit sans dormir jusqu’à l’arrivée de Judas accompagné de ceux qui allaient bientôt l’arrêter ! La prière de Jésus était celle-ci : « Abba, Père, toutes choses te sont possibles ; fais passer cette coupe loin de moi ; toutefois non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ! ». S’il avait été possible de sauver le monde de ses péchés d’une autre façon que par le sacrifice de Jésus, Dieu l’aurait entendu et exaucé ! Mais ce n’était pas possible : il n’y avait aucun autre moyen ! Ce qui signifie aussi qu’il ne peut pas y avoir de salut en un autre que lui : toute doctrine enseignant le salut, en dehors du sacrifice de Jésus, est fausse ! Ne vous laissez pas égarer : il n’y a de salut qu’en Jésus, le Fils de Dieu qui a donné sa vie pour nous ! Si vous suivez une autre voie, elle vous conduira à la perdition ! Est-ce du « fanatisme » que d’affirmer qu’il n’y a de salut qu’en Jésus, en nul autre que lui ? Voulez-vous vous placer au-dessus du Maître, le Fils de Dieu ? Il y en a un qui a voulu le faire : c’est le Diable ! Mais voici, Jésus l’a vaincu une fois pour toutes par son sacrifice ! Désormais, Jésus est l’auteur de notre salut, hier, aujourd’hui et éternellement !

i) Arrestation de Jésus : Jean 18 v 2-12 : Et Judas aussi, qui le livrait, connaissait le lieu ; car Jésus s'y était souvent assemblé avec ses disciples. Judas donc, ayant pris la compagnie de soldats, et des huissiers, de la part des principaux sacrificateurs et des pharisiens, vient là, avec des lanternes et des flambeaux et des armes. Jésus donc, sachant toutes les choses qui devaient lui arriver, s'avança et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus le Nazaréen. Jésus leur dit : C'est moi. Et Judas aussi qui le livrait était là avec eux. Quand donc il leur dit : C'est moi, ils reculèrent, et tombèrent par terre. Il leur demanda donc de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus le Nazaréen. Jésus répondit : Je vous ai dit que c'est moi ; si donc vous me cherchez, laissez aller ceux-ci, afin que fût accomplie la parole qu'il avait dite : De ceux que tu m'as donnés, je n'en ai perdu aucun. Simon Pierre donc, ayant une épée, la tira et frappa l'esclave du souverain sacrificateur et lui coupa l'oreille droite ; et le nom de l'esclave était Malchus. Jésus donc dit à Pierre : Remets l'épée dans le fourreau : la coupe que le Père m'a donnée, ne la boirai-je pas ? La compagnie de soldats donc, et le chiliarque, et les huissiers des Juifs, se saisirent de Jésus et le lièrent. Pierre affirma sa volonté de défendre Jésus, même jusqu’à la mort et tira l’épée contre ceux qui voulaient se saisir de lui : il emporta l’oreille de Malchus. Son plan était sans doute de retenir les soldats, même au prix du sacrifice de sa vie si nécessaire, afin de permettre à Jésus de s’enfuir à la faveur de la nuit. Mais Jésus fit face à la situation car il fallait qu’il soit arrêté et condamné pour accomplir les Saintes Écritures. Devant la détermination de leur Maître, il ne restait plus aux disciples qu’à prendre eux-mêmes la fuite ! Jésus n’était pas un « fanatique », mais il accomplissait la volonté de Dieu ! Il avait prié sans interruption pendant la nuit et maintenant il était sûr de la réponse de son Père céleste : il devait offrir sa vie en sacrifice et il obéissait ! Il était obéissant jusqu’à la mort !

j) Pierre renie Jésus trois fois : Luc 22 v 54-62 : Et se saisissant de lui, ils l’emmenèrent, et le conduisirent dans la maison du souverain sacrificateur. Or Pierre suivait de loin. Et lorsqu’ils eurent allumé un feu au milieu de la cour et qu’ils se furent assis ensemble, Pierre s’assit au milieu d’eux. Et une servante, le voyant assis auprès de la lumière, et l’ayant regardé fixement, dit : Celui-ci aussi était avec lui. Mais il le renia, disant : Femme, je ne le connais pas. Et peu après, un autre le voyant, dit : Et toi, tu es de ces gens-là. Mais Pierre dit : Ô homme, je n’en suis point. Et environ une heure après, un autre affirma, disant : En vérité, celui-ci aussi était avec lui ; car aussi il est Galiléen. Et Pierre dit : Ô homme, je ne sais ce que tu dis. Et à l’instant, comme il parlait encore, le coq chanta. Et le Seigneur, se tournant, regarda Pierre ; et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, comme il lui avait dit : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et Pierre, étant sorti dehors, pleura amèrement. Pierre, qui venait de prouver qu’il était prêt à donner sa vie pour Jésus quelques heures auparavant reniait maintenant Jésus trois fois de suite ! Jésus se retourna et le regarda comme pour lui dire : « Toi aussi, tu m’abandonnes ? ». Oui, Pierre venait de l’abandonner ! Il en prit conscience, mais au lieu de faire face à la situation, de se reprendre et reconnaître enfin devant tous être effectivement l’un de ses disciples, il sortit et pleura ! Il aurait pu rester pour tenter d’assurer la défense de Jésus, de témoigner en sa faveur, mais il n’en fut pas capable et Jésus restait seul, abandonné de tous ! Mais lui n’avait pas peur car il était déterminé à aller jusqu’au bout, sans défaillir, cela dans le but d’accomplir notre salut ! Jésus a payé ce prix pour nous et comment devons-nous réagir ? Devons-nous mépriser ce qu’il a fait pour nous ? Nous sommes maintenant invités à rester avec lui en lisant simplement tout ce qui lui est arrivé, ne serait-ce que par solidarité spirituelle avec lui, comme si nous y étions réellement : ne méprisons pas un si grand salut ! Restons ici ! Jésus est toujours vivant et il nous voit, il nous regarde car il lit dans nos cœurs, mais aussi dans celui qui écrit ces quelques lignes… L’auteur aussi, devant Dieu qu’il aime, en est conscient ! Dieu est amour, et c’est pour cette raison qu’il nous offre le salut éternel en Jésus ! Il n’y a pas de distinction, car nous sommes tous pécheurs devant Dieu, mais il nous offre gratuitement le salut en Jésus-Christ ! Oui Jésus, nous t’aimons !

k) Acte d’accusation contre Jésus : Marc 14 v 55-65 : Or les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient quelque témoignage contre Jésus, pour le faire mourir; et ils n’en trouvaient point. Car plusieurs portaient de faux témoignages contre lui ; et les témoignages ne s’accordaient pas. Et quelques-uns s’élevèrent et portèrent un faux témoignage contre lui, disant : Nous l’avons entendu disant : Moi, je détruirai ce temple qui est fait de main, et en trois jours j’en bâtirai un autre qui ne sera pas fait de main. Et ainsi non plus leur témoignage ne s’accordait pas. Et le souverain sacrificateur, se levant devant tous, interrogea Jésus, disant : Ne réponds-tu rien ? De quoi ceux-ci témoignent-ils contre toi ? Et il garda le silence, et ne répondit rien. Le souverain sacrificateur l’interrogea encore, et lui dit : Toi, tu es le Christ, le Fils du Béni ? Et Jésus dit : Je le suis ; et vous verrez le fils de l’homme assis à la droite de la puissance, et venant avec les nuées du ciel. Et le souverain sacrificateur, ayant déchiré ses vêtements, dit : Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Vous avez ouï le blasphème : que vous en semble ? Et tous le condamnèrent comme méritant la mort. Et quelques-uns se mirent à cracher contre lui, et à lui couvrir le visage, et à lui donner des soufflets, et à lui dire : prophétise. Et les huissiers le frappaient de leurs mains. Jésus a été condamné à partir du moment où il a dit : « Je le suis ; et vous verrez le fils de l’homme assis à la droite de la puissance, et venant avec les nuées du ciel ». Il a avoué être le Fils de Dieu et a annoncé en même temps son retour. Aujourd’hui, le même problème se pose dans le monde, car qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? Beaucoup répondront probablement que « oui », mais il n’en va pas de même avec la seconde question : qui croit au retour de Jésus ? Elle est en réalité inséparable de la première car ceux qui ne croient pas au retour de Jésus ne croient pas non plus que Jésus est réellement le Fils de Dieu ! Cette seconde question est celle de « l’épreuve de la foi », celle à laquelle le Grand Prêtre n’était pas capable de répondre « oui » ! Que Jésus soit le « Fils de Dieu », cela aurait pu passer pour une simple interprétation des Saintes Écritures parmi plusieurs autres possibles, mais qu’il soit « assis à la droite de la puissance divine et venant sur les nuées du ciel », ce n’est plus un « jeu de mots », c’est clair et précis ! Croyez vous que Jésus est réellement le Fils de Dieu ? Croyez vous qu’il revient bientôt sur les nuées du ciel ? Attendez-vous réellement son retour ? L’auteur de ces lignes y croit et il n’a pas peur de le dire, même au monde entier si nécessaire : « Oui, Jésus est le Fils de Dieu et il revient bientôt sur les nuées du ciel, à Jérusalem pour accomplir Sa Parole ! ». Jésus a été condamné parce qu’il est le Fils de Dieu ! Il nous faut choisir entre le monde qui l’a rejeté ou Lui ! En fonction de ce choix, nous déterminons notre destinée éternelle ! J’ai donné ma vie à Jésus et il le sait ! Faites la même chose !

l) Jésus devant Pilate : Jean 18 v 28-38 : Ils mènent donc Jésus de chez Caïphe au prétoire (or c'était le matin) ; et eux-mêmes, ils n'entrèrent pas au prétoire, afin qu'ils ne fussent pas souillés ; mais qu'ils pussent manger la pâque. Pilate donc sortit vers eux, et dit : Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? Ils répondirent et lui dirent : Si cet homme n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'eussions pas livré. Pilate donc leur dit : Prenez-le, vous, et jugez-le selon votre loi. Les Juifs donc lui dirent : Il ne nous est pas permis de faire mourir personne ; afin que fût accomplie la parole que Jésus avait dite, indiquant de quelle mort il devait mourir. Pilate donc entra encore dans le prétoire, et appela Jésus, et lui dit : Toi, tu es le roi des Juifs ? Jésus lui répondit : Dis-tu ceci de toi-même, ou d'autres te l'ont-ils dit de moi ? Pilate répondit : Suis-je Juif, moi ? Ta nation et les principaux sacrificateurs t'ont livré à moi ; qu'as-tu fait ? Jésus répondit : Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu, afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est pas d'ici. Pilate donc lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis que moi je suis roi. Moi, je suis né pour ceci, et c'est pour ceci que je suis venu dans le monde, afin de rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité, écoute ma voix. Pilate lui dit : Qu'est-ce que la vérité ? Et ayant dit cela, il sortit encore vers les Juifs ; et il leur dit : Moi, je ne trouve aucun crime en lui. Nous observons que Pilate ne voulait pas condamner Jésus, mais plutôt le libérer !

m) Jésus devant Hérode : Luc 23 v 6-12 : Et Pilate, ayant entendu parler de la Galilée, demanda si l’homme était Galiléen. Et ayant appris qu’il était de la juridiction d’Hérode, il le renvoya à Hérode qui, en ces jours-là, était lui-même aussi à Jérusalem. Et Hérode, voyant Jésus, se réjouit fort ; car il y avait longtemps qu’il désirait de le voir, parce qu’il avait entendu dire plusieurs choses de lui ; et il espérait voir quelque miracle opéré par lui. Et il l’interrogea longuement ; mais il ne lui répondit rien. Et les principaux sacrificateurs et les scribes se tinrent là, l’accusant avec véhémence. Et Hérode, avec ses troupes, l’ayant traité avec mépris et s’étant moqué de lui, le revêtit d’un vêtement éclatant et le renvoya à Pilate. Et Pilate et Hérode devinrent amis entre eux ce même jour ; car auparavant ils étaient en inimitié l’un avec l’autre. Hérode se trouvait ce jour à Jérusalem et Pilate en profita pour lui envoyer Jésus, sans doute pour deux raisons : la première était une tentative d’échapper à l’obligation d’avoir à le condamner et la seconde d’obtenir le soutien éventuel d’Hérode pour pouvoir le relâcher. Il cherchait aussi à gagner du temps face à la foule déchaînée ! Hérode « joua le jeu » et était par ailleurs content de rencontrer Jésus ; il en profita pour l’interroger, car il se posait de nombreuses questions auxquelles il souhaitait vivement obtenir des réponses, mais Jésus ne répondit rien ! Pourquoi Jésus ne profita-t-il pas de cette « chance » qui lui était offerte pour essayer de retourner la situation en sa faveur et d’échapper enfin à la condamnation ? Hérode ne comprit pas et le renvoya avec mépris à Pilate, comme pour lui dire : « Si tu ne veux pas de mon aide, retourne d’où tu viens ! ». Nous observons ici que Jésus n’essaya pas d’échapper à la condamnation à mort qui venait pourtant d’être prononcée contre lui par le Grand Prêtre. Il aurait pu le faire, mais il savait qu’il devait offrir sa vie pour notre salut et c’est la raison pour laquelle il ne répondit pas à Hérode ! Jésus tenait réellement à accomplir notre salut ! Comment pourrions-nous ne pas l’aimer ? Nous aimons Dieu parce qu’il nous a aimé en premier ! Il nous a ainsi donné le pouvoir de l’aimer !

n) Pilate livre Jésus : Matthieu 27 v 15-30 : Or, à la fête, le gouverneur avait coutume de relâcher un prisonnier à la foule, celui qu’ils voulaient. Et il y avait alors un prisonnier fameux, nommé Barabbas. Comme donc ils étaient assemblés, Pilate leur dit : Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas, ou Jésus qui est appelé Christ ? Car il savait qu’ils l’avaient livré par envie. Et comme il était assis sur le tribunal, sa femme lui envoya dire : N’aie rien à faire avec ce juste ; car j’ai beaucoup souffert aujourd’hui à son sujet dans un songe. Mais les principaux sacrificateurs et les anciens persuadèrent aux foules de demander Barabbas et de faire périr Jésus. Et le gouverneur, répondant, leur dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? Et ils dirent : Barabbas. Pilate leur dit : Que ferai-je donc de Jésus, qui est appelé Christ ? Ils disent tous : Qu’il soit crucifié! Et le gouverneur dit : Mais quel mal a-t-il fait ? Et ils s’écriaient encore plus fort, disant : Qu’il soit crucifié ! Et Pilate, voyant qu’il ne gagnait rien, mais que plutôt il s’élevait un tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, disant : Je suis innocent du sang de ce juste ; vous, vous y aviserez. Et tout le peuple, répondant, dit : Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ! Alors il leur relâcha Barabbas ; et ayant fait fouetter Jésus, il le livra pour être crucifié. Alors les soldats du gouverneur, ayant emmené Jésus au prétoire, assemblèrent contre lui toute la cohorte. Et lui ayant ôté ses vêtements, ils lui mirent un manteau d’écarlate ; et ayant tressé une couronne d’épines, ils la mirent sur sa tête, et un roseau dans sa main droite ; et fléchissant les genoux devant lui, ils se moquaient de lui, disant : Salut, roi des Juifs ! Et ayant craché contre lui, ils prirent le roseau et lui en frappaient la tête. Qui est responsable de la mort de Jésus ? Voici : « Mais les Principaux Sacrificateurs et les Anciens persuadèrent aux foules de demander Barabbas et de faire périr Jésus ». Les Grand Prêtres étaient Caïphe et Anne ; les Anciens étaient les Chefs du peuple. La foule était sans doute composée de tous ceux qui formaient la « cour » des dirigeants du peuple, c’est-à-dire de riches. Nous pouvons comprendre dès lors qu’il s’agissait de tous les privilégiés du peuple Juif, et non des pauvres. Le peuple Juif lui-même avait voulu proclamer Jésus roi ! Cela provoqua une réaction parmi les privilégiés (le clergé et la noblesse) qui s’opposèrent à cette éventualité et voulurent le faire périr ! Que craignaient-ils en réalité ? Était-ce réellement parce que les Romains menaçaient de détruire Jérusalem avec tous ceux qui suivaient Jésus ? En réalité la question ne se posait pas. Ils craignaient de perdre leurs avantages et leurs privilèges car ils savaient que Jésus ne leur était pas favorable. La nomination éventuelle d’un nouveau roi leur faisait peur au point qu’ils voulurent le faire périr et ils organisèrent un complot exprès pour cela. En effet : « Et lui ayant ôté ses vêtements, ils lui mirent un manteau d’écarlate ; et ayant tressé une couronne d’épines, ils la mirent sur sa tête, et un roseau dans sa main droite ; et fléchissant les genoux devant lui, ils se moquaient de lui, disant : Salut, roi des Juifs ! ». Ils le proclamèrent roi à leur façon, pas selon ce qui correspondait à la volonté du peuple Juif lui-même, car leur stratégie était de devancer celle des pauvres du peuple : « proclamer Jésus roi des Juifs » tout de suite, sans attendre, mais pour le faire périr ! Pourquoi ne vous a-t-on jamais enseigné la vérité à ce sujet ? Parce que ceux qui vous enseignent, comme toujours, sont ceux qui servent les intérêts de la classe dominante du peuple, et ils ne peuvent pas se dénoncer eux-mêmes ! Ce qui les intéresse, c’est l’argent, pas le peuple dont ils tirent profit ! Voilà la vérité ! C’est donc à cause des intérêts d’argent que Jésus a été condamné à mort et crucifié ! Ce n’est pas la faute de Pilate, ni des Romains, ne vous y trompez pas ! Pilate n’avait guère le choix face à l’aristocratie du peuple Juifs qui avait pris sa décision et était prêt à retourner l’empereur Tibère contre lui dans le cas où il aurait relâché Jésus ! Voici ce qui arriva : « Et Pilate, voyant qu’il ne gagnait rien, mais que plutôt il s’élevait un tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, disant : Je suis innocent du sang de ce juste ; vous, vous y aviserez. Et tout le peuple, répondant, dit : Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ! Alors il leur relâcha Barabbas ; et ayant fait fouetter Jésus, il le livra pour être crucifié ». N’oublions pas que ce sont les privilégiés du peuple Juifs qui firent périr Jésus, non les Romains qui voulurent le libérer, ni les pauvres du peuple qui n’étaient pas présent et ne participaient pas à ce complot ! N’oublions pas que les premiers chrétiens ont été des Juifs : la première Église était celle de Jérusalem et elle était Juive ! Ce ne sont pas les Juifs qui ont crucifié Jésus, ce sont les Romains, mais sur la demande des « Principaux du peuple Juif », c’est-à-dire des privilégiés, de la classe dominante des Juifs, car les riches de ce monde sont « ennemis de Dieu » ! Et cela était vrai partout, même chez les Juifs ! Telle est la vérité ! Jésus n’a pas fait la « révolution » en faisant couler le sang à la façon des « révolutionnaires marxistes », mais il a offert sa vie en sacrifice pour nous sauver, pour nous donner la vie éternelle, suivant la volonté de Dieu lui-même, car sachez-le, Dieu condamne les riches de ce monde ! Lorsque Jésus sera revenu sur terre, les riches ne seront plus au pouvoir, et ce qu’ils ont pu empêcher à l’époque de Jésus, à savoir la « domination de la justice », ils ne pourront pas l’empêcher à son retour ! Le retour de Jésus, c’est l’espérance de la foi ! Les riches, qui dominent actuellement le monde, sont et restent ennemis de la vérité et de Dieu ! Car l’argent est la racine de tous les maux ! Cette vérité, pourquoi vous l’a-t-on toujours cachée, pourquoi l’Église officielle ne vous l’a-t-elle jamais enseignée ? Ma conscience me dit que, lorsque vous lirez ces lignes, que vous l’aurez compris une fois pour toutes !

o) Suicide de Judas : Matthieu 27 v 3-10 : Alors Judas qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné, ayant du remords, reporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens, disant : J’ai péché en livrant le sang innocent. Mais ils dirent : Que nous importe ! tu y aviseras. Et ayant jeté l’argent dans le temple, il se retira; et s’en étant allé, il se pendit. Mais les principaux sacrificateurs, ayant pris les pièces d’argent, dirent : Il n’est pas permis de les mettre dans le trésor sacré, puisque c’est le prix du sang. Et ayant tenu conseil, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour la sépulture des étrangers ; c’est pourquoi ce champ-là a été appelé Champ de sang, jusqu’à aujourd’hui. Alors fut accompli ce qui avait été dit par Jérémie le prophète, disant : Et ils ont pris les trente pièces d’argent, le prix de celui qui a été évalué, lequel ceux d’entre les fils d’Israël ont évalué ; et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur m’avait ordonné (Zacharie 11:12-13). Plus personne ne voulut garder cet argent qui avait servi à livrer Jésus dans le but de le faire périr ! Judas n’en voulait plus et les Grands Prêtres ne purent récupérer « le prix du sang » pour eux-mêmes et ils achetèrent un champ pour la sépulture des étrangers, c’est-à-dire pour ceux qui n’étaient pas juifs ! Après cela, Judas se pendit car, en trahissant Jésus, il s’était perdu lui-même ! Ici l’argent a une odeur de mort, car dire que « l’argent n’a pas d’odeur » est vrai au sens propre, mais pas au sens figuré ! L’argent, c’est la mort ! Le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ ! Certains s’empresseront de corriger, impérativement, tout de suite, que dis-je, immédiatement, en affirmant : « Il ne faut pas dire : ‘‘ l’argent, c’est la mort ! ’’, mais il faut dire uniquement : ‘‘ le péché, c’est la mort ! ’’ ». En réalité, il n’y a pas de différence, car « le péché, c’est l’injustice » et l’injustice est établie dans le monde par le pouvoir de l’argent ! Ici il n’est question que de dire la vérité, tout comme Jésus lui-même l’a fait ! Ne savez-vous pas qu’il a condamné les riches ? Non, vous ne le saviez pas ? Ah oui, je comprends… (lavage de cerveau oblige).

p) Jésus condamné porte sa croix, aidé par Simon le Cyrénéen : Marc 15 v 20-23 : Et après qu’ils se furent moqués de lui, ils le dépouillèrent de la pourpre et le revêtirent de ses propres vêtements ; et ils l’emmènent dehors pour le crucifier. Et ils contraignent un certain homme, Simon, Cyrénéen, père d’Alexandre et de Rufus, qui passait par là, venant des champs, de porter sa croix. Et ils le mènent au lieu appelé Golgotha, ce qui, interprété, est : lieu du crâne. Et ils lui donnèrent à boire du vin mixtionné de myrrhe ; mais il ne le prit pas. La pourpre était réservée à l’empereur de Rome et quiconque osait porter des vêtements de cette couleur était condamné à mort ! Ainsi, ils proclamèrent Jésus « roi des Juifs » dans le but de le faire périr et d’apporter une apparence de justification à leur crime ! Quant à celui qui était reproché à Jésus, c’était de toute évidence d’avoir été proclamé « roi des Juifs » ! Il fut par conséquent dépouillé des « attributs de sa noblesse » et de sa « parure royale », puis conduit pour être crucifié ! Pour s’assurer que Jésus, épuisé, ne tombât pas mort en chemin pendant qu’il portait sa croix et pour s’assurer de lui faire subir l’outrage de la crucifixion, ils obligèrent Simon de Cyrène à porter sa croix ! Les privilégiés du peuple Juif ne voulaient pas du règne de Jésus, le Fils de Dieu ! Croyez-vous que les riches de ce monde attendent de nos jours le retour de Jésus ? Jamais de la vie ! Mais ils ne pourront en aucune manière l’empêcher car il revient bientôt, deux mille ans après sa crucifixion (27 - 2027), cette fois pour juger le monde et établir son règne ! Combien de temps reste-t-il ? Vous ne savez pas ? Ah oui, je comprends… (lavage de cerveau oblige).

q) Crucifixion de Jésus : Jean 19 v 18-27 et Marc 15 v 28 : Ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Et Pilate fit aussi un écriteau, et le plaça sur la croix ; et il y était écrit: Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs. Plusieurs des Juifs donc lurent cet écriteau, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville; et il était écrit en hébreu, en grec, en latin. Les principaux sacrificateurs des Juifs donc dirent à Pilate : N'écris pas : Le roi des Juifs ; mais que lui a dit : Je suis le roi des Juifs. Pilate répondit : Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit. Les soldats donc, quand ils eurent crucifié Jésus, prirent ses vêtements et en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique. Or la tunique était sans couture, tissée tout d'une pièce depuis le haut jusqu'en bas. Ils dirent donc entre eux : Ne la déchirons pas, mais jetons-la au sort, à qui elle sera, afin que l'écriture fût accomplie, qui dit : " Ils ont partagé entre eux mes vêtements, et ils ont jeté le sort sur ma robe " [Psaume 22:18]. Les soldats donc firent ces choses. Or, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère, et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère, et le disciple qu'il aimait (Jean) se tenant là, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Et l’écriture fut accomplie, qui dit : " Et il a été compté parmi les iniques " [Ésaïe 53:12]. Auprès de Jésus, au pied de la croix se tenaient cinq personnes : Marie, mère de Jésus (1), la sœur de sa mère (2), Marie, femme de Clopas (3), Marie de Magdala (4) et Jean (5). Marie, femme de Clopas, était la mère de l’apôtre Jacques le Mineur (fils d’Alphée) et de Joses, « frère de Jésus » selon Marc ch. 6 v 3 : « Celui-ci n’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques et de Joses et de Jude et de Simon; et ses sœurs ne sont-elles pas ici auprès de nous ? Et ils étaient scandalisés en lui ». Nous pouvons penser que ceux qui étaient appelés « frères et sœurs de Jésus » étaient en réalité ses cousins. Dans ce cas, Marie serait réellement restée vierge après la naissance de Jésus ! Marie de Magdala, appelée de nos jours Marie-Madeleine, était une des disciples qui suivaient Jésus (Luc ch. 8 v 1-3) : « Et il arriva après cela, qu’il passait par les villes et par les villages, prêchant et annonçant le royaume de Dieu ; et les douze étaient avec lui, et des femmes aussi qui avaient été guéries d’esprits malins et d’infirmités, Marie, qu’on appelait Magdeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, et Jeanne, femme de Chuzas intendant d’Hérode, et Suzanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens ». C’est le seul endroit dans les Évangiles où il est parlé de Marie-Madeleine avant le jour de la crucifixion. Il est ensuite à nouveau parlé d’elle : premièrement, au moment où le corps est déposé dans le sépulcre (Matthieu ch. 27 v 61) ; deuxièmement à l’aube du troisième jour (Marc ch. 16 v 1 et Jean ch. 20 v 1-2) ; troisièmement, elle fut la première à voir Jésus ressuscité (Marc ch. 16 v 9, Jean ch. 20 v 11-18). Rien dans les Évangiles n’indique qu’elle ait été avant cela une « prostituée », car le rapport fait avec le passage de « Luc ch. 7 v 36-50 » n’a jamais été établi. Les « sept démons » chassés par Jésus pourraient avoir été des « démons d’infirmités ». Jean était le seul apôtre présent au pied de la croix et Jésus lui demanda de prendre avec lui sa mère pour s’occuper d’elle : Marie était-elle déjà devenue veuve ? C’est possible et elle resta avec l’apôtre Jean après la crucifixion de Jésus. Si Marie avait 20 ans à la naissance de Jésus, elle avait 53 ans au moment de la crucifixion. Selon le dogme de l’Assomption de la Vierge, promulgué le 1° novembre 1950 par le pape Pie XII dans la constitution apostolique, Marie serait morte en 54 de notre ère (vers l’âge de 80 ans), et aurait été aussitôt « ressuscitée » et « enlevée au ciel ». Que devons-nous en penser ? Il nous semble que si le tombeau de Marie était resté sur terre, il aurait bénéficié de nombreux pèlerinages avec de grandes foules de chrétiens, ne croyez-vous pas ? La mort de Marie est par conséquent une énigme très semblable à celle de Moïse. En effet, le corps de Moïse aurait été enlevé par les anges selon Jude, verset 9 : « Mais Michel l’archange, quand, discutant avec le diable, il contestait touchant le corps de Moïse, n’osa pas proférer de jugement injurieux contre lui ; mais il dit : Que le Seigneur te censure ! ». N’en aurait été pas été de même avec le corps de Marie ? C’est plus que vraisemblable car, à notre avis, il ne fallait pas que la tombe de Moïse et celle de Marie par la suite, deviennent des « objets de culte » ! Moïse est apparu avec Élie à Jésus en présence de Pierre, Jacques et Jean : cela, c’est bel et bien « scripturaire », nul ne peut le nier ! Alors pourquoi Marie, appelée « la Vierge » ne pourrait-elle pas apparaître de nos jours comme Moïse et Élie le firent à l’époque de Jésus ? Une étude approfondie de ses apparitions permet d’y croire sans pour autant que cela ne devienne un « outrage » à la foi chrétienne ! Laissons le doute à ceux qui ne veulent pas y croire, mais nous, gardons la foi car, nous le savons, « rien n’est impossible à Dieu ! ». Nous pouvons également établir un lien spirituel entre l’apôtre Jean et Marie, mère de Jésus, car Jean a été le disciple auquel Jésus, après sa résurrection, a révélé l’Apocalypse (vision prophétique faisant suite à celles de Daniel dans l'Ancien Testament)) et Marie est devenue célèbre, non seulement parce qu’elle était la mère de Jésus, mais également par ses apparitions, en particulier celles du Mexique, de Lourdes et Fatima, les plus connues d’entre elles. Il se trouve que Jean et Marie étaient aussi appelés par Jésus à annoncer et à préparer son retour : Jean par ses visions prophétiques et Marie par ses apparitions ! Oui, la Vierge travaille à préparer le retour de Jésus ! Le saviez-vous ? Non ! Ah oui, je comprends… (lavage de cerveau oblige).

r) Jésus insulté par l’un des supplicié, répond favorablement à l ’autre : Luc 23 v 39-43 : Et l’un des malfaiteurs qui étaient pendus l’injuriait, disant : N’es-tu pas le Christ, toi ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi. Mais l’autre, répondant, le reprit, disant : Et tu ne crains pas Dieu, toi, car tu es sous le même jugement ? Et pour nous, nous y sommes justement ; car nous recevons ce que méritent les choses que nous avons commises : mais celui-ci n’a rien fait qui ne se dût faire. Et il disait à Jésus : Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume. Et Jésus lui dit : En vérité, je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. Ce qui sauva le deuxième malfaiteur, crucifié en même temps que Jésus, ce fut « sa foi » et non « sa justice » ! Car c’est par la foi que nous sommes sauvés !

s) La mort de Jésus : Matthieu 27 v 45-54 : Mais, depuis la sixième heure (midi), il y eut des ténèbres surtout le pays, jusqu’à la neuvième heure (15 heures). Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une forte voix, disant : Éli, Éli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Et quelques-uns de ceux qui se tenaient là, ayant entendu cela, disaient : Il appelle Élie, celui-ci ! Et aussitôt l’un d’entre eux courut et prit une éponge, et l’ayant remplie de vinaigre, la mit au bout d’un roseau, et lui donna à boire. Mais les autres disaient : Laisse, voyons si Élie vient pour le sauver. Et Jésus, ayant encore crié d’une forte voix, rendit l’esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; et la terre trembla, et les rochers se fendirent, et les sépulcres s’ouvrirent ; et beaucoup de corps des saints endormis ressuscitèrent, et étant sortis des sépulcres après sa résurrection, ils entrèrent dans la sainte ville, et apparurent à plusieurs (les églises n'en parlent jamais, pourquoi ?). Et le centurion et ceux qui avec lui veillaient sur Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, eurent une fort grande peur, disant : Certainement celui-ci était Fils de Dieu. Voici un passage des Évangiles très « occulté », dont presque personne ne vous parlera ! Pourquoi ? ? ?Relisez-le et vous comprendrez ! Disons, nous aussi, la même chose que le centurion : « Certainement Jésus était le Fils de Dieu ! ». Ce jour-là, s’achevait une ère et une autre allait commencer ! Le temps de la « Loi » allait être remplacé par celui de la « Grâce » ! Le voile du Temple, qui séparait le « Lieu Saint » du « Lieu Très Saint », s’était déchiré en deux et il n’y avait plus de séparation car le salut était accompli ! Ce fut le « triomphe de la croix » ! Le Diable était vaincu, de même que la mort ! Car « Jésus est la résurrection et la vie » ! Il a accompli notre salut par sa mort sur la croix !

t) Jésus descendu de la croix, son corps mis dans une sépulture : Jean 19 v 31-42 : Les Juifs donc, afin que les corps ne demeurassent pas sur la croix en un jour de sabbat, puisque c'était la Préparation (car le jour de ce sabbat-là était grand), firent à Pilate la demande qu'on leur rompit les jambes, et qu'on les ôtât. Les soldats donc vinrent et rompirent les jambes du premier, et de l'autre qui était crucifié avec lui. Mais étant venus à Jésus, comme ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; mais l'un des soldats lui perça le côté avec une lance ; et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau. Et celui qui l'a vu rend témoignage ; et son témoignage est véritable ; et lui sait qu'il dit vrai, afin que vous aussi vous croyiez. Car ces choses sont arrivées afin que l'écriture fût accomplie : " Pas un de ses os ne sera cassé " [Exode 12:46; Psaume 34:20]. Et encore une autre écriture dit : " Ils regarderont vers celui qu'ils ont percé " [Zacharie 12:10]. Or, après ces choses, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, en secret toutefois par crainte des Juifs, fit à Pilate la demande d'ôter le corps de Jésus; et Pilate le permit. Il vint donc et ôta le corps de Jésus. Et Nicodème aussi, celui qui au commencement était allé de nuit à Jésus, vint, apportant une mixtion de myrrhe et d'aloès, d'environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l'enveloppèrent de linges, avec les aromates, comme les Juifs ont coutume d'ensevelir. Or il y avait, au lieu où il avait été crucifié, un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, dans lequel personne n'avait jamais été mis. Ils mirent donc Jésus là, à cause de la Préparation des Juifs, parce que le sépulcre était proche. Pourquoi tant de polémiques au sujet du suaire de Turin ? Authentique ou faux ? Il se trouve qu’il est possible, grâce à lui, de voir et de reconstituer le visage de Jésus ! Il est possible de voir également les signes et les preuves de la crucifixion ! Bien sûr, cela dérange beaucoup de monde, ne croyez-vous pas ? Il ne serait pas « authentique » dit-on, à cause des résultats de « l’analyse de datation faite au carbone 14 » d’une partie découpée, analyse qui avait pour but de révéler le taux de radioactivité en fonction de l’ancienneté du tissu examiné. Mais pourquoi n’a-t-on jamais pensé que la résurrection du corps de Jésus avait été accompagnée d’énergie, laquelle pouvait être porteuse d’une certaine radioactivité qui aurait pu fausser les résultats de l’analyse effectuée ? Par ailleurs, les Évangiles attestent la présence des anges dans le sépulcre, eux-mêmes probablement accompagnés et suivis d’un O.V.N.I. ! N’est-il pas établi de nos jours que les « O.V.N.I. » sont souvent accompagnés d’une énergie radioactive ? Etes-vous sûrs qu’il n’y avait pas d’O.V.N.I. posé sur le sol ce jour là auprès du tombeau de Jésus ? La vérité, c’est que l’authenticité du suaire de Turin ne peut dépendre d’un seul et unique critère de recherche ! Peut-on expliquer toutes les particularités spécifiques du suaire ? Certaines d’entre elles pourraient être reproduites, mais certainement pas toutes ! Il reste une solution au vu des résultats des travaux qui ont été accomplis jusque-là par les scientifiques : c’est celle de la « conviction intime ». De ce point de vue, ma conviction est faite : « le suaire de Turin est authentique ! ». Ce n’est pas parce que « cela m’arrangerait plutôt », mais il s’agit d’une « conviction intime », comme celle qui est prise en compte par les tribunaux lorsque la culpabilité ou l’innocence d’une personne doit être établie !

u) Sépulture de Jésus mise sous surveillance : Matthieu 27 v 62-66 : Et le lendemain, qui est après la Préparation, les principaux sacrificateurs et les pharisiens s’assemblèrent auprès de Pilate, disant : Seigneur, il nous souvient que ce séducteur, pendant qu’il était encore en vie, disait : Après trois jours, je ressuscite. Ordonne donc que le sépulcre soit gardé avec soin jusqu’au troisième jour ; de peur que ses disciples ne viennent et ne le dérobent, et ne disent au peuple : Il est ressuscité des morts ; et ce dernier égarement sera pire que le premier. Et Pilate leur dit : Vous avez une garde ; allez, rendez-le sûr comme vous l’entendez. Et eux, s’en allant, rendirent le sépulcre sûr, scellant la pierre, et y mettant la garde. Ils avaient bien compris ! Ils avaient bien entendu ! Ils savaient que Jésus avait annoncé sa résurrection pour « le troisième jour » ! Alors, ils firent surveiller le tombeau avec des soldats et scellèrent la pierre (en forme de roue) devant l’ouverture du sépulcre ! Les disciples qui auraient voulu sortir le corps de là se seraient faits « tailler en pièces » !

Résurrection et apparitions de Jésus, le Fils de Dieu.

a) La résurrection de Jésus : Matthieu 28 v 2-4 : Et voici, il se fit un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur, descendant du ciel, vint et roula la pierre, et s’assit sur elle. Et son aspect était comme un éclair, et son vêtement blanc comme la neige. Et de la frayeur qu’ils en eurent, les gardiens tremblèrent et devinrent comme morts. « Un ange su Seigneur descendant du ciel » est-il écrit ; certes oui, mais pourquoi pas en « O.V.N.I. » ? Rien ne peut prouver le contraire ! La loi des hommes avait interdit l’accès de la tombe aux disciples, mais pas celle de Dieu, qui envoya son ange pour ouvrir la tombe ! Par conséquent, les gardiens, qui ne furent certainement pas choisis parmi les plus chétifs, tremblèrent et devinrent comme morts ! Maintenant, ils ne pouvaient plus « tailler personne en pièces » ! L’ange s’assit sur la pierre qu’il venait de rouler, car cette fois l’heure était venue de montrer l’œuvre de Dieu accomplie : la tombe était ouverte et vide parce que Jésus était ressuscité, n’en déplaise à ceux qui l’avaient condamné et fait crucifier ! Aujourd’hui, ce sont « les mêmes » qui nieront la résurrection de Jésus, c’est-à-dire « les mêmes » que ceux qui l’avaient fait crucifier, du point de vue de leur nature intérieure ! Il ne s’agit pas uniquement d’une question de foi, mais aussi de nature cachée, car ce que nous croyons ou pas dépend aussi de ce que nous sommes à l’intérieur de nous-mêmes ! Là réside le mystère de la foi ! A ce sujet, Matthieu ch. 23 v 27 est explicite : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, mais qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute sorte d’impureté ». Cette vérité est fondamentale, car « c’est par la foi que nous sommes sauvés », mais cette foi est l’expression de notre être intérieur, de notre nature intime, laquelle fait la différence ! Il ne peut pas s’agir ici de « croyance » dans le sens où on l’entend d’une façon générale car « ce que l’on croit » ou « ce que l’on ne croit pas » ne compte pas pour Dieu, puisqu’il y a des multitudes de croyances. La foi selon les Saintes Écritures est celle qui se fonde sur la Parole de Dieu : lorsque l’on entend Dieu nous parler, par les prophètes (Ancien Testament) ou par Jésus, nous la reconnaissons en tant que Parole de Dieu et nous y ajoutons foi. C’est la faculté intime à reconnaître ou non la Parole de Dieu qui définit la véritable foi et cette aptitude dépend de notre être intérieur, de ce qui se trouve caché à l’intérieur de nous-mêmes ! Ne vous l’avait-on jamais dit ? Non ! Ah oui, je comprends… (lavage de cerveau oblige).

b) Un ange annonce la résurrection de Jésus : Matthieu 28 v 1, Marc 16 v 2-5 et Matthieu 28 v 5-7 : Or, sur le tard, le jour du sabbat (samedi), au crépuscule du premier jour de la semaine (dimanche), Marie de Magdala et l’autre Marie vinrent voir le sépulcre. Et de fort grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre, comme le soleil se levait. Et elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre de devant la porte du sépulcre ? Et ayant regardé, elles voient que la pierre était roulée ; car elle était fort grande. Et étant entrées dans le sépulcre (en forme de grotte), elles virent un jeune homme assis du côté droit, vêtu d’une robe blanche, et elles s’épouvantèrent. Et l’ange, répondant, dit aux femmes : Pour vous, n’ayez point de peur ; car je sais que vous cherchez Jésus le crucifié ; il n’est pas ici ; car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez, voyez le lieu où le Seigneur gisait ; et allez promptement, et dites à ses disciples qu’il est ressuscité des morts. Et voici, il s’en va devant vous en Galilée : là vous le verrez ; voici, je vous l’ai dit. Tôt le matin, un ange attendait la visite des femmes dont Marie de Magdala. Elle aimait Jésus de toute évidence et faisait partie du groupe de ses amis les plus proches. Elle aimait tant Jésus qu’elle était venue au pied de la croix pendant sa crucifixion et elle s’activait de bon matin car seul Jésus comptait pour elle, même dans la mort ! Mais voici : Jésus était ressuscité et l’ange le leur annonçait !

c) Jésus apparaît en premier à Marie de Magdala : Marc 16 v 9 et Jean 20 v 11-18 : Et étant ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut premièrement à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. Mais Marie se tenait près du sépulcre, dehors, et pleurait. Comme elle pleurait donc, elle se baissa dans le sépulcre ; et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, un à la tête et un aux pieds, là où le corps de Jésus avait été couché. Et ils lui disent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur dit : Parce qu'on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l'a mis. Ayant dit cela, elle se tourna en arrière, et elle voit Jésus qui était là ; et elle ne savait pas que ce fût Jésus. Mais Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c'était le jardinier, lui dit : Seigneur, si toi tu l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi je l'ôterai. Jésus lui dit : Marie ! Elle, s'étant retournée, lui dit en hébreu : Rabboni (ce qui veut dire, maître). Jésus lui dit : Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. Marie de Magdala vient rapporter aux disciples qu'elle a vu le Seigneur, et qu'il lui a dit ces choses. Ici, nous avons le récit beaucoup plus détaillé de ce qui se produisit : Marie de Magdala fut la première à entrer à l’intérieur du sépulcre et à rencontrer les anges et Jésus qui s’y trouvaient ! Elle fut la première parce qu’elle n’avait pas peur de s’exposer par amour pour Jésus ! Elle fut sans doute suivie peu après par l’autre Marie qui l’accompagnait. Marie de Magdala ne pouvait pas retenir ses larmes car son cœur ne pouvait pas mentir ! Jésus ne se montra pas tout de suite à elle, mais il était présent et la regardait ! Elle vit d’abord les deux anges qui se tenaient au pied et à la tête du socle en pierre sur lequel le corps avait été placé. En fait, la résurrection venait d’avoir lieu depuis peu de temps et il devait y avoir au moins trois anges sur les lieux : celui qui s’était assis sur la pierre qui avait été roulée et les deux autres à l’intérieur du sépulcre en présence de Jésus. Un ange lui demanda : « Pourquoi pleures-tu ? ». Elle répondit : « Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l'a mis ». Elle avoua de ce fait qu’elle pleurait à cause de Jésus ! Lorsqu’elle se retourna, comme pour chercher le corps de Jésus, elle vit un homme qu’elle ne reconnut pas et qui lui posa à nouveau cette même question : « Femme, pourquoi pleures-tu ? ». Et il ajouta, comme s’il n’avait pas entendu sa première réponse : « Qui cherches-tu ? ». Et elle répondit : « Seigneur, si toi tu l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi je l'ôterai ». Elle ne pensait plus qu’à retrouver le corps de Jésus et elle ne le voyait pas là, debout devant elle ! Mais il l’appela simplement par son nom : « Marie ! ». Alors ses yeux s’ouvrirent et elle le reconnut ! Jésus lui demanda d’annoncer la nouvelle de sa résurrection à ses disciples. Marie de Magdala aimait Jésus et, à cause de cela, elle fut immédiatement envoyée pour annoncer cette nouvelle extraordinaire, l’événement le plus important de l’histoire de l’humanité : Jésus était ressuscité et elle était la première à le savoir ! Imaginons ce qu’elle devait ressentir après cela ! Nous comprenons qu’elle était bouleversée et qu’elle ne cessa pas de pleurer ce jour-là, non pas pour la même raison qui l’avait conduite jusqu’au tombeau ! Au pied de la croix, elle avait vu Jésus crucifié la veille du sabbat (vendredi) et elle venait le matin de ce premier jour de la semaine (dimanche) de le voir vivant en face d’elle, ressuscité ! Elle fut le premier témoin de la résurrection de Jésus !

d) Les femmes qui virent l’ange rencontrèrent aussi Jésus : Matthieu 28 v 8-10 et Luc 24 v 9-11 : Et sortant promptement du sépulcre avec crainte et une grande joie, elles coururent l’annoncer à ses disciples. Et comme elles allaient pour l’annoncer à ses disciples, voici aussi Jésus vint au-devant d’elles, disant : Je vous salue. Et elles, s’approchant de lui, saisirent ses pieds et lui rendirent hommage. Alors Jésus leur dit : N’ayez point de peur; allez annoncer à mes frères qu’ils aillent en Galilée, et là ils me verront. Et, laissant le sépulcre, elles s’en retournèrent et rapportèrent toutes ces choses aux onze et à tous les autres. Or ce furent Marie de Magdala, et Jeanne, et Marie, la mère de Jacques, et les autres femmes avec elles, qui dirent ces choses aux apôtres. Et leurs paroles semblèrent à leurs yeux comme des contes, et ils ne les crurent pas. Ce sont les femmes les plus proches de Jésus qui eurent le privilège de le rencontrer après sa résurrection : elles le virent toutes aux abords du sépulcre. Elles allèrent par conséquent annoncer sa résurrection aux apôtres, mais ils ne les crurent pas ! Ce qui signifie aussi qu’ils n’avaient pas compris tout ce que Jésus leur avait enseigné, qu’ils n’avaient pas été très attentifs à tout ce qu’il disait ! Faut-il le leur reprocher ? Avez-vous rencontré Jésus ? Voici comment cela se passe : « Vous le voyez, mais vous ne savez pas qui il est ; il s’établit un dialogue entre lui et vous, mais vous ne savez toujours pas qui il est ; il vous dit qui il est, mais vous ne le croyez pas, car vous n’étiez nullement préparé à une telle rencontre ; mais il vous parle et vous l’écoutez… vous vous posez des questions… tout ce qu’il vous dit vous fait réfléchir… ». Lorsque enfin, vous avez compris, vous regrettez de ne pas avoir compris tout de suite ! Il faut un temps pour comprendre ! Il fallait du temps pour que les disciples finissent par comprendre que Jésus était ressuscité !

e) Pierre et Jean accourent au sépulcre : Jean 20 v 3-10 : Pierre donc sortit, et l'autre disciple, et ils s'en allèrent au sépulcre. Et ils couraient les deux ensemble ; et l'autre disciple (Jean) courut en avant plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre ; et s'étant baissé, il voit les linges à terre ; cependant il n'entra pas. Simon Pierre donc, qui le suivait, arrive ; et il entra dans le sépulcre ; et il voit les linges à terre, et le suaire qui avait été sur sa tête, lequel n'était pas avec les linges, mais plié en un lieu à part. Alors donc l'autre disciple aussi, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra, et il vit, et crut ; car ils ne connaissaient pas encore l'écriture, qu'il devait ressusciter d'entre les morts. Les disciples s'en retournèrent donc chez eux. Peut-on dire : « Je t’aime Jésus » ? Si c’est le cas, alors nous comprenons l’empressement de Pierre et de Jean pour se rendre au tombeau afin de vérifier les témoignages des femmes qui l’avaient vu ressuscité ! Impossible de ne pas aller voir car Jésus était tout pour eux ! Ils virent les linges à terre et le suaire plié et placé à part, mais ils ne trouvèrent ni Jésus, ni les anges qui étaient partis ! Cependant, le suaire restait là, dans le sépulcre, comme un témoignage extraordinaire, car c’était sans doute celui que nous appelons de nos jours « le suaire de Turin » ! Nous savons que ce suaire a existé, car les Évangiles en témoignent ! Nous en comprenons également l’importance, car il témoigne lui aussi de la résurrection de Jésus !

f) Mensonge répandu chez les Juifs : Matthieu 28 v 11-15 : Et comme elles s’en allaient, voici, quelques hommes de la garde s’en allèrent dans la ville, et rapportèrent aux principaux sacrificateurs toutes les choses qui étaient arrivées. Et s’étant assemblés avec les anciens, ils tinrent conseil et donnèrent une bonne somme d’argent aux soldats, disant : Dites : ses disciples sont venus de nuit, et l’ont dérobé pendant que nous dormions ; et si le gouverneur vient à en entendre parler, nous le persuaderons, et nous vous mettrons hors de souci. Et eux, ayant pris l’argent, firent comme ils avaient été enseignés ; et cette parole s’est répandue parmi les Juifs jusqu’à aujourd’hui. Encore et toujours l’argent ! Il sert à corrompre, à mentir, à détourner de la vérité, à acheter le silence ! Ne vous laissez pas séduire par l’argent, ni tromper par lui ! Recherchez Dieu et il se révélera à vous ! Recherchez la vérité et vous la trouverez !

g) Jésus apparaît à deux disciples sur le chemin d’Emmaüs : Luc 24 v 13-35 : Et voici, deux d’entre eux étaient ce même jour en chemin, pour aller à un village dont le nom était Emmaüs, éloigné de Jérusalem de soixante stades. Et ils s’entretenaient ensemble de toutes ces choses qui étaient arrivées. Et il arriva, comme ils s’entretenaient et raisonnaient ensemble, que Jésus lui-même, s’étant approché, se mit à marcher avec eux. Mais leurs yeux étaient retenus, de manière qu’ils ne le reconnurent pas. Et il leur dit : Quels sont ces discours que vous tenez entre vous en marchant, et vous êtes tristes ? Et l’un d’eux, dont le nom était Cléopas, répondant, lui dit : Est-ce que tu séjournes tout seul dans Jérusalem, que tu ne saches pas les choses qui y sont arrivées ces jours-ci ? Et il leur dit : Lesquelles ? Et ils lui dirent : Celles touchant Jésus le Nazaréen, qui était un prophète puissant en œuvre et en parole devant Dieu et devant tout le peuple ; et comment les principaux sacrificateurs et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort, et l’ont crucifié. Or nous, nous espérions qu’il était celui qui doit délivrer Israël ; mais encore, avec tout cela, c’est aujourd’hui le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées. Mais aussi quelques femmes d’entre nous nous ont fort étonnés ; ayant été de grand matin au sépulcre, et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues, disant qu’elles avaient vu aussi une vision d’anges qui disent qu’il est vivant. Et quelques-uns de ceux qui sont avec nous, sont allés au sépulcre, et ont trouvé les choses ainsi que les femmes aussi avaient dit ; mais pour lui, ils ne l’ont point vu. Et lui leur dit : Ô gens sans intelligence et lents de cœur à croire toutes les choses que les prophètes ont dites ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent. Et ils approchèrent du village où ils allaient ; et lui, il fit comme s’il allait plus loin. Et ils le forcèrent, disant : Demeure avec nous, car le soir approche et le jour a baissé. Et il entra pour rester avec eux. Et il arriva que, comme il était à table avec eux, il prit le pain et il bénit ; et l’ayant rompu, il le leur distribua. Et leurs yeux furent ouverts, et ils le reconnurent ; mais lui devint invisible et disparut de devant eux. Et ils dirent entre eux : Notre cœur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu’il nous parlait par le chemin, et lorsqu’il nous ouvrait les écritures ? Et se levant à l’heure même, ils s’en retournèrent à Jérusalem, et trouvèrent assemblés les onze et ceux qui étaient avec eux, disant : Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon. Et ils racontèrent les choses qui étaient arrivées en chemin, et comment il s’était fait connaître à eux dans la fraction du pain. Ils racontèrent l’histoire de Jésus : « Celle touchant Jésus le Nazaréen, qui était un prophète puissant en œuvre et en parole devant Dieu et devant tout le peuple ; et comment les principaux sacrificateurs et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort, et l’ont crucifié. Or nous, nous espérions qu’il était celui qui doit délivrer Israël ».

Rappelons en premier lieu qui sont les responsables de la mort de Jésus : les Grands Prêtres et les Chefs des Juifs ! Mais les disciples de Jésus n’avaient pas encore compris l’œuvre qu’il était venu accomplir dans le monde : celle du salut par l’expiation des péchés ! Ils pensaient à une restauration rapide de la monarchie en Israël, qui aurait alors été libéré de l’oppression romaine. Mais, après ce qui venait d’arriver, ils ne comprenaient plus rien ! Jésus leur expliqua en chemin tout ce qui concernait les raisons de sa première venue dans le monde à l’aide des Saintes Écritures, à savoir, faire d’abord l’expiation des péchés pour le peuple ! Ils comprirent enfin et le reconnurent à la fraction du pain, probablement à cause de l’institution de la Sainte Cène faite par Jésus avant son arrestation et sa crucifixion !

h) Jésus apparaît à dix apôtres : Luc 24 v 36-49 : Et comme ils disaient ces choses, il se trouva lui-même là au milieu d’eux, et leur dit : Paix vous soit ! Et eux, tout effrayés et remplis de crainte, croyaient voir un esprit. Et il leur dit : Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi monte-t-il des pensées dans vos cœurs ? Voyez mes mains et mes pieds ; - que c’est moi-même : touchez-moi, et voyez ; car un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j’ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Et comme, de joie, ils ne croyaient pas encore et s’étonnaient, il leur dit: Avez-vous ici quelque chose à manger ? Et ils lui donnèrent un morceau de poisson cuit et quelque peu d’un rayon de miel ; et l’ayant pris, il en mangea devant eux. Et il leur dit : Ce sont ici les paroles que je vous disais quand j’étais encore avec vous, qu’il fallait que toutes les choses qui sont écrites de moi dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes, fussent accomplies. Alors il leur ouvrit l’intelligence pour entendre les écritures. Et il leur dit : Il est ainsi écrit ; et ainsi il fallait que le Christ souffrît, et qu’il ressuscitât d’entre les morts le troisième jour, et que la repentance et la rémission des péchés fussent prêchées en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. Et vous, vous êtes témoins de ces choses ; et voici, moi, j’envoie sur vous la promesse de mon Père. Mais vous, demeurez dans la ville, jusqu’à ce que vous soyez revêtus de puissance d’en haut. De même que Jésus l’avait fait sur le chemin d’Emmaüs, il expliqua à nouveau à tous ses disciples réunis (excepté Thomas) la signification des Saintes Écritures. Nous devons comprendre ici que si Jésus fut obligé d’expliquer les textes à ses disciples, c’est bien parce que personne ne l’avait fait avant lui : ni les scribes, ni les pharisiens ! Ce qui signifie que la Bible peut rester un livre « fermé » pour beaucoup de monde, même encore de nos jours ! Pour comprendre, il faut recevoir l’Esprit de Dieu, lequel ouvre l’intelligence et permet de comprendre les choses spirituelles, les trésors de la foi ! Par conséquent, il était impératif que les disciples attendent le jour de la Pentecôte pour recevoir l’Esprit de Dieu qui avait été promis ! Jésus leur demanda d’attendre à Jérusalem, ville où naquit bientôt la première Église !

i) Jésus apparaît aux onze apôtres : Jean 20 v 24-29 : Or Thomas, l'un des douze, appelé Didyme, n'était pas avec eux quand Jésus vint. Les autres disciples donc lui dirent : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : A moins que je ne voie en ses mains la marque des clous, et que je ne mette mon doigt dans la marque des clous, et que je ne mette ma main dans son côté, je ne le croirai point. Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau dans la maison, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant fermées ; et il se tint au milieu d'eux et dit : Paix vous soit ! Puis il dit à Thomas : Avance ton doigt ici, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais croyant. Thomas répondit et lui dit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m'as vu, tu as cru ; bienheureux ceux qui n'ont point vu et qui ont cru. Thomas se fit remarquer par son manque de foi ! Mais en voyant Jésus ressuscité devant lui, il comprit son erreur et s’en repentit ! Si vous êtes comme lui, ne vous en vantez pas, mais ayez plutôt honte !

i) Jésus apparaît aux disciples sur une montagne en Galilée : Matthieu 28 v 19-19 et Marc 16 v 16-18 : Et les onze disciples s’en allèrent en Galilée, sur la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Et l’ayant vu, ils lui rendirent hommage ; mais quelques-uns doutèrent. Et Jésus, s’approchant, leur parla, disant : Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; et celui qui n’aura pas cru sera condamné. Et ce sont ici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils prendront des serpents ; et quand ils auront bu quelque chose de mortel, cela ne leur nuira point ; ils imposeront les mains aux infirmes, et ceux-ci se porteront bien.

Après Jésus, il y eut l’Église ! Cela se passa en 27 de notre ère et l’histoire de l’Église devait durer pendant sept âges selon l’Apocalypse de Saint Jean (chapitres 2 et 3) : les âges d’Éphèse de 27 à 307, de Smyrne de 307 à 587, de Pergame de 587 à 867, de Thyatire de 867 à 1147, de Sardes de 1147 à 1427, de Philadelphie de 1427 à 1707 et de Laodicée de 1707 à 1987. Depuis 1987,

il reste 40 ans jusqu’en 2027 pour accomplir les deux millénaires de l’histoire complète de l’Église ; ces « 40 ans » sont le temps de la « dernière génération » avant le retour de Jésus ; l’Apocalypse doit s’accomplir pendant sept ans de 2020 à 2027 !

Conclusion : Comme il l’a enseigné lui-même, il est le Messie venu dans le monde pour accomplir les Saintes Écritures. Il s’agit de l’Ancien Testament qui avait annoncé l’arrivée du Messie dans les écrits prophétiques qu’il contient. Moïse a donné la Loi de Dieu après l’Exode, en 1537 av. notre ère, c’est-à-dire les Dix commandements et tous les textes de loi qui les accompagnent (le Pentateuque). Par la suite, les Douze tribus d’Israël s’installèrent en Palestine à partir de 1497 av. notre ère et il y eut le temps des Juges. La Loi de Moïse ne fut pas toujours respectée et les nations tout autour asservirent à plusieurs reprises le peuple élu, jusqu’à ce qu’apparaisse un libérateur, devenant par la suite lui-même un nouveau Juge. Après quatre siècles, les Israélites voulurent être gouvernés par un roi et Samuel, alors Juge en Israël, établit la royauté. Les premiers rois furent Saül (1100 - 1160), David (1160 - 1020) et Salomon (1020 - 980). Après le règne de Salomon, le royaume fut divisé en 980 av. notre ère entre Dix tribus qui conservèrent le nom d’Israël et les deux autres qui prirent le nom de royaume de Juda. Les descendants du roi David régnèrent sur le royaume de Juda et le royaume d’Israël se détourna de plus en plus de la Loi de Moïse. Les dix tribus d’Israël furent conduites en captivité par les Assyriens en 721 av. notre ère et le royaume de Juda connut un Exil de 70 ans à Babylone de 607 à 537 av. notre ère. Après cela les Juifs revenus de captivité étaient placés sous la domination des nations étrangères, nouvelle époque appelée « temps des nations » depuis 537 av. notre ère jusqu’en 70 de notre ère, date de la destruction de Jérusalem par les Romains. Ce temps dura six siècles, mais il n’est pas réellement terminé et se prolongera jusqu’au retour de Jésus. Notons qu’en 1948 l’État d’Israël a été créé, soit 1878 ans après l’an 70 de notre ère ou 2554 ans après 607 av. notre ère. Les prophètes se manifestèrent pendant l’époque des royaumes d’Israël et de Juda, car ils prirent la succession spirituelle des Juges, mais sans exercer le pouvoir, désormais réservé aux rois. Ce sont eux qui ont annoncé la venue du Messie. Dieu a parlé par les prophètes à l’époque des rois en Israël et dans le royaume de Juda. Les derniers prophètes se sont manifestés pendant et après l’Exil des Juifs à Babylone. Le dernier prophète fut Malachie à l’époque de Néhémie pendant la reconstruction des murailles de Jérusalem qui commença à partir de 457 av. notre ère. Cette date fut celle du « compte à rebours » des 70 semaines d’années dont 69 fois sept ans jusqu’à la crucifixion de Jésus, le Messie attendu. Dieu a parlé par les prophètes qui ont annoncé Jésus et nous venons de voir quelle a été son œuvre ! Jésus n’était pas lui-même un prophète, mais il était le Fils Unique de Dieu ! Par lui nous recevons le salut et la vie éternelle ! Nous attendons maintenant son retour !